Ce matin, aux "4 Vérités" sur France 2, alors que le journaliste Roland Sicard invite Nadine Morano,
à s'exprimer sur la campagne de l'élection présidentielle de 1995 dans le cadre du dossier Karachi, après avoir esquivée la question, la Ministre chargée de
l'Apprentissage et de la Formation professionnelle ose répondre :
"En quoi est-ce que Nicolas Sarkozy, Président en exercice, qui n'a rien à voir avec la gestion de la campagne d'Edouard Balladur en
1995, serait concerné par cela ?"
Si le "Président en exercice" élu en 2007, n'a vraisemblablement pas été impliqué dans la campagne de 1995, on ne peut pas dire que "Nicolas Sarkozy",
lui, ne l'ait pas été. Ministre du Budget et porte-parole du Gouvernement Balladur en 1993, puis porte-parole du candidat Edouard Balladur à partir de janvier 1995, Nicolas Sarkozy a été au coeur
de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Comme "Nicolas Sarkozy" et le "Président en exercice" sont la même personne, si des erreurs ont été commises à cette
époque, il serait bien possible qu'il en ait eu connaissance.
Mais si d'après Nadine Morano, Nicolas Sarkozy, probable futur candidat de l'UMP à la prochaine élection présidentielle peut faire l'impasse sur cela, François Hollande, lui ne
doit en faire aucune : évoquant quelques secondes plus tard le candidat socialiste et la gestion de certaines fédérations PS, Nadine Morano n'hésite pas à lui demander des
explications, rajoutant "qu'il faut que les Français puissent choisir avec des candidats qui n'ont pas de zone d'ombre sur leur parcours" ! Nadine Morano nous prouve donc qu'elle sait toujours parfaitement protéger les siens et accabler les autres.
Sauf déprogrammation de dernière minute, ce soir, ce sera un événement puisque Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République et candidat à l'élection présidentielle de 2012, sera l'invité du journal de 20h00, sur France 2.
A l'UMP,
les primaires
citoyennes, il ne faut pas trop en parler et expliquer que la participation de 2,5 millions d'électeurs reste finalement peu significative. Une fois de plus, on adopte au sein du
parti majoritaire, la solution qui consiste à nier l'évidence. Et pourtant, même si on n'est pas d'accord avec cette procédure, serait-ce un drame que de reconnaître que la participation à
ces primaires a été relativement élevée ? Je ne le crois pas. D'autant plus que cette participation assez importante, ne nous donne guère d'indication sur ce que seront les
grands rendez-vous démocratiques de 2012, constitués notamment par l'élection présidentielle.
J'ai un peu l'impression que ces primaires font perdre la tête de certains dirigeants de l'UMP. En effet, son Secrétaire général, Jean-François Copé a déclaré hier, que l'idée de
démondialisation d'Arnaud Montebourg était "un concept fou qui faisait hurler de rire le monde entier"... Je ne suis pas certain que le demi-million d'électeurs qui ont voté Arnaud
Montebourg pouffe tant que ça... Et surtout, Jean-François Copé a ajouté : "Je ne connais qu'une seule personne qui est proche de ses idées, c'est Marine Le Pen. Il y a une proximité
d'idées un peu troublante." En clair, Arnaud Montebourg et ses soutiens seraient d'extrême-droite.
On pourrait s'en tenir là. Mais c'est sans compter sur la Ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, l'irremplaçable (dans la bêtise), Nadine Morano. Cette dernière, faisant référence à
Arnaud Montebourg, a déclaré hier soir, sur France 3 que "c'est bien les valeurs d'extrême-gauche qui seront l'arbitre du candidat du parti socialiste". En clair, Arnaud
Montebourg et ses soutiens seraient d'extrême-gauche.
Alors, extrême-droite ou extrême-gauche ? il faudrait choisir et se mettre d'accord à l'UMP ! Acquérir une boussole permettrait peut-etre à ces responsables politiques de
retrouver le chemin du bon sens ? Car demander un protectionnisme européen, souhaiter un contrôle accru sur les banques, vouloir restaurer une certaine éthique en politique, ne sont pas des idées
d'extrême-gauche ou d'extrême-droite. Ce sont des idées de bon sens, des idées d'avenir que l'UMP serait bien inspirée de reprendre dans son propre projet politique.
Aujorud'hui, se déroulent en France les fameuses "primaires citoyennes", mais qui sont surtout des "primaires
socialistes". Evidemment, je ne répondrai pas présent à cette consultation. Et cela pour plusieurs raisons.
Je considère tout d'abord, que cette procédure n'est pas, à mon sens, la meilleure pour préparer un scrutin majeur : l'élection présidentielle. Comme on l'entend
encore parfois, l'élection présidentielle est, sous la Vème République, la rencontre d'un homme avec les Français. Et si aujourd'hui primaire il y a, c'est uniquement parce qu'aucune
personnalité au sein du parti socialiste ne fait l'unanimité et n'est en mesure de rassembler l'ensemble de la force politique à laquelle elle appartient. Les divisions et les combats
internes de ces dernières années ont laissé de trop nombreuses traces.
Ensuite, dans la mesure où, et je suis sûr que cela n'aura échappé à personne, je ne suis pas socialiste, je n'ai donc pas à aller voter pour désigner le candidat de ce parti.
Néanmoins, j'ai tout de même suivi cette campagne pour les primaires.
Et si j'étais socialiste, je me prononcerais en faveur d'Arnaud Montebourg. J'ai lu, il y a
quelques semaines son ouvrage "Votez pour la démondialisation", paru chez Flammarion. En refermant ce livre, je me suis demandé ce que son auteur faisait encore au PS. Sur de très
nombreux points, j'ai partagé l'analyse et un certain nombre de propositions d'Arnaud Montebourg, qui ne sont souvent, pas très éloignées de celle de Nicolas Dupont-Aignan.
Voici quelques extraits de ce livre qui sortent de l'austère pensée unique : "Le protectionnisme européen, à la fois vert et social, c'est le keynésianisme du XXIème siècle. Une
volonté politique d'organiser, de façon réaliste, juste et efficace, l'économie de marché mondiale. La volonté de protéger notre industrie, nos emplois, nos travailleurs et de sauver l'Europe du
mal qui la ronge : la mondialisation libérale." [...] "Continuons comme cela, et ce seront les peuples qui décideront de se débarasser de l'Union Européenne qui les appauvrit et les
oppresse par l'économie." [...] "L'Allemagne est devenue la "Chine de l'Europe", celle qui exporte à tout prix, tire les salaires vers le bas et vit des déficits des autres. Le modéle
allemand, c'est un gagnant et vingt-six perdants."
Alors, bien sûr, je ne suis pas d'accord avec l'ensemble du programme d'Arnaud Montebourg. Ainsi, son concept de VIème République ne me séduit pas. Mais il est
indiscutable que face à Manuel Valls qui n'a en effet "qu'un pas à faire pour aller à l'UMP" ; face à Jean-Michel Baylet qui n'est présent dans cette compétition que pour
servir d'alibi à ces "primaires ouvertes" ; face à Martine Aubry qui pour moi, reste "La Dame des 35 heures" ; face à Ségolène
Royal qui n'a pas beaucoup évolué depuis 2007 ; ou face à François Hollande, qui a des idées intéressantes, mais qui, comme le signalait son
ex-compagne, gère depuis 2008 la Corrèze, département le plus endetté de France et dont la dette continue à s'alourdir ; je trouve que seul, Arnaud Montebourg, propose une voie originale
et bien plus crédible et efficace pour répondre aux problèmes de la France. C'est pourquoi, si j'étais socialiste, aujourd'hui, je voterais pour Arnaud Montebourg.
Ce sera incontestablement l'événement politique du week-end. Et ne me parlez-pas des primaires socialistes, car elles sont évoquées depuis si longtemps qu'elles ne
sont presque plus d'actualité. J'y reviendrai dimanche.
Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République et candidat à l'élection présidentielle de 2012, est pour la première fois, l'invité de Laurent Ruquier et de son équipe, demain, samedi 08 octobre 2011 sur France 2, dans l'émission "On n'est pas couché".
Ce sera l'occasion pour Nicolas Dupont-Aignan d'évoquer la situation du pays, d'en débattre et de défendre ses idées pour la France, dans une émission grand public. Pour entendre un
peu de bon sens en politique, rendez-vous donc samedi soir, vers 22h50 sur France 2.
Qui connaît ou plutôt, qui connaissait Jean-Pierre Bel, avant dimanche dernier ? Pas beaucoup de
Français probablement. Ce sénateur du beau département de l'Ariège est devenu hier, le deuxième personnage de l'Etat, en étant porté à la Présidence du Sénat par 179 de ses collègues (52,3% des
voix). C'est lui qui pourrait devenir Président de la République, pour assurer l'intérim, si le Chef de l'Etat démissionnait ou était empêché.
Agé de 59 ans, il était depuis 2004 et jusqu'à présent, le Président du groupe socialiste au Sénat. Il a été l'un des artisans de la victoire de la gauche dimanche dernier et son
élection est la suite normale du résultat des élections sénatoriales de cette année. Je me demande d'ailleurs encore pourquoi Jean-Pierre Raffarin, pour ne citer que lui, pronostiquait en début de semaine, la victoire
improbable du Président sortant, Gérard Larcher...
Le verdict des urnes aura donc été respecté et la Haute Assemblée découvre l'alternance. Souhaitons que Jean-Pierre Bel soit, comme il l'a déjà été à la tête du groupe socialiste,
dans la recherche permanente du consensus, afin que le Sénat ne sombre pas dans la logique de l'affrontement, comme certains de ses partenaires semblent le vouloir.
Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et même François Mitterrand n'y étaient
pas parvenus. Là où ils ont échoué pendant des dizaines d'années, Nicolas Sarkozy a, lui, parfaitement réussi : le Sénat bascule à gauche.
Ce ne devrait pas être une surprise : après la défaite aux Européennes de 2009, après la défaite aux Régionales de 2010, après la défaite aux Cantonales de mars 2011, la défaite
aux élections Sénatoriales de septembre 2011 n'est qu'une suite logique. Et comme à l'UMP, il semble que l'on prend goût à la défaite...
Mais le plus grave reste qu'une fois encore, les responsables sarkozystes ferment les yeux sur ce basculement. Quand Jean-Pierre Raffarin pronostiquant au passage la victoire de
l'UMP Gérard Larcher à la tête du Sénat alors que la gauche dispose d'une majorité absolue, explique ce matin, que "le vainqueur de septembre n'est pas le vainqueur de mai",
l'ancien Premier Ministre semble oublier que depuis quelques scrutins, il s'agit du même "vainqueur", même si l'élection présidentielle reste un rendez-vous démocratique particulier,
différent des autres élections.
Quand Roger Karoutchi, à qui on demande ce matin si Nicolas Sarkozy a une responsabilité dans l'échec de la droite, ose répondre "Non, pas dans les Sénatoriales", on
s'aperçoit bien que malgré les différents revers successifs, l'UMP cherche toujours à nier l'évidence de l'échec d'une politique que les Français et leurs élus locaux ne comprennent
plus. Comme en 2009, comme en 2010 et comme en mars 2011, Nicolas Sarkozy et l'UMP ne sont pas responsables de grand chose. A quand une véritable autocritique ?
Est-ce que les échecs successifs ne sont pas suffisants ? Est-ce que ce coup de tonnerre que constitue le basculement à gauche de la Haute Assemblée ne peut être considéré que
comme une "forte poussée de l'opposition" dont la seule cause serait "les divisions de la majorité", comme l'a déclaré le Premier Ministre François Fillon ? Mais
réveillez-vous !
Car le temps de cette nécessaire autocritique, de ce regard objectif sur ce qui se passe sous nos yeux viendra forcément. Il est inévitable. Mais compte-tenu de l'autisme ambiant à
droite, ce ne sera vraissemblablement pas avant l'été 2012. Et il sera alors probablement trop tard, pour cette droite dans laquelle les Français sont de
moins-en-moins nombreux à se reconnaître.
Voici un article paru dans l'hebdomadaire Marianne de la
semaine passée. Signé Jack Dion, sous le titre La vraie "règle d'or", il rappelle ce que certains oublient : la nécessité de produire en France. Créer des emplois dans l'Hexagone,
lutter contre les délocalisations et la concurrence des pays qui ne respectent pas les critères sociaux ou environnementaux doivent être des priorités pour l'ensemble de ceux qui aspirent aux
plus hautes fonctions de l'Etat. Malheureusement, quand je lis certains discours ou certains ouvrages de candidats déclarés ou potentiels à la prochaine élection présidentielle, je ne
retrouve pas toujours ces objectifs qui ne sont pourtant que l'expression du bon sens.
"Dans une récente tribune du Monde, l'essayiste Guy Sorman, expliquait qu'il fallait s'adapter au "fait inédit et peu reconnu du chômage permanent". En somme,
le sous-emploi est à l'économie, ce que le réchauffement climatique est à la météorologie.
Certes, le personnage est connu pour sa dépendance aux drogues ultralibérales dures. Mais, en l'occurrence, Sorman se contente de dire tout haut ce que
d'autres pensent tout bas. Sans remonter à l'époque où un président de la République nommé François Mitterrand avait commencé à creuser le cimetière idéologique de la gauche en lançant :
"Contre le chômage, on a tout essayé" (1993), force est de constater que l'emploi est devenu le parent pauvre des politiques publiques.
On nous parle du déficit, mais on oublie que la principale origine du trou budgétaire provient du ralentissement de la croissance et de ses
conséquences sur l'emploi. Aujourd'hui, environ 5 millions de Français sont exclus du monde du vrai travail.
Outre le drame humain que cela représente, c'est un manque à produire (et à récolter des impôts) qui creuse les déficits. Une "règle d'or" digne
de ce nom consisterait donc à faire de l'emploi productif une priorité nationale, ce qui supposerait d'y accorder tous les moyens nécessaires pour enrayer les délocalisations, les fermetures
d'usine ou les plans de "réduction des coûts" comme on dit chez Peugeot pour annoncer de futures suppressions d'emplois. Or, tout le monde semble considérer que le théorème de Sorman a statut de réalité intangible.
Il y a quelques jours, dans l'International Herald Tribune, Paul Krugman, Prix Nobel américain d'économie, relevait un discours de Charles Evans, président de la Réserve
Fédérale (la Fed, l'équivalent de la Banque centrale) de Chicago. Rappelant que la Fed avait deux priorités (l'inflation et l'emploi), Charles Evans expliquait : "Imaginez que l'inflation
grimpe à 5% alors que l'objectif actuel est de 2%. Tout dirigeant de banque centrale digne de ce nom s'insurgerait aussitôt. Il agirait comme s'il y avait le feu à la maison. Nous devrions user
de la même énergie pour améliorer le marché du travail."
A l'échelle de l'Europe, la situation est encore pire, puisque l'emploi ne figure même pas parmi les critères d'appréciation de la Banque centrale européenne (BCE). Jean-Claude
Trichet, son président, a les yeux braqués sur la ligne bleue de l'inflation, le reste lui paraissant farfelu. Qu'attend-on pour en finir avec cet aveuglement suicidaire plutôt
que de philosopher sur la necéssité d'un gouvernement européen sans contenu ni mission ?
Le jour où l'on redéfinira les priorités de la BCE pour qu'elle puisse financer les Etats et faire de l'emploi une vertu majeure, l'Europe aura retrouvé un semblant
d'existence."
Hier soir, Ségolène Royal s'est exprimée. Et comme d'habitude, il était difficile que son intervention passe inaperçue. La candidate à la
candidature socialiste pour l'élection présidentielle de l'an prochain souhaite rassembler. L'idée est plutôt intéressante. Sauf qu'elle entend rassembler "d'abord les socialistes,
ensuite les écologistes, l'extrême-gauche, les centristes humanistes, mais aussi la droite gaulliste" !
Allant même jusqu'à citer le Général de Gaulle, Ségolène Royal a ajouté qu'aujourd'hui, "une certaine droite a perdu cette tradition gaulliste". Sur ce dernier point, on est
obligé de donner raison à Ségolène Royal, tant le sarkozysme et ses idées n'ont rien à voir avec les valeurs gaullistes.
Mais, de la même manière, et Ségolène Royal ne s'y trompe pas, les candidats du second tour de l'élection présidentielle devront évidemment rassembler, au-delà même de leur camp. Et
il est certain que dans le cas d'un duel candidat PS / candidat UMP, les "centristes humanistes", proches de François Bayrou, ainsi que la "droite gaulliste" de Nicolas
Dupont-Aignan feront en grande partie la différence. Ce n'est donc pas forcément un hasard si certains commencent déjà à les courtiser. Mais c'est bien sur ces seuls constats que je peux
donner raison à la Présidente de Poitou-Charentes.
Pour le reste, Ségolène Royal rêve. Elle rêve de remporter la primaire du Parti Socialiste. Pour moi, elle n'a aucune chance. Elle rêve ensuite de rassembler les socialistes : bon
courage ! Car si un François Hollande ou une Martine Aubry sont capables de réunir les différentes chapelles socialistes en vue de la présidentielle, ce ne pourra pas être le cas d'une
Ségolène Royal, compte-tenu de ce qui s'est passé lors de la dernière campagne présidentielle.
Enfin, Ségolène Royal rêve de regrouper derrière elle, toute la gauche, l'extrême-gauche, le centre et les gaullistes. Voilà qui, j'en suis persuadé,
n'arrivera jamais. Si quelqu'un est capable d'effectuer un tel rassemblement au niveau national, je suis convaincu que ce ne peut être Ségolène Royal. La région Poitou-Charentes n'est pas la
France !
Vu tout le bien que je pense de Ségolène Royal, il me serait évidemment impossible de me joindre à un tel attelage. Mais si Ségolène Royal rêve de son
côté, pourquoi ne pas imaginer un instant que dans quelques mois, nous ayons face à face, au second tour de l'élection présidentielle, deux candidats : l'un issu des
"centristes humanistes" et l'autre de "la droite gaulliste". Avec des propositions ambitieuses, une vision claire pour la France, dans un esprit de tolérance, voilà qui,
j'en suis certain, redonnerait espoir à des millions de Français.
En début de mois, je me suis gardé de dresser le bilan des quatre années de la présidence Sarkozy. Le manque de temps pour effectuer un travail important mais
aussi désespérant. Et surtout, l'absence d'envie de consacrer une nouvelle fois de nombreuses lignes aux mensonges d'un homme dont je n'apprécie ni la politique, ni
l'attitude.
Cependant, à la lumière de l'actualité, il n'est pas inutile de revenir sur certains propos de Nicolas Sarkozy. Ainsi, en politique intérieure, comment ne pas aborder les
déclarations du candidat Sarkozy qui, sur RTL, le 3 mai 2007, évoquant les panneaux qui annoncent la présence des radars, faisait la déclaration suivante :
"Les radars, c'est pas fait, en tout cas dans mon esprit, pour remplir les caisses de l'Etat, parce que vous avez raison, ce serait
scandaleux d'enlever les panneaux qui préviennent". "Bien sûr que les panneaux seront maintenus". "Moi, je suis candidat à la Présidence de la République Française,
il y a un devoir de sincérité des responsables politiques ; [...] On ne peut pas dire n'importe quoi parce qu'on est en campagne présidentielle. Moi je veux vous dire la
vérité."
Aujourd'hui, en 2011, quatre ans plus tard, la décision que le Président de la République vient de prendre, consistant à supprimer ces panneaux, est donc
exactement le contraire de l'engagement pris par le candidat à la Présidence de la République au début du mois de mai 2007.
Evidemment, ce n'est pas la première décision de l'actuel Chef de l'Etat qui est en totale contradiction avec ses engagements de campagne. Ce n'est qu'un
arbitrage supplémentaire, qui va à l'encontre des promesses annoncées. Mais tant sur le fond du dossier dont le but premier est de faire payer les automobilistes, que sur la
manière de faire (même s'il n'est plus à un renoncement près), je trouve tout cela "scandaleux".
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