Même si je n'oublie pas la dissolution ratée de 1997 et le CPE en 2006, Dominique de Villepin est une personnalité que j'apprécie. Le
formidable discours de l'ancien ministre des Affaires Etrangères à l'ONU en 2003, n'y est pas étranger. Par ailleurs, dans son combat face à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin m'a toujours
paru courageux et volontaire. La création en juin dernier de République Solidaire, association politique dont il est le président me semblait donc être un pas de plus vers
la rupture de l'ancien Chef du gouvernement de Jacques Chirac, avec le mouvement sarkozyste.
Mais, le 30 juillet dernier, Dominique de Villepin a fait le choix de renouveler son adhésion à l'UMP. Il faudra pourtant, que le Président de République Solidaire
face rapidement un choix : ou bien, en étant membre de l'UMP, il s'inscrit clairement dans la majorité en soutenant la politique menée par le Gouvernement et décidée par Nicolas Sarkozy ; ou
bien République Solidaire est véritablement un parti politique, dont l'ambition est de développer un programme politique, et dans ce cas, son président peut difficilement être
membre d'un autre mouvement politique.
Aujourd'hui, étant de nouveau inscrit à l'UMP, Dominique de Villepin se retrouve dans la première situation. République Solidaire ne peut donc être considéré comme un mouvement politique
à part entière, mais plus simplement, comme un club politique, dont l'affiliation à l'UMP est peut-être même envisagée.
Quelle déception pour ceux qui ont, un instant, pensé que l'ancien Premier Ministre pouvait incarner un recours à droite, face à l'actuel Chef de l'Etat ! Comme beaucoup, je
souhaite une clarification rapide de sa part sur ce point. Aura-t-il la volonté d'un Nicolas
Dupont-Aignan, qui avec Debout La République, construit une véritable alternative républicaine, ou Dominique de
Villepin et son club politique République Solidaire, forment-ils déjà un espoir déçu ?
Durant le mois d'août, Châteauroux vibre au rythme du Festival DARC (Danse, Art, Rythme et Culture). Cette année encore, Eric Bellet et son équipe ont préparé avec
soin ce moment important de la vie culturelle de notre ville, qui se déroulera, jusqu'au 21 août prochain. Voici le programme de cette 35ème édition :
Mercredi 11 août - 21h : Zaz et Ben l'Oncle
Soul
Jeudi 12 août - 21h : Syan et Gérard
Lenorman
Vendredi 13 août - 21h : Eric Toulis et Carmen
Maria Véga
Samedi 14 août - 21h : Naïf et Christophe
Willem
Dimanche 15 août - 21h : Casa Bancale et Merzhin
Lundi 16 août - 21h : Jazzing Flamenco de Antonio Najarro
Mardi 17 août - 21h : Prohom et Hocus
Pocus
Mercredi 18 août - 21h : Boxon et Amel
Bent
Samedi 21 août - 21h : Spectacle Final DARC 2010
D'autres informations sur http://www.danses-darc.com/ et sur le blog : http://festivaldarc.wordpress.com/.
Bon Festival à tous !
Deux membres du gouvernement viennent de démissionner : Alain Joyandet, Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie et Christian
Blanc, Secrétaire d'Etat au Développement de la Région capitale. Deux démissions imposées semble-t-il par le Chef de l'Etat, qui ne souhaitait visiblement plus attendre le remaniement ministériel
prévu à l'automne prochain.
Comment lui reprocher son impatience, à voir ces deux ministres, quitter le gouvernement ? Au contraire ces démissions et particulièrement
celle de Christian Blanc n'avaient que trop tardé. En effet, comment tolérer que des cigares, payés 12000 euros pour la consommation personnelle d'un ministre, soient réglés par le
contribuable français ? Comme le titrait Le Point, la semaine dernière, ce sont vraiment des "indécents".
Malheureusement pour la France, malheureusement pour la République, la liste de ceux qui devraient quitter le gouvernement, ne s'arrête
pas à ces deux ministres. Comment garder au sein du gouvernement, Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, certes sympathique, mais qui n'hésite pas à héberger, aux frais
du contribuable, des membres de sa famille, dans un logement de la République, de 120m², dans un beau quartier de la capitale ?
Comment conserver au sein du gouvernement, Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur, qui alors que chacun pensait qu'en septembre
dernier, il s'en était pris aux Auvergnats ; ce qui n'était d'ailleurs pas très compréhensible, étant lui-même un élu d'Auvergne ; est finalement condamné pour injure à caractère
raciale, il y a quelques jours ? Au passage, ce dernier ne devrait plus être membre du gouvernement depuis longtemps, puisque candidat aux élections européennes de 2009, parmi les
engagements de l'UMP pour ces élections, figurait celui que "les candidats de la Majorité présidentielle s'engagent à être présents au Parlement européen à Strasbourg et à Bruxelles",
dès lors qu'ils étaient élus. Ce qui fut le cas de Brice Hortefeux. L'engagement ne fut donc pas respecté et Brice Hortefeux bénéficia d'une bien étrange dispense.
Enfin, sans m'étendre davantage sur certaines personnalités du gouvernement, dont la présence en son sein est au mieux surprenante, au pire contestable, comment
conserver au sein du gouvernement, Eric Woerth, Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique ? Il ne se passe plus une journée, sans que le soupçon, le doute ou la
suspicion ne viennent accabler un peu plus le ministre et son entourage. Comme le reconnaît son épouse, il y a clairement eu "conflit d'intérêt". Que ce soit dans le cadre de l'affaire
Bettencourt où dès lors qu'il était lui-même, à la fois trésorier de l'UMP et Ministre du Budget. Il y a des fonctions que l'on ne peut pas cumuler et de tout cela, il y a des conséquences à
tirer.
Comme je l'ai déjà écrit, la situation actuelle est très éloignée de la "République irréprochable" défendue par le candidat à
l'élection présidentielle, devenu Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. Pire, la multiplication de ces affaires, dans un contexte de crise économique, difficilement vécu par de nombreux Français,
porte gravement atteinte à la République. Souhaitons donc que ces deux départs en appellent d'autres, afin que l'ensemble du gouvernement de la France retrouve sérénité et
probité.
Olivier tente sa
chance en m'invitant à donner ce qui est, selon moi, l'information la plus nulle de la journée. Pour rester sur le sujet évoqué hier sur ce blog, je retiens la déclaration du
jour du directeur de France Inter, Philippe Val, qui ose affirmer dans Le Parisien, que l'éviction de Stéphane Guillon et de Didier Porte n'a rien de politique :
"C'est du fantasme ! On accuse sans preuve. Ni Jean-Luc Hees [PDG de Radio France], ni moi n'avons subi de pression" !
Comme je l'écrivais hier, qui peut raisonnablement croire Philippe Val ? Ces paroles étant tellement éloignées de ce que peuvent voir les
Français ; à savoir l'intervention du plus haut sommet de l'Etat dans l'organisation interne de plusieurs médias ; qu'il s'agit pour moi, de l'info la plus nulle de la
journée. Un seul exemple : tout le monde se souvient en 2006, des conditions du départ de Paris Match, d'Alain Genestar, le directeur de la publication de cet hebdomadaire...
Pourtant, les Français pouvaient penser que des Stéphane Guillon ou Didier Porte ne seraient pas virés de cette manière, dans la
mesure où les déclarations du candidat à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy, à Bercy, le 29 avril 2007 étaient sans équivoque : "Je veux être le Président de la
liberté d'expression contre toutes les intolérances. Je veux que dans la patrie des Droits de l'Homme, on puisse librement critiquer, librement caricaturer [...]". Sur ce sujet
aussi, le Président Nicolas Sarkozy nous aurait donc menti ?
L'éviction de l'humoriste Stéphane Guillon de France Inter n'aurait aucun motif politique. Qui peut raisonnablement le croire ? Après les
réactions d'Eric Besson il y a quelques mois, ou en réécoutant, par exemple, son intervention lundi dernier, 21 juin 2010, évoquant avec justesse la "république irréprochable" du
Chef de l'Etat, personne !
"Lamentable", "indigne"...
les qualificatifs concernant l'attitude des Bleus, lors du match contre le Mexique , il y a deux jours étaient forts, mais hélàs, parfaitement justifiés. Aujourd'hui, l'image que donne l'Equipe de France de football est pire que
toutes celles que les Français auraient pu imaginer.
Les insultes lancées par Nicolas Anelka à l'adresse du sélectionneur de l'Equipe de France, Raymond Domenech, sont scandaleuses. Son exclusion est donc absolument méritée. Un joueur, incapable de
montrer le moindre respect pour le sélectionneur et pour le maillot qu'il a sur les épaules, et incapable tout simplement, sur le terrain, comme il l'a encore prouvé jeudi soir,
personne ne le regrettera.
Mais aujourd'hui, c'est l'attitude de l'ensemble de l'Equipe de France de football qui est en
cause. Le capitaine de cette équipe, Patrice Evra, avait d'ailleurs montré l'exemple, dès hier en expliquant que 'le problème des Bleus, ce n'est pas Anelka, mais le traître
qui est parmi nous". Triste attitude d'un capitaine qui plutôt que d'essayer de ressouder une équipe en pleine dérive, attise, par ses propos, la suspicion au sein des membres de
l'Equipe de France. Comme le souligne le Faucon, une attitude "haineuse" qui n'a pas sa place, en pleine compétition mondiale.
On pouvait alors raisonnablement penser que l'Equipe de France de football touchait le fond avec cette pénible affaire d'insultes. En fait, aujourd'hui, les Bleus
qui ont touché le fond, creusent encore ; et les Français commencent à avoir la nausée. Le refus des joueurs de s'entraîner, montre leur grande détermination à vouloir se battre pour
espérer décrocher une place en huitièmes de finale de la Coupe du Monde. Alors que sur le terrain, il y a tant de choses à revoir, à deux jours d'un match capital face à l'Afrique du Sud, ces
enfants gâtés font preuve d'une immense irresponsabilité.
Et pourquoi faire la grève de l'entraînement ? Pour protester contre la décision enfin juste de la Fédération qui a exclu Nicolas Anelka. Evoquant une
"équipe de haut niveau" (de laquelle parlent-ils ?), les Bleus se disent "conscients de [leurs] responsabilités". En refusant aujourd'hui de préparer le match de mardi
pour une mauvaise raison, ils prouvent justement le contraire.
Toutes ces péripéties, sans oublier l'altercation entre le capitaine de l'Equipe de France, Patrice Evra et le préparateur physique de l'équipe, Robert
Duverne, qui ont failli en venir aux mains montrent une pitoyable image de l'Equipe de France, du football français et de la France. Et c'est bien le plus embêtant, qu'à cause de quelques
joueurs, sans talent et sans ambition, l'image de la France soit touchée. On ne peut qu'espérer que désormais, ce qui reste de cette "équipe" pense un peu plus, à son sport et prépare
correctement le match de mardi prochain. Enfin, on peut encore rêver.
Ensuite, compte-tenu de cet affligeant spectacle, offert aux Français et à l'ensemble du monde,
par quelques guignols gavés à l'argent facile, j'espère que la Fédération Française de Football aura la bonne idée de ne pas reverser les quelques cinq millions d'euros de sponsoring,
aux membres de l'Equipe de France. En effet, quelque soit, les résultats de l'équipe, il est prévu que chaque joueur perçoive un bonus d'environ 300.000 euros. Rien que ça !
Il est d'ailleurs certain que le versement assurée d'une telle somme n'encourage pas les joueurs, dans la compétition, à se dépasser. Comme beaucoup, j'estime que la
Fédération serait bien inspirée en redistribuant cette somme aux clubs amateurs, qui, eux, font vivre dignement ce sport qu'est le football.
Enfin, dès mardi soir vraissemblablement, le
débarquement de nombre de ces "joueurs" de l'Equipe de France, le départ prévu du sélectionneur et je l'espère la démission du Président de la Fédération Française de Football, Jean-Pierre
Escalettes et des principaux cadres de cette Fédération pourraient apporter un souffle nouveau et redonner une certaine crédibilité à l'Equipe de France de Football et à ce
sport. A cet égard, on ne peut que saluer le courage et la lucidité du Jean-Louis Valentin, Directeur délégué de cette Fédération, qui a démissionné suite au refus des joueurs de
s'entraîner. Ce ne sera qu'à ce prix que les plus jeunes, dans les clubs, pourront à nouveau avoir de véritables modèles et que le respect, la dignité et la combativité seront à
nouveau des valeurs portées par ceux qui auront sur les épaules, le maillot d'une nation, la France.
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos
armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre
n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous
les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde
est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
"Brillante" prestation des Bleus ce
soir, face au Mexique : 2 à 0 pour les Mexicains. Et cela aurait pu être pire, vu les occasions mexicaines, vu notre triste attaque et vu notre défense transformée en véritable
passoire. A l'exception de quelques unités, les membres de cette équipe n'ont pas fait honneur au maillot qu'ils portent sur les épaules et au pays qu'ils représentent.
Il ne fait aucun doute que les montants pharaoniques que peuvent gagner ces hommes, ne les incitent pas à se dépasser. Après tout, qu'ils
gagnent ou qu'ils perdent des matchs durant la Coupe du Monde, les Ferrari ou les Porsche seront toujours rangées dans les garages et les déplacements se feront encore en hélicoptères
ou en avions privés. Mais malgré ces sommes indécentes, ils semblent peu nombreux à se rendre compte qu'au-delà de leur personne, ils représentent une nation, un pays, une histoire. Aujourd'hui,
on ne peut que constater que la plupart de ces joueurs n'est pas digne de porter le maillot de l'Equipe de France.
Et le sélectionneur Raymond Domenech ? A ce niveau de défaillance, il n'y a plus grand chose à dire ou à écrire. Raymond Domenech ne devrait déjà plus être
sélectionneur depuis 2008. La défaite face à l'Italie, lors de l'Euro et ses déclarations suite à ce triste résultat auraient dû inciter la Fédération au changement. Hélàs. Pourtant,
expliquer, suite à une lourde défaite dans une compétition européenne que la seule chose qui l'intéressait (son "seul projet"), désormais était d'épouser sa compagne... Voilà
qui était plus que limite face à des supporters déçus.
L'équipe bling-bling de France a donc prouvé ce soir qu'elle n'avait rien à faire en Afrique du Sud. Et il est probable que les
Irlandais auraient fait mieux. Mais comme un certain Thierry Henry a cruellement manqué ce soir, face aux Mexicains, personne ne le répétera.
Dernier match, mardi prochain, face à l'équipe d'Afrique du Sud, qui aura à coeur d'effectuer une ultime belle prestation lors de cette Coupe
du Monde se déroulant dans son propre pays. Que reste-t-il à attendre de cette équipe de France qui touche le fond ? Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, les supporters sont
déçus. Mais rappelons pour terminer, que le foot n'est qu'un jeu...
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