Hervé Morin, il faut le reconnaître a été
exceptionnel dimanche dernier. En déplacement à Nice, il a déclaré dans son discours, avoir vu les alliés débarquer en Normandie, il y a 67 ans. Le problème est que le candidat du Nouveau Centre
à l'élection présidentielle n'a que 50 ans...
"Vous qui, pour certains d'entre vous, avez les cheveux blancs. Vous qui avez vu tout près d'ici le débarquement de Provence. Moi qui ai vu
en Normandie le débarquement des alliés, nous avons vécu des épreuves drôlement plus difficiles et terriblement plus difficiles que celles que nous avons à vivre
aujourd'hui".
Etre né en 1961 et avoir vu les alliés débarquer en Normandie en juin 1944, il fallait le faire. C'est à se demander ce que recherche l'ancien Ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy dans cette campagne, alors que la plupart de ses amis du Nouveau Centre ne le soutient pas. Peut-être veut-il égaler Ségolène Royal en 2007 ?
Voici le discours de Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République, prononcé dimanche, à l'occasion du lancement de sa campagne pour l'élection présidentielle, au Théâtre du Gymnase à Paris :
Discours de Nicolas Dupont-Aignan pour une France Libre.
par dlrtv
A voir et à revoir, l'excellente prestation du Président de Debout La République et candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain, Nicolas Dupont-Aignan, lors de son passage samedi dernier sur France 2, dans l'émission de Laurent Ruquier :
Nicolas Dupont-Aignan - On n'est pas couché - 21 janvier
2012.
Sauf déprogrammation de dernière minute, pour la deuxième fois en quelques mois, Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République et candidat à l'élection présidentielle de 2012, sera l'invité de l'émission "On n'est pas
couché", ce soir vers 23h00, sur France 2.
La France a donc perdu son AAA. Bravo et merci aux différents responsables politiques qui se sont succédés à la tête de
l'Etat, depuis les années 1980 et qui sont comptables de ce triste résultat.
Dire aujourd'hui que la perte du Triple A pour notre pays est la simple conséquence de la politique de
l'actuel Président de la République est le fruit d'un raisonnement bien simpliste. Si Nicolas Sarkozy et sa politique menée depuis 2007, ont une grande part de responsabilité dans cet
événement, ce sont bien les politiques de droite ou de gauche, menées depuis ces trente dernières années qui ont placé aujourd'hui notre pays dans cette
délicate situation.
Inutile d'en dire davantage aujourd'hui. Un débat démocratique s'ouvre en France. Espérons qu'il puisse être d'un autre niveau que celui des petites phrases médiocres échangées ces
derniers jours par les faucons de l'UMP et les éléphants du PS. Terminons sur cette note d'humour qui nous montre que
malgré tout, nous conservons (au moins pour quelques semaines encore), notre Triple A...

C'est annoncé depuis plusieurs mois sur le blog du Salon du Livre de Châteauroux. Ce ne sera donc qu'une confirmation : la VIème édition de l'Envolée des Livres de
Châteauroux se déroulera,
le samedi 14 et le dimanche 15 avril 2012.
Entre les Fêtes de Pâques et le premier tour de l'élection présidentielle, vous aurez donc la possibilité de venir passer d'agréables moments dans le site prestigieux du Couvent des
Cordeliers. L'entrée reste évidemment gratuite. Dans les prochaines semaines, vous retrouverez ici et là, de
nouvelles informations sur le rendez-vous littéraire de notre département.
Photo : La Nouvelle République.
Il aura eu le courage de dire "non" au Président de la République qui l'avait promu
au grade de chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Et comme il n'est évidemment pas n'importe qui, son geste prend un sens particulier. Henri Torre a été Secrétaire d'Etat
dans le Gouvernement de Pierre Messmer en 1973 - 1974, Député, Sénateur pendant 28 ans, entre 1980 et 2008 et Président du Conseil Général de l'Ardèche pendant 16 ans, de 1982 à 1998.
Henri Torre a donc décidé de refuser cette distinction, et cela pour deux raisons. Tout d'abord, l'ancien Ministre estime que la Légion d'honneur n'a plus la même
valeur qu'autrefois : "Des Français très méritants l'ont reçu, mais quand je vois que des personnes en difficulté avec la justice l'ont également reçu, ce n'est pas ma conception de cette
décoration." Rappelant que le Président Charles de Gaulle n'avait "jamais transigé avec ce symbole républicain", Henri Torre "déplore aujourd'hui la dérive
clientéliste de son mode d'attribution" et pose la question : "Que devient alors la garantie morale attachée à cette décoration ?"
Cela va dans le sens de ce que j'écrivais il y a quelques mois, dans ce billet : "Concernant la Légion d'honneur qui
est, je le rappelle, la plus haute décoration française, récompensant "les mérites acquis par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et ce, dans tous les secteurs
d'activité du pays", ne devrait-elle pas être remise avec une plus grande indépendance d'esprit ? Est-il normal de constater que des copains, des proches du Président de la République soient
élevés, en nombre important à cette distinction ? Etre copain du Chef de l'Etat pour obtenir ce que l'on ne peut plus assimiler que comme une simple récompense ! Et remise non pour services
rendus à l'Etat, mais à une équipe, ce qui est scandaleux."
Ensuite, la seconde motivation qui pousse l'ancien Ministre à refuser cette décoration est politique. L'ancien sénateur UMP affirme clairement
"qu'il n'approuve pas l'action du Chef de l'Etat" Nicolas Sarkozy, et qu'il ne le soutient pas : "Je ne peux plus avoir confiance en le principal intéressé, comme
j'ai pu l'avoir en 2007".
Deux excellentes raisons qui expliquent la décision d'un homme qui nous prouve qu'il y a encore en France, des personnalités avec des convictions fortes, qui ont un grand sens de
l'Etat et qui ne sont pas prêts à tout sacrifier pour un bénéfice personnel. Une belle leçon de courage moral que nous offre Henri Torre en ce début d'année. Une leçon tout à son
honneur. Sachons nous en inspirer.
Politiquement, l'année 2012 commence fort, échéances électorales obligent. Et c'est l'ancien ministre de la
Jeunesse, de l'Education Nationale et de la Recherche Luc Ferry qui, dans une interview au Parisien s'en prend clairement au bilan du Chef de l'Etat. Il est vrai qu'il va être temps
de le dresser ce "bilan", l'actuel mandat de Nicolas Sarkozy prenant fin dans quelques mois.
Autant le dire tout de suite, Luc Ferry, actuel Président délégué du Conseil d'Analyse de la Société (!), ne fait pas un bilan flatteur de l'action du Président de la République
:
"Malgré des voeux protecteurs et la promesse de rouvrir quelques chantiers, son bilan reste extraordinairement mince. On ne peut pas dire
que la France soit en meilleur état qu'en 2007. Le chômage a augmenté, pas le pouvoir d'achat. L'école et les banlieues vont plus mal que jamais. Sarkozy, en revanche, a été très convaincant
sur la scène internationale. Mais sur les questions intérieures, budgétaires notamment, des erreurs colossales ont été commises."
"Où est passée la rupture, promise en 2007 ? Malheureusement, on n'a rien vu. Ses réformes ? A peine deux : l'autonomie des universités et
les retraites, d'ailleurs plus un projet de Fillon. C'est faible pour celui qui s'est fait le chantre du volontarisme républicain. J'ai été déçu, comme tous ceux qui ont voté pour
lui."
Voilà des propos qui ont le mérite de la clarté. Enfin, avec un tel handicap politique, pour la prochaine élection présidentielle, Luc Ferry en rajoute, évoquant
"la détestation personnelle de Nicolas Sarkozy" pour les Français : elle "est telle que
n'importe quel ténor socialiste aurait des bons sondages face à lui". François Hollande n'a donc, pour le moment, que bien peu de mérite à figurer en tête dans les différents
sondages pour le 1er tour de l'élection présidentielle.
Pour conclure : sur le fond, un bilan "extrordinairement mince" et sur la forme, une "détestation personnelle" du Chef de l'Etat. A suivre cette
analyse, que je sais largement partagée en France, on peut se demander si Nicolas Sarkozy doit être le candidat de l'UMP en avril prochain ?
Photo : Le Parisien.
A Tous,
je présente en ce 1er Janvier, mes
Meilleurs Voeux
pour
2012.
5 ans
! C'était le 13 octobre 2006, un vendredi, que l'aventure a débuté. Depuis, plus de 500 articles ont été publiés et 230 000 visiteurs se sont croisés sur cet espace. Merci à eux. Cette
aventure va évidemment se poursuivre même si, ces dernières semaines, le manque de temps ne m'a pas permis de m'exprimer comme je l'aurais souhaité sur de nombreux sujets.
Cette cinquième année de présence sur la blogosphère aura été marquée par des disparitions. Je pense évidemment à celles de ma famille, mais aussi aux amis, comme
Jean-Charles de Fontbrune
il y a un an, ou encore Olivier. Mais il y a eu aussi en 2011,
des événements magiques.
Politiquement, comment ne pas retenir ces moments intenses du IIème Congrès de Debout La République, l'an passé, qui permettent
de mobiliser aujourd'hui, tant de citoyens autour de la candidature de Nicolas Dupont-Aignan à la prochaine élection présidentielle. Les thèmes qu'il défend (comme d'autres, à l'image
de François Bayrou par exemple), comme la nécessité de produire en France ou l'impératif de (re)placer l'Éducation au coeur de notre politique nationale, ont
été évoqués sur ce blog. Ils trouvent aujourd'hui une place dans le débat qui va s'engager en France.
Enfin, je souhaite en ce dernier jour de l'année et à la veille d'une année éléctorale cruciale pour la France, que tous ceux qui aspirent à des fonctions politiques nationales
ou locales, n'oublient jamais qu'en premier lieu, ce que le peuple leurs demande, c'est qu'ils soient et qu'ils restent totalement intègres. C'est le message que j'avais voulu
faire passer le 17 février dernier, dans un article intitulé "De l'éthique, encore de l'éthique, toujours de l'éthique !".
Un message qui reste évidemment plus que jamais d'actualité.
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