Vendredi, les députés ont décidé l'adoption par 44 voix contre 40,
d'une taxe additionnelle de 10%, sur les bénéfices des banques pour l'année 2010. Cet amendement, cosigné par Gilles Carez, rapporteur général UMP de la Commission des Finances, a
été défendu par le Président socialiste de la Commission des Finances, Didier Migaud.
L'idée me semble intéressante et en sachant que cette taxe permettrait de rapporter entre un et deux milliards d'euros à l'Etat, dans le
contexte actuel des déficits abyssaux que connaissent les finances de notre pays, ce serait toujours bon à prendre. Sauf que...
Sauf que notre Ministre de l'Economie, Christine Lagarde y est totalement hostile, ne souhaitant pas "plomber le système bancaire
français". Rien de moins. Alors, il faut bien trouver un coupable, responsable de ce vote qui va à l'encontre des principes dévéloppés par Madame Lagarde.
Et c'est le député de Paris, l'ancien ministre Jean-François Lamour qui vient au secours du gouvernement, expliquant qu'il "avait
appuyé sur le mauvais bouton". Et comme il détenait une procuration, s'il avait voté contre l'amendement, le résultat aurait été de 42 voix contre 42 et cette taxe n'aurait pas été adoptée.
Il s'agirait donc d'une simple "erreur technique". Sauf que...
Sauf que quelques minutes plus tôt, le même Jean-François Lamour s'était montré particulièrement favorable à l'instauration de cette taxe,
rappelant que les banques "retournaient vers le profit" et "faisaisent des provisions pour payer des bonus à leurs traders". Alors simple erreur d'un député ou véritable
couac entre la majorité parlementaire et le gouvernement ?
Quoi qu'il en soit, encore une fois, il faudra que les députés revotent. Et cela dès lundi, afin que le vote s'inscrive bien dans la ligne
gouvernementale. Un deuxième vote, encore une fois. Cela tend en effet à devenir une habitude où dès lors que la représentation nationale ne se prononce pas comme le souhaiterait le gouvernement,
dans les jours, voire les heures qui suivent, un nouveau vote est organisé et ceux qui ont osé contrevenir à la doctrine officielle, doivent se désavouer et rentrer dans le rang. Lundi, ce ne
sera pas, encore une fois, une belle image de la démocratie que nous renverra l'Assemblée nationale.
Comme je l'avais signalé le 15 octobre dernier dans ce billet, l'accession programmée de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD, l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense représentait un véritable scandale
pour des millions de Français qui n'ont pas hésité à le faire savoir dans la presse, dans les sondages et sur internet. Au sein même de l'UMP, certains parlaient de "démarche
maladroite" comme le député des Yvelines, Pierre Cardo, voire montraient une franche hostilité face à cette démarche du fils du Président de la République, comme j'ai pu
le constater auprès de nombreux militants.
Comme des millions de Français, je ne voyais pas dans la jeunesse du candidat Jean Sarkozy, un handicap pour le poste qu'il
convoitait. Au contraire. Et en tant que Conseiller Général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy peut siéger au sein du conseil d'administration de l'EPAD, si l'assemblée
départementale lui accorde sa confiance ; ce qui sera vraissemblablement une formalité aujourd'hui. En revanche, son inexpérience, son niveau d'étude très moyen (Bac +1) et la manière
dont il aurait obtenu cette présidence, sont toujours à mes yeux des éléments qui ne peuvent permettre de répondre de manière satisfaisante, à l'exigence de responsabilités aussi
importantes.
Suite à l'annonce du retrait de Jean Sarkozy, de la course à la présidence de l'EPAD hier soir sur France 2, un ami, membre de l'UMP, me
faisait part de sa déception. Il m'expliquait que si Jean Sarkozy s'était appelé Martin Dupont, il n'y aurait pas eu toute cette polémique. Il a raison. En effet, il n'y aurait pas
eu de polémique et pour une raison simple : en 2008, personne n'aurait autorisé à l'UMP, Martin Dupont, 21 ans, à se présenter dans un canton des Hauts-de-Seine, dans un fief UMP. Et jamais
en 2009, Martin Dupont à 23 ans n'aurait eu la possibilité de se retrouver à la tête de l'EPAD. Simplement parce que Martin Dupont n'est pas le fils de...
Je pense que ce retrait de Jean Sarkozy est donc une décision sage. Mais est-ce bien sa propre décision ? On peut avoir quelques doutes.
Dans son interview hier soir sur France 2, le fils du Président a expliqué concernant ce renoncement à la présidence de l'EPAD, ne pas en avoir discuté avec le Président de la
République, mais en avoir parlé avec son père : "Est ce que vous en avez parlé au Président ? Non. Est-ce que j'en ai parlé avec mon père ? Oui"... mais il l'affirme : "C'est une
décision que j'ai pris seul" ! On peut toujours essayer de le croire...
Mais dans le contexte actuel d'une "république irréprochable" (on s'en rapproche ou on s'en éloigne
???), annoncée par le Président de la République, cette candidature, favorisée par l'Elysée ne pouvait être bien perçue. Les propos de Nicolas Sarkozy, le 13 octobre dernier
étaient même en "légère" contradiction avec la situation de son propre fils, évoquant que "désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir
travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur", ajoutant qu'il s'agissait là, d'un "principe de justice, mais aussi en même temps, [d'un]
principe d'efficacité : car quel meilleur critère que celui du savoir et de la compétence pour désigner ceux qui doivent exercer des responsabilités"... On peut donc penser que
Nicolas Sarkozy a au moins, joué un rôle dans la décision de son fils. J'adhère bien sûr à cette partie du discours du Président. Mais il faut passer de la parole aux actes. Et
cela semble plus compliqué...
Enfin, aujourd'hui, ce triste débat est terminé. Mais la famille présidentielle ne sort pas grandie de cette affaire, notre
République a été atteinte et même l'image de la France à l'étranger a été ternie dans la presse étrangère. Ce n'est vraiment pas l'idée que je me fais d'une "république
irréprochable".
Dans le cadre de l'émission "J'aimerais vous y voir", diffusée sur La Chaîne Parlementaire,
Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République et Député-Maire de Yerres est devenu le temps d'une journée, professeur des écoles.
Un homme politique qui se confronte, sur le terrain, à la réalité et qui en tire quelques conclusions, notamment : "Après une journée, c'est plus fatiguant d'être dans une classe que dans un bureau" ; "Tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne s'en rend pas compte" ; "C'est un métier magnifique". Merci Nicolas !
Je ne me suis pas encore exprimé sur la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD, l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense. Pour être très clair,
cela représente probablement pour moi, le scandale le plus écoeurant, depuis le début du quinquennat du Chef de l'Etat. Comme de nombreux Français que je croise tous les jours, ce qui n'est
pas une simple polémique, comme certains souhaiteraient le faire croire, mais véritablement une affaire d'Etat me scandalise profondément. Et quand je vois des godillots de
l'UMP, essayer maladroitement de justifier l'injustifiable, je suis d'autant plus indigné. Et vraiment, dans un moment comme celui-là, je ne regrette pas le choix qui a été le mien il y
a un an maintenant, de quitter l'UMP. Je sais qu'après ce scandale, d'autres départs suivront.
Je reviendrai sur ce sujet prochainement, car il mérite qu'on s'y arrête ; mais aujoud'hui, quand Nicolas Sarkozy, s'exprimant dans
Le Figaro explique qu'il ne "s'agit donc pas de népotisme", comment ne pas voir que le Président de la République ment aux Français. A cet égard, l'article
d'Hervé Nathan, sur le site Marianne2, est éloquent.
Morceaux choisis : "Le Président de la République s'est démené pour permettre à son fiston d'occuper la présidence de l'EPAD. Et ce à au
moins trois reprises :
Pendant l'été, l'Elysée retoque un projet de décret levant la limite d'âge fixée à 65 ans pour la
présidence de l’EPAD, condamnant Patrick Devedjian, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine à quitter le poste dans les mois qui suivent (il atteint ladite limite le 26 août). L’Elysée
contredit ainsi Matignon, qui avait donné son accord sur ce point. [...]
Patrick Devedjian, qui a accepté sa défaite, refuse néanmoins de démissionner du conseil d’administration. Or pour être président de
l’Epad, il faut d’abord en être administrateur. Le Président de la République s’est donc occupé de la personnalité qui aurait pu légitimement remplacer Devedjian à la tête de l’EPAD : Hervé
Marseille, Conseiller Général UMP. Celui-ci obtient la promesse d’une place (modeste) de membre du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), la « troisième assemblée de la République
», et démissionne fin septembre de son poste d’administrateur. Les mauvaises langues assurent même qu’une place de sénateur l’attendrait en 2011. Il ne reste alors plus à Jean Sarkozy qu’à
réunir, le 7 octobre, le groupe UMP des Hauts-de-Seine en l’absence de Devedjian parti pour Dubaï « vendre » la Défense aux investisseurs arabes, se faire désigner comme candidat du parti
présidentiel (facile: il n'y a pas de concurrent). Il lui faudra encore le 23 octobre se faire élire par le Conseil Général au grand complet. Une formalité.
Dans les Hauts-de-Seine, l’opération « Un duché pour Jean 1er » ne fait pas que des heureux. Deux personnages importants se font tirer l’oreille : la
maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynault et le maire de Courbevoie, Charles Kossowski. Les deux édiles, membres de droit du Conseil d'administration de l’EPAD puisque la Défense est située sur
le territoire des deux villes, sont en plus très remontés contre la manière dont le gouvernement a prévu de constituer le futur établissement de la Grande Défense, en mettant la main sur la
moitié de la superficie de Nanterre. Puteaux et Courbevoie trouvent que l’on donne trop de pouvoir au maire communiste Patrick Jarry. Ils sont convoqués le 19 septembre pour un coup de sermon
personnel de Nicolas Sarkozy. Le lendemain, dimanche 20 septembre, c’est Claude Guéant qui est chargé de passer la deuxième couche. Jean Sarkozy est présent aux côtés du Secrétaire général de
l’Elysée. Il est donc déjà désigné par la présidence de la République comme le patron de la Défense. [...]"
Du népotisme qui ne favorisera pas la réconciliation entre les Français et les hommes politiques. Heureusement, parmi ces derniers,
tous ne s'appellent pas Sarkozy !
Lors d'un entretien paru dans le journal Sud-Ouest ce mercredi, l'ancien Premier Ministre Alain Juppé se lâche. Lui qui nous avait habitué à une certaine réserve, ne
cache pas ici, ses sentiments. Ainsi, le projet de réforme territoriale "n'est pas un bouleversement" : il ajoute que "c'est toujours pareil avec Nicolas Sarkozy, on vous dit
que c'est une rupture avec tout ce qu'on a fait par le passé...". Pour lui, il s'agit seulement "d'une transition".
De la même manière, sur le projet de suppression de la taxe professionnelle, pour le Maire de Bordeaux, "le gouvernement cherche la
provocation". D'après lui, "le Président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro, mais il avait oublié de dire pendant un an". Alain Juppé conclut : "C'est tout de
même se foutre du monde" !!!
Voilà une charge importante de l'ancien Premier Ministre, contre le Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et le gouvernement, sur deux dossiers
majeurs : la réforme territoriale, dont on ne sait pas encore très bien ce qu'il en sera réellement et la suppression de la taxe professionnelle, sur laquelle, j'ai personnellement,
d'importantes réserves ; les pertes de recettes pour la Communauté d'Agglomération Castelroussine par exemple, pouvant s'avérer préoccupantes pour l'avenir.
A travers ces deux dossiers d'actualité, Alain Juppé ne cache donc pas une certaine irritation, vis-à-vis de l'exécutif et on peut se
demander si après cela, il a encore bien sa place à la tête de la commission chargée de réfléchir à l'utilisation du futur emprunt national, qu'il va coprésider, avec Michel Rocard. Surtout si
cette attitude, plus combative cache en fait une ambition pour 2012, ce qui pourrait alors devenir intéressant.
La réforme du statut de La Poste présentée en Conseil des ministres en juillet dernier, sera prochainement débattue au Parlement. Cette réforme prévoit que
l'établissement public devienne une société anonyme.
Pour éclairer le débat, voici un article très intéressant de Jack Dion, intitulé "La Poste ou le bal des
hypocrites", publié dans Marianne cette semaine, qui résume bien les attitudes politiques prises dans le cadre de cette réforme : "Le débat sur l'avenir
de La Poste tourne au bal des hypocrites. La palme en la matière revient au gouvernement. Pas de risques de privatisation, assurent en choeur les ministres, nous voulons seulement
changer le statut du service public, afin de l'aider à se développer. Mais si tel est le cas, pourquoi transformer La Poste en société anonyme ? Contrairement à ce que l'on écrit ici ou là,
aucune directive européenne n'oblige à une telle décision. A la vérité, le gouvernement procède avec La Poste, comme avec GDF hier et France Telecom avant-hier : commencer par changer
de statut puis ouvrir le capital et enfin privatiser. Les salariés et les usagers, qui attendent avec raison un service public en bon état de marche, ont donc quelques (bonnes) raisons de se
méfier.
En protestant, les ténors de la gauche ne sont pas forcément plus crédibles. Le gouvernement Jospin avait accepté la
directive européenne sur l'ouverture du marché postal, en 1997, sans s'interroger sur la pertinence d'un tel choix. Toujours en 1997, un ministre de l'Economie nommé Dominique Strauss-Kahn avait
ouvert le capital de France Telecom. Le PS peut donc difficilement reprocher à la droite d'emprunter la même voie qu'elle.
Reste que nul ne peut se satisfaire d'une Poste qui part en lambeaux, quoi qu'en dise Olivier Besancenot, transformé par les médias en porte-parole des syndicalistes. Pour sortir de cet
imbroglio, le mieux est de donner la parole aux Français via un referendum. Ainsi pourra-t-on éviter les faux-semblants, les postures faciles et les envolées démagogiques."
Ni le gouvernement, ni "les ténors de la gauche" ne seraient les mieux à même de défendre des propositions crédibles pour l'avenir du
service public. Comme l'auteur de cet article, les gaullistes souhaitent donner la parole au peuple, à travers un referendum pour que les Français puissent se prononcer clairement sur l'avenir de
La Poste. Cette position me paraît être la plus sérieuse et la plus légitime.
Car, pouvons-nous croire que cette réforme n'entraînera pas à terme, une ouverture de capital, voire une privatisation de La Poste ? Qui
peut garantir que le prix du timbre n'augmentera pas dans des proportions importantes et restera toujours unique ? Qui peut affirmer que le facteur continuera à parcourir les campagnes
françaises, six jours sur sept, attendu souvent par les personnes âgées, étant leur seule visite quotidienne ? Quand on voit comment cela se passe pour les
usagers devenus des clients et pour les salariés, à France Telecom par exemple, il y a
des raisons d'être inquiet.
La Poste est plus qu'un service public, elle est un élément de l'aménagement du territoire. La fermeture des bureaux de poste en milieu rural
est déjà difficilement vécue par les petites communes. Transformer La Poste en société anonyme revient à ouvrir la boîte de pandore et à engager ce service public, sur un chemin
dangereux pour les usagers.
C'est pourquoi, je suis contre cette réforme et même si je reconnais que des améliorations doivent être apportées à ce service
public (il est anormal de devoir patienter près de trente minutes pour expédier un colis !), La Poste doit pouvoir poursuivre ses missions au service des Français et il est inutile d'en
changer le statut.
L'intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2 tourne depuis hier à la polémique et cela, à juste titre. Si par exemple, la fermeté affichée par le Président
de la République, vis-à-vis de l'Iran et du "chantage", car c'est bien de cela qu'il s'agit, lancé par le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, pour libérer notre compatriote
Clotilde Reiss, me rejouit, les propos du Chef de l'Etat sur l'affaire Clearstream me choquent : "Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les
coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel".
Les conseillers du Président feraient bien de lui rappeler qu'un homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit reconnu coupable.
C'est le cas pour tout le monde, y compris pour ceux qui comparaissent actuellement dans le cadre de cette affaire Clearstream. Et notamment, pour l'ancien Premier Ministre, Dominique de
Villepin, qui à l'ouverture du procès avait évoqué un "acharnement" présidentiel à son égard. Il n'avait peut-être pas tort.
Dominique de Villepin a donc décidé d'assigner Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence. Il a raison, car Nicolas Sarkozy,
partie civile dans ce procès Clearstream a dérapé. Le procès venant de débuter, il est beaucoup trop tôt pour savoir si ceux qui comparaissent aujourd'hui devant le tribunal
correctionnel de Paris, sont des "coupables". Laissons donc la justice faire son travail en toute indépendance.
Les réactions n'ont évidemment pas tardé, suite à l'interview de Nicolas Sarkozy. Si l'opposition condamne, c'est son rôle, certains dans la
majorité réussissent à lui trouver des excuses ! Il est vrai qu'après la "brillante" intervention du Ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, aux Universités d'été de l'UMP, il y a quelques
jours, ils commenceraient presque à en prendre l'habitude.
Si Gérard Longuet, Président du groupe UMP au Sénat, rappelle le principe énoncé plus haut et si Claude Goasguen parle d'une
"connerie" de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand demande : "Est-ce qu'un seul nom a été cité par le Président de la République ? Alors, où est le problème ?" ! Le problème
Monsieur Bertrand, c'est que vous prenez les Français pour des imbéciles, car c'est à la portée de chacun de connaître les noms des prévenus comparaissants lors de ce procès avec Dominique de
Villepin en première ligne.
Enfin, Frédéric Lefebvre, l'homme qui ne parle pas, mais qui aboie contre tous ceux qui osent ne pas être toujours d'accord
avec Nicolas Sarkozy : "Cette polémique est curieuse, parce-que dans un procès, il y a des victimes et des coupables. C'est la justice qui déterminera, mais les coupables sont toujours
parmi les prévenus." Pour affirmer cela, Monsieur Lefebvre n'a, semble-t-il, jamais entendu parler de la relaxe pour certains prévenus. Ce n'est pas la polémique, mais bien son discours
qui est "curieux".
Prenant les Français à témoin, le Chef de l'Etat a tenu dans cet entretien, des propos choquants vis-à-vis de plusieurs personnes,
dont un ancien Premier Ministre, Dominique de Villepin. Il n'y aurait pas de honte à ce qu'il reconnaisse avoir commis une erreur, si ses propos ont été involontaires. En revanche,
si son discours était soigneusement préparé et ces mots intentionnels, alors que la justice fasse sereinement son travail. Mais dans ce dernier cas, je ne pourrais que regretter
l'affligeante image de Président de la République, que renvoie Nicolas Sarkozy.
De retour des Universités de rentrée de Debout La
République, qui ont réuni plusieurs centaines de militants, venus de toute la France à Dourdan (Essonne), je vous invite à lire le discours de Nicolas Dupont-Aignan : http://www.debout-la-republique.fr/Universites-de-rentree-de-DLR.html
Un discours de bon sens, qui aborde des problèmes de fond et qui tranche avec ceux qui, à gauche, restent enfermés dans les
conflits internes et ceux qui, à droite, préfèrent s'allier avec les adversaires d'hier.
Dans un mois aujourd'hui, se dérouleront les élections européennes. Peut-être va-t-on enfin parler de ces élections... C'est le souhait que je
formule.
Il est évident que les médias et les politiques ne cherchent pas à mobiliser pour ces élections pourtant très importantes pour le
destin de la France. L'avenir de notre agriculture, la lutte contre les délocalisations, les services publics, la Turquie... autant de sujets qui passionnent les Français, mais que les
médias et la plupart des politiques refusent jusqu'à présent de développer au regard de la prochaine échéance électorale européenne. Tout est fait pour que l'abstention, déjà record
habituellement, lors de ces élections, soit considérable le 7 juin prochain.
Nicolas Dupont-Aignan, Président du rassemblement
gaulliste et républicain Debout La République (DLR), et les candidats de Debout La République, dans
les différentes régions de France (Jean Barrat est tête de liste DLR dans la région Centre - Massif Central) ont débuté la campagne depuis plusieurs semaines, afin d'expliquer
l'Europe différente qu'ils souhaitent mettre en oeuvre à Strasbourg. Ainsi, par exemple, je vous invite à
écouter l'intervention de Nicolas Dupont-Aignan qui, il y a une semaine sur France Bleu, répondait aux questions des auditeurs et évoquait quelques propositions de Debout La
République.
Nicolas Dupont-Aignan : Intervention sur France Bleu
envoyé par dlrtv
Enfin, pour suivre la campagne de Debout La République et de ses candidats dans l'Indre et dans la région Centre - Massif Central, rendez-vous sur le blog de la Fédération Debout La République de l'Indre : http://dlr36.over-blog.fr/.
Candidate aux élections européennes de juin prochain en Ile de France, en deuxième position sur la liste UMP, la Garde des Sceaux, Rachida Dati a fait preuve d'une grande
incompétence sur le sujet européen et a montré le peu d'intérêt que lui inspire l'Europe, mercredi soir, lors d'un meeting organisé devant des jeunes de l'Union pour un Mouvement
Populaire.
Morceaux choisis. La Ministre répondant à une question sur l'énergie en Europe : "Je récite, 77% de notre énergie….
(rires) provient du nucléaire, c'est ça ?" L'assistance lui répond que non. "Electricité ? Oh ben… Ils m'avaient dit énergie !" Rachida Dati pouffe de rire, avant de
reprendre "Et puis, mais il faut quand même se mobiliser pour développer les éoliennes, c'est ça ?".
A une question d'un jeune lui demandant si l'Europe s'occupe trop des questions françaises, Rachida Dati répond : "Elle s'occupe de
ce qu'on lui donne à s'occuper... Et puis elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s'occuper, donc nous en l'occurrence". Et
elle demande encore à la salle si elle a bien répondu !
Tout cela est navrant et placer à ce niveau la campagne pour les élections européennes est assez lamentable. Les Français attendent d'autres
réponses que celles fournies par la Garde des Sceaux avant-hier !
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