Le document suivant est bien sûr factice... pour l'instant ! Mais la situation qui y est décrite, conséquence des politiques européennes, est une réalité pour des
milliers de travailleurs à travers l'Europe. Pour que les instances européennes et ceux qui y travaillent en prennent conscience, Debout La République propose symboliquement de délocaliser les services de la Commission Européenne.
José-Manuel BARROSO
Président de la Commission Européenne
Note de service
à l'attention des agents représentants les institutions européennes en France
288, boulevard Saint-Germain à Paris
Mes Chers
Collègues,
Vous le savez, la politique que nous conduisons depuis des années entraîne la délocalisation de centaines de milliers d'emplois dans des pays à bas coût de main
d'oeuvre.
Et comme l'a récemment indiqué la Commissaire Danuta Hûbner, "ce qu'il faut faire, c'est faciliter les délocalisations."
Mais il me semble que ce choix soit mal
compris par les salariés européens.
Aussi, notre devoir est aujourd'hui de montrer l'exemple.
J'ai donc le plaisir de vous informer que la décision a été prise de délocaliser en Inde,
l'ensemble des services de la Commission Européenne.
Vous disposez de la journée pour rassembler vos affaires.
Bien entendu, à la demande des organisations
représentatives du personnel, nous avons décidé de prendre en charge vos frais de déménagement.
Conformément à la législation en vigueur, le poste qui vous sera proposé en Inde,
correspondra aux activités que vous exercez actuellement.
Dans le cadre de ce reclassement, vous bénéficierez d'une rémunération nette mensuelle de 4.588 roupies (69
€).
Persuadé que vous comprendrez le bien fondé de cette démarche qui participe à la "mondialisation heureuse" que je ne cesse de vanter, je voue prie de croire, Chers Collaborateurs, en l'assurance
de mes meilleurs sentiments.
José-Manuel Barroso
Il y a quatre ans aujourd'hui, 15.449.508 électeurs français, (soit 54,67% des suffrages exprimés) ont dit "non" au Traité Constitutionnel Européen, lors
d'un referendum. Dans le département de l'Indre, 63,28% des électeurs ont rejeté ce traité et à Châteauroux, le traité a été refusé par 58,59% des électeurs. C'est donc à une très large majorité
que les citoyens castelroussins et indriens, à l'image de l'ensemble des Français ont refusé l'Europe telle qu'on nous la proposait.
Finalement, cette Europe rejetée nous a été imposée, avec le Traité de Lisbonne, les parlementaires de droite, comme de gauche, balayant la volonté du peuple souverain.
Le 7 juin prochain, lors des élections européennes, tous ceux qui ont voté "non" et qui ont donc été trompés, pourront, avec
Debout La République, donner un sens à leur vote du 29 mai 2005. Voici l'appel que les candidats des listes gaullistes
Debout La République lancent aujourd'hui :
"Il y a quatre ans jour pour jour, le 29 mai 2005, 16 millions de Français (55% des électeurs) rejetaient massivement par référendum le projet de Constitution
européenne. Cela n’a pas plu aux élites politiques qui ont décidé de faire comme si de rien n’était.
Le 4
février 2008, l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts approuvaient au Parlement le traité de Lisbonne, pourtant copie conforme de ce projet rejeté par le peuple.
Debout la République n’a pas oublié ce coup de force, véritable trahison démocratique.
A
quelques jours du scrutin européen, le rassemblement gaulliste fondé par Nicolas Dupont-Aignan lance un appel aux électeurs du « NON » :
L’élection européenne est l’occasion unique de « reprendre le pouvoir » et de désavouer les partisans du « OUI », qui ont volé votre victoire en
2005 et font tout en 2009 pour empêcher le débat.
Bras-dessus bras-dessous au Parlement de Strasbourg, ils ont voté ensemble 97% des
textes. Ils poussent aujourd’hui l’hypocrisie jusqu’à faire mine de se combattre et à se lamenter sur la probable abstention massive, alors qu’ils la
nourrissent.
Ne vous laissez pas rouler une seconde fois dans leur farine !
Dimanche 7 juin :
► L’abstention fera
le jeu du « OUI ».
► Donnez un sens à votre
« NON » de 2005.
► Votez pour une France libre
et une Europe utile.
► Votez pour les listes gaullistes
Debout la République."
Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République, seul contre tous, c'est un peu l'image que donnait l'émission Mots Croisés sur France 2, lundi soir. En effet, face
aux représentants des Verts, du MoDem, du PS et de l'UMP, il a été le seul, à proposer une Europe différente, qui ne
respecte pas le "plan de vol" que l'on veut nous imposer.
Quand on sait que le Parti Socialiste Européen, comprenant les élus du PS et que le Parti Populaire Européen, rassemblant les élus de l'UMP
votent ensemble dans plus de 70% des cas au Parlement de Strasbourg, le discours de Nicolas Dupont-Aignan, offre enfin une alternative crédible, qui ne dit pas "non" à
l'Europe en s'enfermant dans une critique stérile, comme peut le faire à chaque scrutin européen Philippe de Villiers, mais qui, avec des propositions concrètes pour l'avenir, exprime résolument
un "oui" à une autre Europe !
NDA face au PS à l'UMP au
Modem et aux Verts
envoyé par dlrtv
Nouvelle démonstration d'une Europe qui ne prend pas en compte l'intérêt des peuples européens avec la crise du lait. Depuis quelques jours, les producteurs de lait
manifestent un peu partout en France, afin de dénoncer les prix extrêmement bas du lait. Comme pour le démentèlement de la Politique Agricole Commune, les consommateurs payent toujours plus et
les agriculteurs gagnent moins. Avec en plus la bénédiction du ministre Michel Barnier, également animateur national de la campagne de l'UMP, pour les élections européennes !
Voici un article très intéressant de Cédric Omet, publié sur le site de l'hebdomadaire Marianne, la semaine dernière :
"Derrière la crise du lait, il y a l'Union
Européenne".
"Un marché du lait libre et non faussé. La fin des quotas. Une législation européenne de la concurrence qui
s'impose à tous. C'est l'accord européen trouvé en décembre dernier par Michel Barnier. Un désastre pour celui qui candidate aux prochaines élections européennes.
"Nous sommes parvenus à un accord à la quasi-unanimité". Michel Barnier avait été clair en novembre 2008. Il se
réjouissait alors d'un accord trouvé au niveau européen pour déréguler progressivement le marché du lait jusqu'en 2015. Les quotas de production étaient relevés de 1% pendant 5 ans, puis
disparaîtraient complètement. Le lait fluctuerait ensuite "librement" au gré du marché de l'offre et de la demande.
Pleinement ancré dans l'idéologie libre-échangiste de l'Europe, cet accord à la "quasi-unanimité" - sauf la Lituanie - entérinait le sacro-saint principe de non
intervention du pouvoir politique dans l'économie. Et déjà, les producteurs français, allemands et autrichiens s'inquiétaient des conséquences dramatiques d'une telle mesure sur... le prix du
lait.
L'obstination de Bruxelles, "le
lait trop régulé" ?
Dans un éditorial de Jean-Francis Pécresse, paru dans les Echos
d'aujourd'hui [19 mai 2009], on peut lire que l'économie laitière "ne souffre pas de trop peu de régulations mais de trop de régulations. [...] L'Europe, avec l'aide de la France, a privilégié
une politique des revenus si aboutie qu'elle a transformé les éleveurs en salariés de leurs clients...". Et de préciser qu'"en 2007, lorsque les prix du lait grimpaient en flèche, c'est la
régulation qu'on dénonçait et la concurrence qu'on célébrait."
Certes, mais la joie fut de
courte durée. Davantage que la hausse du prix du lait, c'est l'importante fluctuation du prix qui saute aux yeux, a fortiori depuis avril 2008, date à laquelle la DGCCRF - Direction Générale de
la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes - a décrété illégales les ententes permettant le maintien du prix du lait.
La France résignée
Le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier, candidat aux élections en juin prochain, n'est donc pas exsangue de responsabilités dans cette crise qui enflamme
plusieurs villes de province. Il est l'un des artisans de la volonté affichée des libéraux de Bruxelles à vouloir déréguler les marchés, même si cela doit saborder tout un pan de l'économie
faisant vivre les régions. Les beaux discours ne peuvent se substituer aux actes. A 15 jours des élections au Parlement de Strasbourg, cette crise du lait incarne parfaitement le dilemne européen
qui voit s'opposer un sentiment d'impuissance des citoyens au dogme de l'idéologie libérale qui se cache derrière la raison économique : déréguler toujours plus pour appauvrir encore.
Aujourd'hui, c'est le lait. Et demain ?"
Ce soir, la Commission Européenne vient de refuser à la France, le maintien d'un système de quotas de production, alors que
le Ministre de l'Agriculture
le candidat aux élections européennes, Michel Barnier, estimait que la hausse des quotas
jouait un rôle dans la chute actuelle des prix. L'accord de novembre 2008 est peut-être moins "rejouissant" que prévu...
Mais, "Et demain ?" que vont-ils encore inventer pour faire de la belle idée européenne, une Europe toujours plus défavorable
aux citoyens ? C'est pourquoi, le 7 juin prochain, plutôt que de vous abstenir, osez une Europe différente en
votant dans la grande région Centre - Massif-Central, pour la liste gaulliste Debout La République, conduite par
Jean Barrat.
Comme la semaine passée, j'étais avec d'autres militants de Debout La République,
samedi matin, sur le marché de Châteauroux, pour présenter notre projet aux Castelroussins. Les semaines se suivent, mais ne se ressemblent pas, puisque la semaine dernière, étaient aussi
présents sur le marché, des représentants du Front de gauche, du NPA et du parti socialiste et que cette semaine, c'était l'UMP et en toute fin de matinée, le NPA qui se sont retrouvés place
de la République.
Ce matin dimanche, c'est au Poinçonnet que nous avons essayé de mobiliser des électeurs dont beaucoup semblent désabusés et
désintéressés par l'enjeu européen. Comment ne pas les comprendre ? Ils ont voté, il y a bientôt quatre ans "non" au referendum sur le Traité Constitutionnel Européen (et à
une forte majorité !) et quelques mois plus tard, les parlementaires, ceux qui sont censés les représenter, ont eux voté "oui" au Traité de Lisbonne qui est la copie conforme du traité qu'ils avaient rejeté. Dès-lors, il
n'est pas anormal de rencontrer des citoyens indifférents, méfiants, voire hostiles face à cette construction européenne qui se déroule contre la volonté du peuple.
Ensuite, cette après-midi, je suis passé à Belle-Isle saluer Xavier qui parcourt les routes de France au sein de la caravane UMP, cette dernière faisant halte à Châteauroux. J'ai essayé de le convaincre de
faire un choix différent lors du vote du 7 juin en lui offrant Le Petit Livre Mauve de
Nicolas Dupont-Aignan. Je ne suis pas certain d'avoir aujourd'hui réussi, dans la mesure où il fait partie de
ceux qui sont chargés de convaincre les électeurs de voter pour les listes UMP... Demain peut-être, après avoir lu ce dernier ouvrage de Nicolas Dupont-Aignan, trouvera-t-il lui aussi, la
force de dire "non" à cette Europe qui nous est imposée et se prononcera-t-il en faveur d'une Europe différente, qui respecte les peuples et qui s'engage sur des projets d'envergure, en
votant pour la liste Debout La République, menée dans notre région par Jean Barrat. Cela étant, je lui souhaite à nouveau une bonne fin de campagne.
Enfin, pour terminer, je vous propose un extrait du Petit Livre Mauve de Nicolas Dupont-Aignan, à travers la lettre Z : Z comme zéro.
"Zéro : estimation approximative de la valeur des résultats obtenus grâce à l’actuelle activité communautaire.
Voici la liste gaulliste et républicaine de Debout La République, dans la grande région Centre - Massif-Central, déposée cette semaine au Ministère de l'Intérieur. Cette liste, comme toutes les autres, doit
encore être validée par le Ministère de l'Intérieur et à partir de lundi, la période de la campagne officielle s'ouvrira.
Conduite par un
entrepreneur du Puy-de-Dôme, Jean Barrat, cette liste défend un véritable projet pour l'Europe. Mais une Europe différente, une Europe qui se base sur la volonté des peuples, une Europe
qui affirme son ambition d'entrer dans le XXIème siècle en travaillant sur des projets d'avenir. Candidat en 3ème position sur cette liste, je vous invite à découvrir notre
programme sur le site Européennes2009.fr, et à suivre cette campagne sur le blog de la Fédération de l'Indre de Debout La République.
En espérant que ces élections européennes soient enfin présentes dans l'actualité des prochains jours.
Voici une interview du Président de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, qui était vendredi soir, l'invité du 19/20 sur France 3. Il évoque bien-sûr les élections
européennes, quelques élements du programme défendu par les listes gaullistes et républicaines Debout La République, mais aussi, la publication de son Petit Livre Mauve.
Ce Petit Livre Mauve, un "Abécédaire de l'Europe qui marche sur la tête et qu'il faut remettre sur ses deux jambes !", est publié chez l'éditeur InLibroVeritas, spécialisé dans la publication de livres sous licence libre. Tout un programme qui,
s'il n'avait qu'un seul mérite, serait bien de nous changer de la pensée unique européenne distillée par le Modem, les Verts, le PS et l'UMP.
A la lecture du titre d'un article du Figaro, (L'UMP veut défendre "une Europe qui
protège"), j'ai cru l'espace d'un instant que l'Union pour un Mouvement Populaire venait de décider de faire liste commune pour les prochaines élections européennes avec Debout La
République (DLR). J'en venais presque à me poser la question du pourquoi de mon départ de l'UMP (J'y reviendrai demain). Mais, très rapidement, j'ai constaté qu'il n'en était bien
sûr rien.
L'objet de cet article est
le lancement de la caravane UMP qui va parcourir la France d'ici au 7 juin prochain, date des élections européennes.
Après Debout La
République, qui a lancé ses voitures dans les différentes circonscriptions de France le 24 mars dernier, c'est donc au tour de l'UMP d'envoyer au front, ses troupes pour
défendre sa conception de l'Europe. Mais ce n'est certainement pas celle de "l'Europe qui protège" ! La politique européenne de la France de ces dernières années, soutenue par
l'UMP tend à prouver le contraire. Cette Europe protégera peut-être, mais seulement à coup de gadgets qui seront distribués : 20000 préservatifs et 20000 éthylotests ! On peut donc
en déduire que l'UMP s'engage en faveur d'une Europe qui protège face au sida et face aux abus de l'alcool. Voilà une démarche importante, mais je le crains, fort peu ambitieuse pour l'avenir de
l'Europe...
Debout La République en revanche, a fait le choix de défendre une Europe qui protège vraiment les citoyens, en souhaitant mettre en oeuvre un
protectionnisme européen. Comme l'expliquait Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République, le
26 mars dernier, "Il ne s'agit que de revenir à l'Europe du Traité de Rome, qui instituait un tarif communautaire ainsi que des normes et une préférence européennes. Ce serait un
protectionnisme raisonnable. Quand la monnaie chinoise, le yuan, est sous-évalué de 80%, on met une taxe compensatoire. Quand la Chine importe des produits pour lesquels elle fait travailler des
enfants, on met une taxe." Rien de spectaculaire donc, mais des solutions qui permettraient de lutter contre les délocalisations et contre le chômage.
Néanmoins, si je ne partage pas les idées qu'il va défendre, je souhaite à Xavier que je connais bien et à ses deux collègues Bertrand et
Sarah, un bon tour de France. Et si vous passez par Châteauroux, bien que nos opinions divergent sur l'avenir de l'Europe, Xavier, j'irai te saluer avec plaisir. Bon courage et bonne
route à vous trois !
Quand l'Europe devient concrète, elle s'affirme telle qu'elle est véritablement : contraignante et ne prenant pas en compte l'intérêt des peuples de l'Europe.
Démonstration avec cette
directive européenne de septembre 2007, passée presque inaperçue. Elle offre désormais une
totale liberté aux industriels pour vendre leurs produits dans des quantités non réglementées, avec un conditionnement "qu'ils décident eux-mêmes". Où se trouve l'intérêt du
citoyen-consommateur européen ??? La Commission de Bruxelles voudrait l'induire en erreur qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.
Voici un article détaillé, publié sur un blog que j'ai découvert récemment, DéChiffrages, du journaliste économique Jean-François Couvrat.
Je vous invite à le lire dans son intégralité, car il permet de prendre conscience de la bêtise de cette décision prise par Bruxelles :
Jusqu'à présent, le consommateur européen savait qu'il achetait son beurre en plaquette d'une demi-livre, son
riz en paquets de 500 grammes et sa peinture en pots d'un kilo. Désormais, les fabricants peuvent présenter leurs produits, pré-emballés dans les quantités qu'ils décident eux-mêmes. Par exemple
480 grammes de riz, 85 centilitres de peinture. Et même, à partir d'octobre 2012, des plaquettes de beurre de 240 grammes, voire 230 : il faudra bien regarder (1).
Cette déréglementation est imposée par une directive européenne datant de 2007, mais habilement préparée depuis 2001. Elle
tourne le dos aux principes qui prévalaient en Europe en 1975, lorsqu'une précédente directive affirmait : "Il est nécessaire de réduire autant que possible le nombre des volumes de
contenants qui sont trop proches les uns des autres pour le même produit et qui sont par conséquent susceptibles d'induire le consommateur en erreur."
Chercherait-on aujourd'hui à favoriser l'industriel que l'on contrecarrait jadis, assez sournois pour tenter de vendre 480
grammes au prix habituel de la livre ? N'étaient les faux sondages et les vrais mensonges qui émaillent l'histoire de cette directive, on ne se poserait pas la question.
Officiellement, cette réforme est mise en oeuvre dans l'intérêt bien compris du consommateur. C'est pour son bien qu'elle
le prive de ses repères, pour ainsi dire à sa demande. Il s'agit de "répondre à ses goûts" avant même qu'il les formule ; de "mieux l'informer", de "stimuler la
concurrence", de "favoriser la transparence"...
La Commission, dont l'imperméabilité
aux lobbies fait la réputation, a préparé son projet de directive, écrit-elle, en s'appuyant sur "une analyse d'impact, incluant une large consultation de toutes les parties prenantes."
Du sérieux.
Dans son projet, à la page 8, elle commence par invoquer un sondage Eurobaromètres
réalisé en 2001, dans lequel les consommateurs européens réclameraient des tailles d'emballages plus diversifiées. On notera surtout qu'à 78,9% (dont 86,6% en France), ils réclament au
contraire "des paquets, conserves et bouteilles mieux standardisés."
La Commission se réfère également à une consultation publique par Internet qu'elle organisa
fin 2002. Une consultation "en onze langues", s'il vous plait, ce qui fait beaucoup pour le nombre de réponses obtenues : 571, dont 535 provenant de consommateurs. Ce faible score et sa
répartition géographique - 18% en Finlande, 10% au Royaume-Uni (la France n'est pas classée)... - auraient poussé ces résultats vers la poubelle dans n'importe quel institut de sondage
normalement constitué.
Pas à Bruxelles, où la conclusion s'est imposée, c'est le cas de le dire,
d'elle-même : "Il n'existe en général aucun besoin public de réglementation de formats obligatoires." D'ailleurs, la Commission a interrogé des organisations de consommateurs
dans 25 Etats membres de l'Union. Huit ont répondu. Toutes sauf une ont approuvé la déréglementation, dont deux en France : la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques
(CNAFC) et l'Association nationale des Consommateurs et usagers (CLCV).
Un institut royal
britannique, représentant deux millions de malvoyants, s'est montré favorable aux formats d'emballages réglementés. Mais la Commission, qui a approché les diabétiques "sur une base
individuelle", invoque leur désir d'emballages adaptés à leurs besoins, et donc multiples - ça ne s'invente pas.
Il est vrai qu'une autre directive impose en Europe le double affichage des prix de détail : une étiquette pour le prix du produit, une autre pour son prix à
l'unité, au kilo ou au litre. Ainsi, quelle que soit la taille de l'emballage, la transparence des prix est en principe assurée. En principe, car en réalité, le prix unitaire est
affiché en si petite taille que les malvoyants ne sont pas les seuls à le manquer. [...]
Or il faut
bien constater qu'à se propos, la directive est timide, voire vicieuse. C'est son 12ème considérant : "Afin d'améliorer la protection des consommateurs,
en particulier celle des consommateurs vulnérables, tels que les personnes handicapées ou âgées, il convient de veiller particulièrement à ce que les indications de poids et de mesures sur
l'étiquetage des produits de consommation soient plus faciles à lire et plus visibles sur les préemballages dans des conditions habituelles de présentation."
Plus facile, plus visible que quoi ? Et parle-t-on de l'étiquette posée par le détaillant devant le produit ou des mentions
imprimées sur l'emballage ? Il eut été facile d'écrire : "Le prix unitaire sera indiqué en caractères de même taille que le prix du produit." Mais visiblement, la transparence
n'est pas le but recherché.
(1) Les emballages de lait, de beurre, de
pâtes alimentaires sèches et de café restent réglementés jusqu'au 11 octobre 2012 ; ceux du sucre blanc, jusqu'au 11 octobre 2013.
Et si cet exemple était le seul... Malheureusement, l'Europe concrète est trop souvent au final une Europe défavorable aux
citoyens. A eux d'exprimer clairement le 7 juin prochain, lors des élections européennes, l'urgence d'une autre Europe, cette autre Europe qu'incarnent les candidats de Debout La République avec Nicolas Dupont-Aignan.
Suite de la série sur les belles promesses effectuées lors de la campagne pour le referendum de septembre
1992, concernant la ratification du Traité de Maastricht.
Après Michel
Sapin, Martine Aubry, Premier secrétaire du Parti Socialiste et à l'époque Ministre du Travail, de
l'Emploi et de la Formation professionnelle. Lors d'un discours à Béthune, le 12 septembre 1992, elle déclarait : "C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment
les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus
d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion."
Qui peut dire aujourd'hui que grâce à l'Europe on crée plus d'emplois qu'en 1992 et que cette Europe défendue par le PS, protège davantage les Français
et plus largement les Européens ? Là encore le parti socialiste et son numéro 1, Martine Aubry se sont profondément trompés !
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