Il ne sera pas présent à la prochaine édition de l'Envolée des Livres de
Châteauroux, les 02 et 03 avril prochains. Mais son livre qui sort aujourd'hui dans toutes les bonnes librairies de France devrait être un succès. Nicolas Dupont-Aignan, Président du
rassemblement gaulliste Debout La République (DLR) et candidat à la prochaine élection
présidentielle, publie "L'Euro, les banquiers et la mondialisation - L'Arnaque du Siècle" aux Editions du Rocher.
Voici la présentation de ce dernier livre de Nicolas Dupont-Aignan :
"Dans L’Arnaque du Siècle, Nicolas Dupont-Aignan dresse un portrait au vitriol de la monnaie unique, conçue selon lui contre les peuples et au service des banquiers. À l’aide
de données économiques éloquentes, il prouve que l’euro est une impasse dont il faut sortir au plus vite : vie chère, chômage et délocalisations sont en effet la conséquence directe d’une monnaie
surévaluée de 30 % et mal adaptée à l’économie française.
L'auteur nous raconte des anecdotes stupéfiantes sur la façon dont la classe politique s'est soumise au dogme de la monnaie unique. Il dénonce l'enchevêtrement des intérêts de la
banque et des politiques, et lève au passage le voile sur un scandale d'État : l'affaire France Trésor.
Au-delà de la dénonciation, cet ouvrage est un véritable mode d’emploi de la sortie de crise. C'est aussi un message d’espérance : Nicolas Dupont-Aignan voit dans la sortie de
l’euro une occasion unique pour les Français de retrouver l’usage de leur liberté, de renouer avec un projet politique enfin tourné vers la croissance et de bâtir une vraie Europe des
nations.
Nicolas Dupont-Aignan est Député de la nation depuis 1997. Il est le Maire le mieux élu de France (79,70% des voix au premier tour de mars 2008). Compagnon de route de Philippe
Séguin, il est aujourd’hui Président du parti gaulliste Debout la République, avec lequel il combat pour l’indépendance de la France et la liberté des Français. Il est l’auteur, notamment, de
J’aime l’Europe, je vote Non (F-X de Guibert, 2005) et de Français, reprenez le pouvoir (L’Archipel, 2007)."
Je ne peux que vous inviter à découvrir cet ouvrage d'un des rares hommes politiques qui n'hésite pas à dire la vérité aux Français et à proposer des solutions bien
différentes de ce qui peut être avancé par les tenants de la pensée unique.
Il y a à peine
trois mois, j'écrivais que je fondais "peu d'espoir pour redonner à la France la place qui doit être la sienne et aux Français, la perspective d'une vie meilleure", ajoutant que je ne
demandais qu'à "être agréablement surpris...". Et bien depuis ces quelques mots rédigés suite à la nomination du Gouvernement Fillon III, il n'y a
pas eu la moindre agréable surprise.
Et pourtant, au lendemain de cette nomination, à écouter Christine Lagarde, probablement dans l'euphorie de sa
reconduction à la tête de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, évoquant un "gouvernement totalement révolutionnaire" et n'hésitant pas à affirmer qu'avec ce nouveau
gouvernement, on était "surtout revenu à l'impératif de la solidité, du professionnalisme", on allait voir ce qu'on allait voir ! Qu'aurait-on vu si nous avions eu alors des
amateurs en place au gouvernement ?
Depuis 2007, notre politique étrangère est inexistante. Ou plutôt contraire à celle menée depuis des décennies en France, marquée par un atlantisme béat, voulu par Nicolas
Sarkozy. Bernard Kouchner a fait son oeuvre et Michèle Alliot-Marie a définitivement décrédibilisé la fonction qu'elle occupait au Quai d'Orsay en passant quelques jours de
vacances dans une Tunisie révolutionnaire et en mentant aux Français, affirmant n'avoir eu "aucun contact privilégié" avec l'ex-Président Zine El-Abidine Ben
Ali, ce qui s'est avéré faux. Notre politique étrangère se faisait sur le trottoir. Ces dernières semaines, elle a sombré dans le caniveau. Merci MAM. C'est donc avec un certain
soulagement que j'ai apprécié la démission, même contrainte et forcée, de cette Ministre, dont je n'ai pas perçu le "professionnalisme" si cher à Madame Lagarde. Démission dont on
peut tout de même regretter qu'elle soit bien tardive. J'espère qu'Alain Juppé sera l'homme de la situation pour porter enfin avec puissance et efficacité, la voix de la
France à l'étranger.
Enfin, comment ne pas exprimer ma satisfaction de constater le départ de Brice Hortefeux du Gouvernement de la France ? Depuis plusieurs mois, j'estime que cet individu, pour des
raisons sur lesquelles je ne
reviens pas aujourd'hui, n'a plus sa place pour représenter les Français et assumer une mission de premier ordre à l'Intérieur. Son départ ne peut que satisfaire ceux qui ont quelque peu le
souci véritable, de se rapprocher d'une "République irréprochable", dans laquelle, par
exemple, les copains du Chef de l'Etat ne sont pas systématiquement favorisés. Malheureusement, il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine...
Un remaniement qui compte-tenu de ces éléments ne semble pouvoir être négatif pour la France. A suivre. Rendez-vous pour le prochain... dans trois mois ?
En déclarant la semaine passée, qu'elle "ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat" à la tête du Fonds
Monétaire International (FMI), Anne Sinclair, place Dominique Strauss-Kahn dans la course à l'Elysée, mais elle est aussi involontairement, à l'origine d'une série d'attaques à
l'encontre du Directeur général du FMI.
Ainsi, le Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche a déclaré aujourd'hui, que DSK était "un bon candidat, mais en même temps est-ce qu'il rassemble son propre
camp ? Parce que c'est quand même la gauche ultra-caviar".
Dans le même ton, le Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale Christian Jacob, a déclaré
que Dominique Strauss-Kahn n'était "pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien
[..]". Deux petites phrases, deux attaques en règle contre celui qui se rapproche de la candidature à la candidature socialiste à lä Présidence de la République.
Désormais cible favorite des porte-flingues de l'UMP (où est passé Frédéric Lefebvre ?), DSK n'est en effet, probablement pas le candidat rêvé
pour une grande partie de la gauche. Et au soir du 1er tour, le Patron du FMI aurait sans doute du mal à rallier sur son nom des Mélenchon, Besancenot ou Schivardi. Mais de là
à le placer comme le représentant de "la gauche ultra-caviar", voilà qui est peut-être légèrement excessif. Il n'est d'ailleurs pas venu à l'idée de Pierre Lellouche de s'interroger
pour savoir, qui pouvait bien être alors, le représentant de la droite ultra-caviar... Un indice pour Pierre Lellouche ? Il a été pendant 19 ans le Maire d'une ville des Hauts-de-Seine,
dans laquelle DSK est né. Et lui aussi aurait sans doute bien du mal à rassembler au second tour sur son nom, les Bayrou ou autre Villepin.
Après, quand Christian Jacob explique que Dominique Strauss-Kahn, ce n'est pas "l'image de la France rurale", croit-il sincèrement que l'actuel Chef de l'Etat est lui,
"l'image de cette France des terroirs et des territoires" ? A Washington, DSK est bien-sûr, quelque peu éloigné des terroirs français, mais jusqu'à présent, Nicolas Sarkozy lui, s'est
plutôt enfoncé dans l'image de la très minoritaire "France bling-bling" : vacances sur un yacht de milliardaire, soirées au Fouquet's, montres de luxe, avion présidentiel pour un coût
de près de 200 millions d'euros... Très éloigné de "l'image de la France rurale" !
En conclusion, il faudrait un peu de mesure dans les propos de nos dirigeants et que ce soit avec Nicolas Sarkozy ou avec Dominique Strauss-Kahn, je ne suis pas certain que
les problèmes de "la France des terroirs et des territoires" soient vraiment considérés comme une priorité.
Au Parti socialiste, tout le monde savait qu'on était plus près de la mésentente cordiale que d'une belle union fraternelle affichée
d'ailleurs relativement rarement ces dernières années. Au niveau national, comme au niveau local, j'y reviendrai plus tard. Il est vrai que depuis 2007, avec l'absence d'une ligne politique
clairement définie et en tenant compte de l'éternelle bataille entre les ténors du parti, avant, pendant et après le Congrès de Reims en novembre 2008, le PS donne une image peu enthousiasmante.
Malgré les efforts qu'il faut reconnaître à Martine Aubry, et alors que l'on se rapproche de la bataille interne pour désigner le candidat socialiste à la prochaine élection
présidentielle, on peut dire aujourd'hui que la situation ne s'arrange pas au PS. Pas moins de trois déclarations ces dernières heures, de responsables du parti pour nous montrer s'il en
était encore besoin, comment on s'entend trop bien au PS.
Ainsi, selon le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis, "à gauche, la machine à perdre est de retour !", affirmant qu'il y a "dix candidats aux primaires
socialistes, avec comme conséquence un brouhaha bavard" et visant Ségolène Royal, qui d'après lui, "mine le respect du calendrier pour mieux sous-entendre que Martine Aubry ou
DSK n'ont pas d'appétit". Ambiance.
Ensuite, Ségolène Royal, candidate aux primaires a expliqué hier soir sur France 2 que le Parti socialiste n'avait "pour l'instant ni candidat, ni projet", estimant que c'était
"le rôle du Parti socialiste et de la direction actuelle de faire un projet". Ajoutant : "Vis-à-vis des Français qui souffrent [...] le temps est un peu long". Voilà
une belle critique adressée à la Première Secrétaire du PS, Martine Aubry.
Enfin, le député des Landes Henri Emmanuelli a considéré qu'il y avait aux primaires socialistes, "des candidatures purement fortuites, qui n'ont pas de raison
d'être", ajoutant que "certains candidats ou candidates le faisaient pour passer à la télévision, pour avoir une existence médiatique", et en profitant pour adresser quelques
critiques à Ségolène Royal et à Dominique Strass-Kahn.
Dans la maison socialiste, il semble donc que ça tire dans tous les sens et plus souvent contre son camp que contre ses adversaires politiques. Ce n'est pas ainsi que les socialistes
remporteront des élections nationales. Les leçons des échecs de 2007, mais aussi de 2002, n'ont pas été tirées. C'est peut-être là, la seule et unique chance pour l'actuel locataire de
l'Elysée de se voir prolonger son CDD. Encore que...
C'est la trêve des confiseurs, mais ce n'est pas une raison pour s'abstenir de parler (un peu) de politique. Amine Bénalia-Brouch, vous connaissez ? Avant septembre 2009,
comme beaucoup, moi non plus, je ne le connaissais pas. Mais souvenez-vous, lors du "Campus" 2009 des Jeunes Populaires, photographié à ses côtés, Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur,
déclarait : "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes"...
Amine Bénalia-Brouch a depuis, eu le courage de rédiger ses "Confessions d'un sarkozyste repenti", publiées aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, en novembre dernier.
J'ai eu plaisir à lire cet ouvrage dont voici la présentation : "En septembre 2009, lors de l'université d'été de l'UMP, le Ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux tient des propos
racistes contre l'auteur de ces Confessions. Depuis, Brice Hortefeux et les dirigeants de l'UMP soutiennent que ce dérapage verbal concernait... les Auvergnats. Pendant des mois, Amine
Bénalia-Brouch a lui aussi défendu cette thèse, par fidélité politique et par crainte des représailles. Aujourd'hui, il décide de rétablir la vérité pour retrouver sa dignité. Manipulations,
mensonges et autres trahisons : l'auteur révèle pour la première fois les agissements de proches du Président dans l'affaire de "l'Auvergnat de Brice Hortefeux".
Des rendez-vous secrets avec le Ministre aux "éléments de langage" fournis par les responsables de l'UMP en passant par les "arrangements avec la vérité" des Xavier Bertrand,
Frédéric Lefebvre et consorts, Amine Bénalia-Brouch détaille la réalité des faits. Un véritable exercice de salubrité politique. Dans ces pages, l'auteur nous raconte aussi la vie quotidienne
d'un jeune militant sarkozyste depuis 2007. Les soirs de victoire et lendemains de défaite, les espoirs et les déceptions, l'enthousiasme et les rêves brisés. Une plongée en apnée dans les eaux
troubles du parti au pouvoir."
Tout est dit dans cette quatrième de couverture. Le témoignage intéressant d'un militant qui à 23 ans croit dans la politique, veut défendre des idées et s'engage dans un
mouvement pour finalement le quitter, profondément déçu. Comment ne pas être déçu en effet quand en plus, ce militant sincère est touché personnellement par les propos
d'un ministre qui sera condamné pour injure à caractère raciale ?
Pour terminer, si je n'avais qu'une seule phrase à retenir de ce livre, ce serait dans les dernières pages, quelques mots que je partage totalement : "Je pense qu'aucun gaulliste
sincère ne peut plus soutenir Nicolas Sarkozy". Au sein de la structure sarkozyste, défendant et contribuant à la réalisation de projets profondément contraires aux valeurs et aux idées
gaullistes, les militants se réclamant de ces valeurs n'ont en effet plus leur place. Quant aux politiques essayant de défendre un pseudo-gaullisme à l'intérieur de l'UMP, voire au sein même
du Gouvernement, ils ne sont tous simplement plus crédibles.
Nicolas Dupont-Aignan l'a parfaitement compris. Et parce que le
Gaullisme est un avenir pour la France et que ce n'est pas le sarkozysme, il est aujourd'hui l'un des seuls, à pouvoir défendre librement des idées et des valeurs profondément
gaullistes. C'est aussi pour cela que je l'ai rejoint et qu'à l'aube de cette nouvelle année 2011, j'invite tous les gaullistes à se rassembler au sein de Debout La République.
Après Manuel Valls et Arnaud Montebourg, des élus socialistes qui développent des idées que je trouve parfois intéressantes, c'est donc au tour
de Ségolène Royal de se porter candidate à la candidature socialiste pour l'élection présidentielle de 2012.
Ayant déjà écrit tout le "bien" que je pensais de la Présidente de la Région Poitou-Charentes et n'ayant évidemment pas changé d'avis, je ne développerai
pas longuement ce non-événement. Car qui a pu croire sérieusement à un accord entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Ségolène Royal en vue de la prochaine présidentielle ? Sa
candidature s'inscrit comme une évidence après l'élection de 2007 et au regard de l'attitude qui a été la sienne depuis la dernière élection présidentielle.
Pourtant, Ségolène Royal, reste une véritable machine à perdre au sein du Parti Socialiste, ce qui en fait la meilleure alliée de l'actuel Président de la République,
Nicolas Sarkozy. Les sondages le prouvent. Ainsi, celui de l'Ifop pour Paris-Match de la semaine dernière donnait Nicolas Sarkozy battu au second tour de l'élection présidentielle face
à Dominique Strauss-Kahn (59% contre 41% pour le Chef de l'Etat), François Hollande (53% contre 47%) ou Martine Aubry (52% contre 48%). Seule Ségolène Royal ne parviendrait pas à
battre Nicolas Sarkozy, faisant jeu égal avec lui (50% - 50%).
Mais comme on peut être sûr que la pasionaria de la fraternité ne manquera pas de "bravitude", elle va pouvoir à nouveau, troubler le jeu de ses
camarades socialistes. Avec le retour de Ségolène Royal au premier plan, l'avenir risque de ne pas être aussi rose que prévu pour le PS...
Dimanche, se déroulait à Paris le IIème Congrès national de Debout La République (DLR). Avec plusieurs militants de l'Indre, j'ai assisté à un beau rassemblement. Après un début de matinée consacré au rapport
moral et financier, présenté par le Secrétaire Général de DLR, Jean-Pierre Antoni et par le Trésorier National Gilles Carbonnet, plusieurs interventions politiques ont donné le ton de la journée
: engagés, volontaires et confiantes dans l'avenir. Ainsi, David Desgouilles a évoqué la liberté sur Internet ;
Henri Temple, l'intérêt que nous portons à la Nation ; Michèle Vianès, l'égalité homme-femme ; Jean-Pierre Gérard, Vice-Président de DLR, a parlé de la sortie de l'euro ; Laurent
Seurot, Président de Debout Les Jeunes, de la place des jeunes dans notre pays et Jean-Claude Delarue, porte-parole
de l'association SOS Usagers, des services publics. Enfin, les porte-parole, Jean-Pierre Enjalbert, Conseiller Général du Val-d'Oise et Laurent Pinsolle ont enthousiasmé les congressistes, ce dernier saluant la renaissance gaulliste.
Après un moment sympathique avec Henri Tisot, reprenant le Général, avec un texte d'une grande finesse, le début d'après-midi a été consacré à trois discours de
personnalités extérieures sur le thème d'une France libre au XXIème siècle : l'économiste Jacques Sapir, le journaliste et rédacteur en chef de Médiapart, Edwy Plenel et l'écrivain,
Paul-Marie Coûteaux. De brillantes interventions, notamment celle de Jacques Sapir, qui insiste sur le fait que "cette crise n'est pas finie", prévoyant "une nouvelle vague de
difficultés bancaires l'année prochaine".
Ensuite, il est revenu à Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République, de conclure ce
IIème Congrès de notre mouvement. Nicolas Dupont-Aignan a commencé par souligner la belle évolution de Debout La République depuis deux ans, qui rassemble aujourd'hui 12.000
adhérents, des centaines d'élus locaux et qui a désormais toute sa place dans le paysage politique français, après les élections européennes de 2009 et après les élections régionales en
Ile-de-France, où la liste DLR a obtenu plus de 4,1% des suffrages. Mais il a également relevé que si DLR était bien présent sur internet, notre rassemblement commençait seulement à se faire
entendre sur la scène médiatique nationale.
Et malgré cela, Nicolas Dupont-Aignan est déjà crédité dans un sondage Ifop diffusé vendredi, de 2% d'intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2012. Je suis
convaincu que dès-lors qu'il pourra être davantage présent dans les médias, ce chiffre ne pourra que s'accroître.
Posant de vraies questions : "Expliquez-moi comment contrôler l'immigration quand on supprime les contrôles aux frontières ?
Expliquez-moi comment exporter nos produits quand la monnaie unique augmente de 80% en deux ans ? Expliquez-moi comment financer les investissements à long terme quand on interdit à la Banque de
France de prêter directement au Trésor Public ? Expliquez-moi comment bâtir une politique industrielle, inventer les produits que nous consommerons dans 20 ans, quand la Commission de Bruxelles
vous interdit d'investir de l'argent public dans les chantiers d'avenir ? Expliquez-moi comment maintenir des services publics dans nos territoires ruraux quand on nous impose la libéralisation
totale ?", et évoquant l'euro et sa nécessaire mutation en "monnaie commune" et non plus "monnaie unique", rappelant que "la monnaie doit être au service des hommes, de leur dignité, de leur projet et non l'inverse", ou sur le nécessaire rétablissement des
frontières, Nicolas Dupont-Aignan a confirmé l'annonce faite en septembre dernier, de représenter le mouvement gaulliste lors de la prochaine échéance présidentielle.
Dupont-Aignan candidat de
la sortie de l'euro
envoyé par dlrtv
Poursuivant son discours, Nicolas Dupont-Aignan a évoqué également l'importance du politique, particulièrement dans
cette période difficile pour les Français, fustigeant le spectacle donné à l'UMP et au PS : "Ils croient nous amuser en s'écharpant sur l'accessoire, et puis le folklore continue. Six mois de chichis, de blablas et de cancans pour savoir si Borloo allait
remplacer Fillon ! Pour finalement remplacer François Fillon par Fillon François. Toujours les mêmes au mêmes postes, et à la poursuite des mêmes maroquins. Secret Story sans même la
possibilité de zapper ! Le Parti Socialiste toujours aussi narcissique va mettre en scène par les primaires ses rivalités d'éléphants et même d'éléphantaux. Mais pour moi la politique,
ce n'est pas le cirque. [...] La France, ce n'est pas ça."
Enfin, plaçant l'emploi comme la priorité pour la France de demain, Nicolas Dupont-Aignan a souligné que c'était un devoir "en
2012 [de] proposer aux Français ce rassemblement pour l'autre politique qu'ils attendent depuis si longtemps. Osons poser à nos
compatriotes la seule question importante : voulez-vous vous en sortir ? Voulez-vous vous donner les moyens de vous en sortir ? Si oui, alors vous résoudrez vos problèmes, vous redonnerez un
avenir à vos enfants, un sens à l'action collective, c'est-à-dire à la République, cette République que nous ne nous lasserons jamais de vouloir debout !" Debout La
République dès aujourd'hui, pour 2012 !
Photos : Debout La République. D'autres photos ici.
C'est à un véritable festival auquel s'est prêtée une Christine Lagarde très en forme, hier matin sur France-Info. En quelques minutes,
au début de son interview, la Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie a réussi à multiplier les énormités. Il est vrai que nous étions déjà bien habitués.
Pour commencer : "Il [le nouveau gouvernement] est totalement
révolutionnaire. Le principe de la révolution [...], c'est que vous faites un tour complet à 360 degrés".
Comme le signalait le journaliste Amaury Guibert ce gouvernement est tellement révolutionnaire qu'on fait "donc un tour sur soi-même et on continue dans la même
direction". Décoiffant !
Et elle a poursuivi : "On est surtout revenu à l'impératif de la solidité, du professionnalisme qui... il n'y a pas de place pour
l'improvisation. Je crois que nous sommes dans une situation de sortie de crise dont les effets se font encore sentir et où il faut impérativement être solide, professionnel, efficace, se
concentrer sur les objectifs collectifs, ne pas avoir d'agenda personnel et j'espère de ce point de vue là, que nous ferons tous ensemble, un bon travail pour la
France." Comment peut-elle expliquer qu'il ne faut pas "avoir d'agenda personnel", alors que chacun se rend compte que ce nouveau gouvernement
resserré, excluant en grande partie les centristes a un objectif majeur : préparer la future candidature du candidat-Président Nicolas Sarkozy en 2012 ?
Mais le comble de son intervention reste dans les premiers mots de Christine Lagarde : "On est surtout revenu à l'impératif de la solidité, du
professionnalisme qui..." faisait défaut ? Si aujourd'hui, on revient au "professionnalisme", cela sous-entend donc qu'avant ce remaniement, il y avait de
l'amateurisme au sein du gouvernement et sans doute pas mal d'individus peu compétents ou négligents, pour reprendre la définition de "l'amateur". Voilà qui fera plaisir à
tous les anciens ministres qui n'ont pas pu trouver une nouvelle place au sein du Gouvernement Fillon III.
La récréation est donc terminée d'après la Ministre. Peut-être est-ce cela qui est "révolutionnaire" ? Désormais, avec une équipe gouvernementale "solide,
professionnelle, efficace", à écouter Christine Lagarde, nous devrions être rassurés pour l'avenir. J'ai pourtant toujours quelques doutes...
Il y a quelques jours, mon ami Le
Faucon m'a invité, dans le cadre d'une chaîne à m'exprimer afin d'expliquer, selon moi, quel était le pire ministre du gouvernement actuel et qui en était le meilleur ? En ce
jour de remaniement, j'ai le privilège de pouvoir ainsi évoquer à la fois le gouvernement qui n'est plus (Fillon II) et le nouveau gouvernement (en ne jugeant évidemment pas
l'action des ministres), connu depuis quelques heures (Fillon III).
Concernant le précédent gouvernement (Fillon II), pour choisir le pire ministre, je ne peux que constater qu'il y avait plusieurs possibilités : parmi
les Nadine Morano, Marie-Luce Penchard, Eric Woerth, Eric Besson ou Christine Lagarde, je placerais probablement la Secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, Nadine Morano comme la
pire ministre du Gouvernement Fillon II. Arrogante, méprisante, je n'apprécie ni son attitude, ni la politique qu'elle a pu mener ou soutenir au sein de ce gouvernement.
Parmi les
meilleurs, j'en cite deux : Jean-Louis Borloo et François Baroin. J'apprécie le second, Député-Maire de Troyes, qui est un chiraquien, notamment pour ses références gaullistes et parce qu'il
n'hésite pas à s'exprimer sans langue de bois. J'apprécie le premier pour le travail effectué depuis 2002, autour de la rénovation urbaine et les efforts qui ont été les siens dans la mise en
place du Grenelle de l'environnement. Ce n'était sans doute pas parfait, mais c'était déjà un début. Pour ces raisons, Jean-Louis Borloo était pour moi, le meilleur ministre du Gouvernement
Fillon II.
Aujourd'hui, avec la nomination du Gouvernement Fillon III, après une interminable attente de plusieurs mois, je constate que le Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, et les médias ont
fait beaucoup de bruit pour pas grand chose. Ainsi, le collaborateur Premier Ministre reste le même. Les principaux ministres du Gouvernement
Fillon II restent au gouvernement, à l'exception notable de Bernard Kouchner, Eric Woerth, Hervé Morin, Rama Yade ou Jean-Louis Borloo. Le départ de ce dernier (mais avait-il un autre choix après
sa non-nomination à Matignon ?) est d'ailleurs une mauvaise nouvelle. Mauvaise nouvelle pour la France, mais aussi pour le Chef de l'Etat qui élimine avec lui, presque tous les centristes du
gouvernement. Est-ce que 18 mois seront suffisants pour que ces derniers se rassemblent, se structurent et présentent un candidat en 2012 ? Si tel est le cas, cela sera alors un véritable
problème pour Nicolas Sarkozy.
Autre point négatif, le maintien de nombreux ministres dont je trouve qu'ils n'ont pas ou plus leur place au sein du gouvernement : Nadine Morano, Marie-Luce Penchard
ou Eric Besson.
Par ailleurs, les nominations de Frédéric Lefebvre ou de Xavier Bertrand, permettent d'enrichir la catégorie des "pires" ministres de ce nouveau gouvernement. Compte-tenu
de son passé, je propose la palme de cette catégorie à Frédéric Lefebvre.
Il ne fait aucun doute que ce personnage "méritait" de devenir membre d'un gouvernement...
Concernant les nominations que je pense positives, je note l'arrivée d'Alain Juppé. Bien que je ne sois pas un grand fan, j'espère qu'il gardera la même franchise qui a été
la sienne par le passé. J'apprécie la promotion de Nathalie Kosciusko-Morizet, ainsi que celle de François Baroin. Je pense que c'est parmi ces deux derniers ministres, que je
décernerais le titre de meilleur ministre de ce nouveau gouvernement.
Enfin, je suis
partagé concernant la nomination de deux nouvelles ministres : Jeannette Bougrab et Marie-Anne Montchamp. Pour la première, je suis satisfait de sa nomination car elle est
originaire de l'Indre. Mais comme elle venait de prendre les rênes de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité), depuis seulement quelques mois,
j'estime qu'elle aurait mieux fait d'y rester. Pour la seconde, si j'ai pu apprécier le franc-parler de cette députée, porte-parole de République Solidaire, le club politique de Dominique de Villepin, j'avoue ne pas
comprendre qu'elle ait pu accepter un portefeuille ministériel, alors qu'elle expliquait encore en juillet dernier être "déjà sur l'autre rive", défendant la constitution d'un
groupe parlementaire villepiniste à l'Assemblée Nationale ! Pour terminer, comme de nombreux gaullistes, j'attends de voir, mais sans trop d'illusions, comment Michèle Alliot-Marie,
portera la voix de la France, dans le cadre de ses nouvelles fonctions de Ministre des Affaires étrangères et européennes.
Au final, un nouveau gouvernement Fillon, voulu par Nicolas Sarkozy, sur lequel je fonde peu d'espoir pour redonner à la France la place qui doit être la sienne et aux
Français, la perspective d'une vie meilleure. Mais je ne demande qu'à être agréablement surpris...
Alors que le Président de Debout La
République s'est déclaré candidat à
l'élection présidentielle de 2012 au début de ce mois, je ne peux que constater combien sont nombreuses les prises de position de journalistes ou d'hommes politiques, donnant raison
à Nicolas Dupont-Aignan.
Ainsi, le 10 septembre
dernier, dans une tribune parue dans Libération, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères expliquait notamment : "On a vu s'affronter à chaque étape de la construction
européenne non pas des souverainistes (il n'y en a plus au vrai sens du mot) et des pro-européens (qui ne l'est ?), mais des pro-européens et des européens fédéralistes. Pour les premiers, les
nations européennes perdureront mais doivent exercer ensemble leur souveraineté. Pour les autres, elles doivent abandonner leur souveraineté jusqu'à former un jour une seule nation européenne.
Mais des gouvernements ne peuvent pas entrer dans cette vision, les peuples encore moins ! On le voit à chaque referendum. [...] Il est évident que les nations se réaffirment (pays
émergents) ou sont toujours là (Europe)." Et d'ajouter que la nature de l'Europe "est une richesse, pour des coopérations et des politiques communes nouvelles. [...]"
Depuis des années, Nicolas Dupont-Aignan et les membres de Debout La République ne disent pas autre chose : oui à l'Europe, mais à une autre Europe, basée notamment sur des coopérations à la
carte, comme j'ai eu l'honneur de le défendre, lors de la campagne pour les élections européennes de juin
2009.
Ensuite, dans Valeurs
Actuelles, c'est l'écrivain Denis Tillinac qui n'hésitait pas à écrire, le 23 septembre qu'un "pays est en droit de déterminer sa politique d'immigration. Droit inaliénable, qui ne
saurait être encadré que par les lois autochtones. Sinon les nations n'existeront plus et les peuples le paieront cher. Mais le droit communautaire, me dira-t-on ? Peu de citoyens le connaissent,
aucun n'est enclin à s'y soumettre tant sa légitimité prête à controverse. Si vraiment il contredit cette prérogative élémentaire et fondamentale, qu'on le change ! Mais les traités ? Si vraiment
ils empêchent nos autorités élues de choisir les émigrés qu'ils souhaitent accueillir, et de refuser les autres, qu'on les dénonce ! Les accords de Schengen nous obligent ? Quittons donc
Schengen, cette passoire ébréchée de partout ! [...] [En Europe] il y a bel et bien un noyau dur forgé par l'Histoire, et la cohorte des adhérents de fraîche date qui empochent les
subventions sans accepter les contraintes. L'Angleterre pour sa part les escamote sans la moindre vergogne et nul ne dénigre son souverainisme impénitent.
Peut-être le moment est-il venu, à la faveur des pulsions antifrançaises de Bruxelles de repenser l'Europe sur ses bases initiales : les six du Traité de Rome, avec l'inévitable
"moteur" franco-allemand. En somme, l'Europe de Charlemagne, la seule qui puisse un jour animer une entité politique digne de l'appellation. Avec vingt-sept Etats nations, et l'épée de Damoclès
d'une entrée de la Turquie, elle n'y parviendra jamais. Il y a mille façons d'imaginer des coopérations politiques et économiques, des cercles concentriques qui profileraient des modalités
d'alliances plus ou moins serrées. [...]" Là encore, avec un tel discours, Denis Tillinac pourrait passer pour le porte-parole de Debout La République...
C'est
aussi le journaliste et écrivain Eric Zemmour, qui dans l'émission de Laurent Ruquier diffusée sur France 2 le 18 septembre, a affiché un véritable soutien aux idées de Nicolas
Dupont-Aignan, n'hésitant pas à affirmer être "Dupont-Aignantiste".
Enfin, les déclarations
de l'ancien Premier Ministre Edouard Balladur, le week-end dernier, dans une interview accordée au journal Le Monde, sont de nature à conforter les idées défendues par Debout La
République. Déclarant que "l'Europe à 27 est vouée à la confusion et à l'échec", Edouard Balladur ne "voit pas comment la liberté totale de circulation pourra entrer en vigueur en
2013", et affirme que "la liberté de circulation pour des populations relevant de pays qui ne sont pas capables de contrôler efficacement leurs frontières donne lieu à des difficultés
insurmontables". Là encore, outre l'échec annoncé de l'Union Européenne, on est tout près d'évoquer le nécessaire rétablissement des contrôles aux frontières, défendu par Nicolas
Dupont-Aignan.
A quelques mois du début de la campagne pour l'élection présidentielle ces déclarations qui se rapprochent des positions républicaines et gaullistes de Debout La République ne
peuvent que conforter tout ceux qui gardent l'espoir d'un véritable changement, d'une véritable "rupture" avec les pratiques et la politique menées ces dernières années. Et pour
terminer, je vous invite à regarder et à écouter Nicolas Dupont-Aignan, invité le 13 septembre dernier à un débat organisé par Marianne, dans lequel il pose notamment les questions
déterminantes pour l'avenir de la France et des Français.
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