Lors de son Conseil national, le Parti Socialiste a annoncé samedi la constitution de ses listes pour les élections européennes du 7 juin
prochain. Pour préparer ses listes, la direction du PS devait tenir compte du rapport de force issu du Congrès de Reims entre les partisans de Bertrand Delanoé, ceux de Benoît Hamon, ceux de
Martine Aubry et bien sûr, ceux de Ségolène Royal. Mais elle devait également être attentive à la parité, aux souhaits des députés sortants, tout en esquissant un nécessaire renouvellement.
Enfin, selon le souhait du PS, l'ouverture à la diversité et le non-cumul des mandats étaient également des impératifs. Autrement dit, mission impossible.
Si le résultat semble convenir à la majorité puisque le Conseil national a adopté ces listes à plus de 85%, dans certaines régions, les choix
effectués commencent à faire des vagues, comme le signalait dès hier, mon ami FalconHill.
Ainsi dans la région Sud-Est, le député européen sortant de la région Nord-Ouest Vincent Peillon considère comme "un crève-coeur" sa
désignation en tant que tête de liste dans le Sud-Est. Rappelant qu'il aurait souhaité être candidat dans SA région, l'ancien député de la Somme a enfoncer le clou en expliquant sur Europe 1
: "C'est contre mon plein gré" ! On sent la réelle volonté et la grande motivation de Vincent Peillon à vouloir représenter les habitants du Sud-Est au Parlement européen. Si après
de telles déclarations, les électeurs de cette grande région Sud-Est ont encore envie de voter pour lui...
De la même
manière, le Maire de Lyon, Gérard Collomb a montré au moins le même enthousiasme face au parachutage de Vincent Peillon dans le Sud-Est, jugeant la démarche "totalement inadmissible".
Fustigeant "une parodie de démocratie", "comme au Comité central du PC d'U.R.S.S.", Gérard Collomb a expliqué avec sagesse "qu'on ne peut pas montrer autant de
désinvolture en parachutant dans des régions, des gens qui n'ont jamais eu aucun contact avec les populations, qui ne connaissent pas les problèmes." Et avec une grande lucidité,
Gérard Collomb a poursuivi son interview au Journal du Dimanche : "On parachute Vincent Peillon dans le Sud-Est et Henri Weber dans le Centre. Martine Aubry confisque tous
les postes ou presque dans le Nord, un inconnu est bombardé numéro 2 dans l'Est pour faire plaisir à Benoît Hamon et à Henri Emmanuelli. Quelle tristesse..." Et d'ajouter : "C'est une
grave erreur [...] Ces manoeuvres sont dangereuses : nous avons sur notre droite et notre gauche des partis qui vont récupérer la mise." Il est aussi à noter que Bernard Soulage,
député européen socialiste sortant du Sud-Est, a indiqué qu'il refusait la place que lui avait attribuée le PS sur la liste : neuvième et donc inéligible.
Dans la région Est ensuite, deux candidats viennent de refuser d'être présent sur la liste Trautmann, afin d'en dénoncer la
composition. La vice-présidente socialiste de Bourgogne, Safia Otokoré, figurant en neuvième position sur la liste a expliqué refuser la présence d'un "militant qui habite en Suisse, Mustapha
Sadni", figurant en quatrième position. Le député européen sortant Pierre Pribetich a quant à lui refusé sa sixième place sur la liste socialiste alors "que la deuxième place a été
attribuée à un illustre inconnu travaillant sur Paris" et "que la quatrième place a été affectée à un autre illustre inconnu travaillant sur Lyon". Ambiance...
Enfin, dans la région Massif Central - Centre le PS propose aux électeurs de voter pour un autre parachuté : Henri
Weber. Co-fondateur avec Alain Krivine de la Ligue Communiste Révolutionnaire (devenu Nouveau Parti Anticapitaliste, il y a peu), Henri Weber a quitté l'extrême-gauche au début des
années 1980, pour rejoindre le PS. N'y avait-il donc personne dans le Centre, le Limousin ou l'Auvergne capable de fédérer les différentes tendances du PS et d'incarner le renouvellement ? Il
faut le croire dans la mesure où comme dans le Sud-Est, c'est encore un élu de la région Nord-Ouest qui sera la tête de liste dans le Centre. Henri Weber a en effet été Conseiller Municipal
de Dieppe de 1995 à 2001, Sénateur de la Seine-Maritime de 1995 à 2004 et député européen sortant, tête de liste dans le Nord-Ouest en 2004. Il est donc bien implanté dans sa
région. Il n'est donc pas certain qu'il montre un intérêt débordant pour les problèmes de notre région...
Mais, chacun a bien
compris que Messieurs Peillon et Weber devaient laisser la place dans le Nord-Ouest afin que Martine Aubry puisse placer ses amis sur la liste de cette région. Dès-lors, il a bien fallu donner un
lot de consolation à ces deux parlementaires européens. Et si dans le Sud-Est, l'arrivée de Vincent Peillon est loin de faire l'unanimité, dans le Centre, la venue d'Henri Weber n'est
pas du goût de tous les socialistes, à l'image de la vice-présidente de la région Centre, Marie-Madeleine Mialot qui a annoncé renoncer à sa sixième place sur la liste Weber,
motivant sa décision par son opposition aux parachutages "qui mettent en avant des gens qui ne jouissent pas d’un ancrage territorial".
Ce qui est certain, c'est que le département de l'Indre va perdre son parlementaire européen socialiste, André Laignel, qui a fait "le choix du coeur" en refusant
de quitter la ville d'Issoudun dont il est maire et en n'acceptant pas d'être la tête de liste socialiste dans la région Massif Central - Centre. Voilà une décision courageuse, qui
honore le premier magistrat d'Issoudun. Mais je constate, suite à cette décision qu'il n'y aura aucun représentant de l'Indre sur la liste PS.
L'étape suivante sera le vote des militants socialistes, le 12 mars prochain. Et le Maire de Lyon, Gérard Collomb en est persuadé :
"dans de nombreuses régions [les militants] ne voteront pas pour ces listes." Pas sûr en effet que les nombreux parachutages soient appréciés par les militants locaux et pas
certain non plus que les "socialistes soient [vraiment] rassemblés", comme l'affirmait la première secrétaire du PS Martine Aubry, samedi dernier.
Comme cela était prévu, un remaniement limité du gouvernement a eu lieu aujourd'hui. Rien de surprenant dans
les différentes modifications du gouvernement de François Fillon : comme prévu, Xavier Bertrand quitte son ministère pour se consacrer à temps plein à l'UMP ; comme prévu, Brice Hortefeux
aura en charge désormais les Affaires sociales et comme prévu, Eric Besson s'occupera de l'Immigration.
En revanche, ce qui
n'était pas annoncé, c'est l'arrivée comme Secrétaire d'Etat à la Prospective et au Développement de l'Economie numérique de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM). Personne ne l'avait prévu : après le
député UMP, Frédéric Lefebvre, c'était un sénateur de Vendée, proche de Philippe de Villiers, Bruno Retailleau qui semblait tenir la corde pour remplacer Eric Besson. Mais il semble que Philippe
de Villiers, Président du Mouvement Pour la France (MPF) ait souhaité que M. Retailleau ne rentre pas au gouvernement. A quelques semaines des prochaines élections européennes, sa position aurait
alors été bien délicate.
Pour ma part, je suis très heureux de voir NKM rester au gouvernement et prendre la charge de l'Economie numérique. Elle fait partie des
personnalités politiques que j'apprécie. Particulièrement pour son courage. Issue du Rassemblement Pour la République (RPR), elle n'a pas hésité l'année dernière à s'opposer avec force à
Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale et à Jean-Louis Borloo, son ministre de tutelle alors qu'elle était Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, sur la
question des OGM. Voilà une jeune femme qui connaît bien son sujet et défend avec conviction ses idées. Je souhaite qu'elle puisse aussi bien réussir dans ses nouvelles fonctions.
Cependant, une question se pose, NKM ayant quitté l'Ecologie : Qui en aura désormais la charge au gouvernement ? Pour l'instant
personne. Il sera sans doute compliqué de trouver une personne aussi compétente et volontaire que NKM dans ce domaine. Réponse dans quelques jours...
Débuté la semaine passée, l'examen du texte sur l'audiovisuel public et
particulièrement, sa mesure phare, consistant à supprimer la publicité à partir de 20h00, sera à nouveau étudié par le Sénat la semaine prochaine.
Rien de surprenant à ce que les sénateurs, après le vote des députés, doivent décider de l'avenir du service public en France. Sauf que
depuis lundi dernier, la suppression de la publicité sur les chaînes publiques est déjà entrée en vigueur... sans attendre les débats et le vote des sénateurs !
Et les réactions ne sont pas tendres avec le Chef de l'Etat, à l'origine de cette idée, il y a un an. Christian Poncelet, ancien
Président du Sénat et sénateur UMP des Vosges explique sur Marianne2.fr : "Je suis très surpris qu’on applique une
décision avant que la loi soit votée ! C’est une attitude particulièrement inélégante de l’Elysée à l’égard du Sénat." Et plus loin : "Dans l’histoire du Sénat, je n’ai pas en mémoire de
faits identiques." De la même manière, sans même aller regarder du côté de l'opposition, des sénateurs UMP ne cachent pas une véritable déception face au débat sur cette réforme.
Par exemple, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre et sénateur UMP de la Vienne parle de "procédure inconfortable" ou Ladislas Poniatowski, sénateur UMP du l'Eure explique :
"J'ai le sentiment d'être pris pour un zozo" !
Quel mépris pour l'ensemble des membres du Sénat que la mise en application de cette disposition, qui fait partie de l'ensemble
du projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel public voulu par le Chef de l'Etat, avant le vote des sénateurs. Même si cette décision a finalement été prise par le conseil
d'administration du groupe audiovisuel, où est le respect de la démocratie parlementaire dans cette affaire ? Comme j'ai pu le lire à de nombreuses reprises : "autant
dire que le Sénat ne sert à rien…" ! Et si ce n'est évidemment pas le cas, beaucoup peuvent légitimement s'interroger après ce passage en force.
Alors, à quoi faut-il s'attendre la semaine prochaine ? A une augmentation de la redevance audiovisuelle, c'est une certitude car c'est la volonté des
sénateurs centristes ; sénateurs qui doivent absolument voter cette réforme au risque d'un échec pour le Gouvernement, car l'UMP ne dispose pas de la majorité absolue au Sénat. Au final,
c'est une hausse de 5 euros de la redevance, qui serait à prévoir pour les Français en 2009. Une belle augmentation de 4,3% pour une mesure qui n'était ni inscrite dans le programme du
candidat Nicolas Sarkozy, ni demandée par les Français. Et cela, sans parler de la nouvelle taxe sur les télécoms qui pourrait se traduire par une hausse de 15 euros par an de la facture
télécoms, d"après le sénateur centriste de l'Eure, Hervé Maurey. Au final un peu moins de pouvoir d'achat aux Français, dans une période difficile, pour ce que je considère être un caprice du
Président.
Par ailleurs, j'ai été assez déçu de lire une interview récente dans le Figaro, du Président du Sénat, Gérard Larcher,
expliquant que "Les Français ressentent la redevance comme une taxe alors qu'elle pourrait être comprise comme une contribution à une télévision publique de qualité. L'abonnement que l'on
paye pour les chaînes câblées ou satellites est de 120 euros minimum par an, quand la redevance est de 116 euros par an. Serait-il inconcevable de demander 10 euros par mois aux
Français pour une télévision de qualité sans coupure publicitaire ?" Gérard Larcher oublie simplement que l'abonnement aux "chaînes câblées ou satellites" est un
choix, alors que le paiement de la redevance ne l'est pas. Par ailleurs, il faudra sans doute ne pas se contenter de la suppression des coupures publicitaires pour avoir une télévision
publique "de qualité" ! Et je ne suis pas convaincu que la nomination du Président de France Télévisions par le Conseil des Ministres et la recherche de moyens pour compenser la
perte des recettes publicitaires de ce nouveau groupe permettent d'atteindre cet objectif.
Mais il
faut être prudent car personne n'oublie la déclaration du Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, qui expliquant son opposition à toute augmentation de la redevance, hors
indexation sur l'inflation, avait dit le 12 novembre dernier : "Moi vivant, il n'y aura jamais d'augmentation de la redevance" et ensuite : "J'ai dit à Claude Guéant [le
secrétaire général de l'Elysée] que c'était inacceptable. [...] Il est clair que nous ne l'accepterons pas, même pour faire plaisir aux centristes." Peut-être verra-t-on alors
Jean-François Copé manger son chapeau, ou bien... assiterons-nous un vote négatif des Sénateurs ?
D'ailleurs, que se passerait-il si les sénateurs avec la sagesse dont ils sont coutumiers, votaient "non" à cette réforme sur l'audiovisuel public ? La publicité serait tout simplement
de retour sur les chaînes publiques... Pour ma part, j'avoue que cette perspective ne serait pas pour me déplaire. Non que je sois un inconditionnel de la pub (bien au contraire), mais cela
permettrait peut-être à nos dirigeants de réfléchir et de ne pas prendre à l'avenir le Sénat pour une simple chambre d'enregistrement !
Olivier m'a amicalement "tagué" afin de m'exprimer sur un mouvement politique que je connais peu : le
Mouvement Démocrate, plus souvent appelé le MoDem. C'est donc avec un regard extérieur que je me plie à la demande qui est d'exprimer deux doutes et trois espoirs concernant cette formation
politique.
N'étant ni un militant, ni un sympathisant de ce parti, j'ai davantage de doutes que d'espoirs envers le MoDem. En premier lieu, je
doute de la stratégie de ce mouvement, dans la mesure où s'il est possible de transcender les clivages politiques et notamment, le fameux clivage droite-gauche sur de nombreux sujets, je doute de
la pertinence d'une position "ni droite, ni gauche" à long terme. Il faudra bien qu'un jour, ce mouvement se situe et bien que se revendiquant du centre, il finira par se retrouver
soit au centre-droit, soit au centre-gauche de l'échiquier politique.
En second lieu, je doute quand même de la capacité de rassemblement de son leader François Bayrou. Sa stratégie politique et les
circonstances de l'an passé, lui ont fait perdre de nombreux soutiens depuis avril 2007. S'il veut compter à l'avenir, il va devoir retrouver des personnes fiables, capables de défendre
le projet qu'il entend porter lors des prochaines échéances électorales. Et pour le moment, je ne distingue pas cette volonté de rassembler, volonté pourtant indispensable pour
l'avenir.
Pour ce qui
est ensuite des espoirs, je dois avouer ne pas en avoir beaucoup concernant le MoDem. Le premier sera comme Olivier, celui de voir la ligne politique de ce mouvement clarifiée. Car
l'ensemble reste encore bien flou dans l'esprit de nombreux citoyens, suite aux élections locales, lors desquelles, le MoDem s'est allié tantôt à la gauche, tantôt à la
droite...
Deuxième espoir : que le mouvement de François Bayrou regarde la réalité européenne en face en prenant conscience qu'une Europe fédérale
n'est pas une solution viable à long terme et que ce serait une erreur pour la France et pour l'Europe.
Enfin, et ce dernier point sera sans doute plus un avis personnel qu'un réel espoir, malgré les revers locaux et les difficultés
d'enracinement du MoDem, dans les circonstances politiques actuelles, je crois à un véritable avenir pour ce parti au niveau national. François Bayrou a les capacités pour incarner le changement,
face à un Parti Socialiste divisé et à l'Union pour un Mouvement Populaire regroupée autour du Chef de l'Etat. C'est pourquoi, avec un projet ambitieux et réaliste, le leader centriste pourrait
avoir entre les mains des atouts majeurs pour 2012. Encore lui faudra-t-il surmonter "les doutes" exprimés précédemment.
Pour terminer, je laisse Yann Jansen et le Faucon, nous expliquer ce qu'ils en pensent...
Les militants socialistes se sont donc exprimés et ont, par leurs votes, consacré la division au sein du Parti Socialiste. En effet, avec quatre motions qui se tiennent
en moins de dix points, les socialistes n'ont pas réussi à faire un choix clair et à définir une orientation précise pour l'avenir du PS.
Pire que cela, ils ont fait le choix de placer en tête la motion défendue par l'ancienne candidate socialiste à l'élection
présidentielle, Ségolène Royal, qui ne parvient cependant pas à réunir 30% des suffrages des militants. Si avec 25%, la motion de Martine Aubry s'en sort plutôt bien, le résultat de
celle défendue par Bertrand Delanoé est décevant et consacre l'échec de la direction sortante, incarnée par le soutien de François Hollande au maire de Paris. Enfin, c'est un véritable
succès pour Benoît Hamon, qui avec près de 20% des voix, n'en espérait pas tant.
S'il convient évidemment de respecter le choix des militants du PS, force est de constater qu'ils ont placé
le Parti Socialiste dans une situation très délicate. En votant massivement pour des motions presque contradictoires, celle de Benoît Hamon qui incarne la gauche du PS et celle de Ségolène
Royal, la plus à droite du PS, ils ont refusé de faire un choix. Les tractations vont donc être bien compliquées dans l'attente du Congrès de Reims, qui pourrait bien au
final ressembler quelque peu au fameux Congrès de Rennes.
Comment
vont-ils réussir pour faire cohabiter dans une même majorité des personnes qui se sont ouvertement critiquées durant cette campagne interne et des objectifs qui sont souvent bien différents
suivant les motions, tout en tenant compte des résultats de la nuit passée ? Il faudra bien du courage et beaucoup de volonté pour arriver à la constitution d'une
nouvelle majorité.
Et c'est désormais à Ségolène Royal et à ses amis, arrivés en tête, d'essayer de constituer cette nouvelle
majorité. Mais avec qui peut-elle s'associer ? Une alliance avec Benoît Hamon serait un peu contre nature. Une alliance avec Martine Aubry semble bien difficile. Et avec Bertrand Delanoé, cela
paraît encore plus compliqué.
Dès-lors, n'est-ce pas à l'éclatement du PS que nous sommes entrain
d'assiter ? D'ailleurs, à la gauche du Parti Socialiste, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez ont déjà claqué la porte, avec l'intention de créer un nouveau parti
politique. D'autres vont-ils suivre ? Cela se révèle tout à fait envisageable dans la perspective du Congrès de Reims qui aura lieu dans une semaine.
Personne ne semble favorable à une alliance avec Ségolène Royal. Et je le comprends ! A cet égard, la
décision de placer devant, la motion défendue par la Présidente de la région Poitou-Charentes me surprend.
Comment peut-on voter pour une ancienne candidate à l'élection présidentielle qui une
fois la campagne terminée, parle "d'idiotie irréalisable" à l'égard de propositions qu'elle a défendues ?
Comment peut-on accorder un quelconque soutien à une ancienne candidate à l'élection présidentielle dont la maladresse, pour ne pas dire la
bêtise, n'a d'égale que l'incompétence ? Mettre à la tête du PS, celle qui n'a d'autre objectif que
d'être à nouveau candidate à l'élection présidentielle de 2012 me paraît incroyable.
Pourtant, tel est le verdict des urnes et comme je l'ai dit, il
convient de le respecter. Mais il n'est désormais plus impossible que Ségolène Royal, la Sarah Palin du Parti Socialiste à bien des égards, prenne en main les destinées du Parti
Socialiste. Encore faudra t-il qu'elle réussisse à mettre en oeuvre son credo, "Aimez-vous les uns les autres". A moins que...
Une fois n'est pas coutume (quoique...), mais il m'est aujourd'hui, impossible de soutenir la majorité présidentielle, dans son projet de loi
constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vème République. Demain, les parlementaires (députés et sénateurs) se réuniront à Versailles pour le Congrès, afin de se prononcer sur
cette nouvelle révision constitutionnelle. Je les invite à une véritable réflexion avant de se prononcer. Car la décision qu'ils vont prendre dépasse, comme l'a affirmé Jean-François Copé,
partisan de la réforme, le traditionnel clivage droite-gauche. Il s'agit pour les députés et les sénateurs de se déterminer, comme l'a expliqué le Président du Conseil Constitutionnel
Jean-Louis Debré, "en leur âme et conscience".
Dans ces conditions, je suis choqué par ce qui peut être rapporté ici où là dans la manière d'agir des responsables politiques de notre pays.
Plusieurs parlementaires de l'opposition, mais aussi et surtout de la majorité, font état de pressions pour qu'ils votent en faveur du projet de loi, lors du Congrès. J'ai
entendu en fin de journée, sur France 3, une députée de Vendée, Véronique Besse (Mouvement Pour la France) expliquer avoir reçue un appel du Président de l'Assemblée Nationale,
Bernard Accoyer. Ce dernier, "sympathique" au début de la conversation est devenu ensuite "menaçant", lui expliquant que pour la prochaine élection législative, elle
pourrait avoir un candidat de la majorité présidentielle contre elle et allant jusqu'à lui demander tout simplement ce qu'elle voulait, ce qui lui "ferait plaisir" pour qu'elle vote
la réforme. Exercer un tel chantage, chercher à acheter le vote d'un parlementaire, je trouve cela véritablement indigne et profondément scandaleux. En arriver à de telles extrémités, de la part
d'une des plus hautes personnalités de l'Etat est écoeurant.
Mais bien entendu, ce n'est pas en raison du comportement odieux de certains responsables de l'Etat que je souhaite que cette révision constitutionnelle
soit un échec. Les raisons sont nombreuses et pour ne pas être trop long, je me limite à deux d'entre elles qui me paraissent fondamentales :
- En premier lieu, je ne suis pas favorable à la limitation du mandat présidentiel à deux consécutifs, comme cela est prévu à l'article 3 du
projet de loi. Pourquoi limiter le peuple français dans son choix du Président de la République ? Si le peuple souverain est satisfait par les deux mandats exercés par le Chef de
l'Etat, pourquoi ce dernier ne pourrait-il pas se représenter et pourquoi les Français ne pourraient-ils pas le reconduire dans ses fonctions ? Cette disposition prive le peuple d'une part de sa
liberté de choisir. Je trouve cela inacceptable.
- En second lieu, je suis absolument opposé à la modification de l'article 88-5 de notre Constitution. Ce dernier stipule que "Tout
projet de loi autorisant la ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'Union Européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le Président de la
République". Cette disposition avait été prise sous la présidence de Jacques Chirac qui s'engageait ainsi à ce que les Français soient consultés pour l'adhésion de nouveaux
pays (et particulièrement la Turquie) à l'Union Européenne. Le projet de loi qui sera présenté aux suffrages des parlementaires demain modifie cet article, puisqu'on y ajoute la phrase
suivante : "Toutefois, par le vote d'une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l'adoption du projet de loi
selon la procédure prévue au troisième alinéa de l'article 89". "La procédure prévue au troisième alinéa de l'article 89" étant en fait l'adoption lors d'un Congrès du
"projet de loi".
Pour être clair, aujourd'hui, avec notre Constitution, les Français devront se prononcer par referendum sur l'entrée d'un pays (notamment la Turquie) dans l'Union
Européenne (U.E.). Demain, si ce projet est adopté, il suffira de réunir une majorité des 3/5èmes au Sénat et à l'Assemblée Nationale pour que ce soit le Parlement qui décide et non les
Français. Quand on connaît l'attitude "d'ouverture" de nos parlementaires sur le sujet européen, il est à craindre que le peuple français ne puisse se prononcer sur l'entrée d'un
nouveau pays et évidemment sur l'adhésion de la Turquie au sein de l'U.E. Personne n'a oublié qu'alors que 55% des Français disaient "non" au Traité Constitutionnel Européen en
mai 2005, plus de 90% de nos parlementaires se prononçaient, eux pour le "oui" ! C'est pourquoi je considère cette modification comme une véritable manipulation de la part de nos élus
visant à priver les Français d'un vote. Vote auquel une très grande majorité de nos concitoyens est attaché. Car les Français ne sont pas favorables à l'entrée de la Turquie dans
l'U.E. Avec cette révision, la France entrouvre la porte de l'U.E. à la Turquie. Par ailleurs, c'est totalement contraire aux promesses du candidat Sarkozy et aux engagements pris par les députés
de la majorité en 2007.
Voilà deux raisons, à mes yeux, largement suffisantes pour rejeter cette réforme des institutions de la Vème
République. Mais c'est aux députés et aux sénateurs qu'il revient de se prononcer. Le résultat sera manifestement serré. Mais malgré les
pressions incroyables dont font l'objet ceux qui sont tentés de ne pas voter ce projet de loi, j'espère que nos élus feront "en leur âme et conscience", un choix de
conviction, plutôt que de circonstance.
Pour terminer, je tiens à dire que je regrette que cette révision constitutionnelle, la plus importante depuis 1958 n'ait pas été
soumise au peuple de France par referendum. Ce n'est pas l'esprit de la Constitution de 1958 qui s'applique dans le choix de la procédure parlementaire par le Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. Ce
dernier semble vraiment hostile à la consultation directe des Français. Mais aller jusqu'à essayer de faire passer une révision constitutionnelle de cette nature, en plein mois de
juillet, à un moment où beaucoup de Français sont en vacances, c'est déplorable. Car je ne pense pas malheureusement, que ce ne soit que le fruit du hasard du
calendrier...
J'ai appris hier, comme tous les habitants de la première circonscription de l'Indre, la démission
de Michel Sapin, député de cette même circonscription, de la présidence de la Région Centre, présidence qu'il assurait depuis 3 ans.
Je suis scandalisé par cette annonce. Une fois de plus, à l'image de Ségolène Royal ici, les récentes élections nous donnent l'occasion de constater combien les engagements électoraux, les promesses et les
annonces des candidats, une fois élus se transforment en renoncements, en mensonges et en tromperies des électeurs.
Personne ne s'attendait à une telle annonce (orchestrée évidemment en plein mois
d'août !) Même chez les journalistes, presque tous pensaient, suite à ces multiples déclarations durant la campagne électorale, que Michel Sapin conserverait la Présidence de la Région
Centre et son mandat de Député de l'Indre. Il n'en est donc rien.
Un membre de son cabinet n'hésite d'ailleurs pas à rappeler
que : "Pendant la campagne des régionales de 2004, nous jurions la main sur le coeur que Michel Sapin assurerait ses fonctions jusqu'au bout"... "Il est à craindre que cette promesse
soit difficilement recevable la prochaine fois". Duper les électeurs devient donc une habitude chez Michel Sapin. Ceux du département de l'Indre n'oublieront sans doute pas
cette trahison !
Mais pour l'heure, ce n'est pas de régionale dont il est question, mais de législative. Voilà ce que
publiait sur son blog, Michel Sapin, le
14 mai dernier et ce qu'il confirmait dans la Nouvelle République du 2 juin 2007 et sur France 3 au soir du premier tour de l'élection législative le 10 juin 2007 :
"Président de la Région Centre, je serai en mesure de défendre avec le poids politique nécessaire les intérêts de l’Indre à l’Assemblée Nationale, pour que Châteauroux et notre département puissent surmonter leurs difficultés économiques et défendre leur
territoire."
Son attitude est totalement inacceptable ! Michel Sapin a abusé
les électeurs en leur promettant d'agir pour l'Indre, s'il était élu député, grâce au pouvoir qu'il détenait à la Présidence de la Région Centre. Le candidat Sapin a basé toute sa
campagne sur ce fameux "poids politique" qui était le sien du fait de son statut de Président de Région ! Jean-Yves Hugon, le député sortant de la première circonscription parlait hier
de "malhonnêteté". Il a entièrement raison. Sans oublier, en pleine campagne, l'annonce fort opportune de la création d'emplois sur le site aéroportuaire, alors qu'en tant que Président
de Région, il venait après de nombreux retards, de prendre en main la destinée de l'aéroport de Châteauroux-Déols...
Quand on sait que seulement 374 voix ont séparé Michel Sapin de Jean-Yves Hugon au second tour de l'élection législative le 17 juin dernier, nul doute que l'engagement de Michel Sapin
de rester Président de Région en devenant député a joué en sa faveur, malgré le fait que nombre d'entre nous (par exemple ici) n'aient eu de cesse durant la campagne d'insister sur le fait que le
mandat de député semblait peu compatible avec l'emploi du temps d'un homme à la tête d'un exécutif régional.
Michel
Sapin, pour se faire élire, a donc délibérement menti aux habitants de la première circonscription de l'Indre et à peine deux mois après le scrutin, dévoile son véritable
visage aux électeurs. La confiance que les citoyens avaient placé dans leur nouveau député est rompue.
Ces mensonges, mais aussi la proximité du scrutin, le faible écart entre les deux candidats au soir du second tour et l'importance des enjeux pour
notre circonscription et notre département m'amènent à lui demander aujourd'hui de démissionner de ses fonctions de Député de l'Indre. S'il veut être un "député utile", qu'il commence donc
par retrouver la confiance des citoyens qu'il représente à l'Assemblée Nationale !
Stupéfiantes ! Je veux parler des récentes déclarations de Ségolène Royal. Il est vrai qu'on pourrait se dire qu'on est habitué après les différentes maladresses de la
candidate socialiste lors de la campagne de l'élection présidentielle. Et bien je dois avouer que cet esprit étrange et déconcertant m'étonne toujours.
Non satisfaite d'avoir troublée la soirée électorale du second tour des élections législatives en mettant
dans un embarras certain nombre de personnalités du parti socialiste par cette information politico-privée annonçant qu'elle et François Hollande étaient séparés, Ségolène Royal a poursuivi cette
semaine par d'incroyables déclarations.
L'annonce de la
séparation du couple Royal-Hollande met fin à une situation scandaleuse : celle d'une candidate à l'élection présidentielle qui a caché durant toute la campagne électorale cette rupture. Comme je
l'ai déjà dit dans un article en janvier dernier, ce qui était donc qu'une rumeur se traduit plusieurs mois après et évidemment après l'élection présidentielle par une vérité qui démontre un
manque formidable de sincérité de la part de Ségolène Royal, mais aussi de son ex-compagnon François Hollande. La tromperie a même été à son paroxysme lorsqu'au début de la campagne, un
possible mariage a été évoqué. Voilà une grande malhonnêteté orchestrée afin de contribuer à remporter l'élection présidentielle.
Mais la grande arnaque de Madame Royal ne s'arrête pas là. Cette malhonnêteté n'a pas eu lieu uniquement aux frontières entre le politique et le privé. Elle s'est
exercée aussi jusqu'au coeur du projet de la candidate. Alors que durant la campagne électorale, Ségolène Royal a souhaité être libre et s'affranchir d'une partie du projet socialiste défini
l'année précédente, elle n'hésite pas aujourd'hui à expliquer que certaines mesures du programme qu'elle a eu l'audace de présenter aux Français étaient tout simplement des inepties dans
lesquelles elle ne croyait pas : dans l'émission "Questions d'Info" sur La Chaîne Parlementaire, elle déclare : “Le Smic à 1.500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35
heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j’ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n’ont pas été du tout crédibles“, ajoutant dans le journal Le
Monde que le SMIC à 1500 euros était “une idiotie irréalisable” !
Comme le signale Jean-Luc Mélenchon, "Si
réellement, elle pensait que ce n’était pas crédible, on se demande alors pourquoi elle l’a défendu”. Tout simplement pour être élue à la Présidence de la République. Tous les moyens étaient
bons, même le mensonge et la tromperie en promettant tout et n'importe quoi aux Français.
Aujourd'hui, Ségolène Royal, après avoir
reconnue avoir trompé les électeurs, annonce avec un aplomb étonnant qu'elle sera une "probable" candidate à l'élection présidentielle en 2012 ! Mais elle compte sur le soutien de
qui ? Des militants socialistes qui se sont battus pour défendre ses idées et à qui aujourd'hui elle explique que ces mêmes idées, elle n'y croyait pas elle-même ? Des Français qui ont voté pour
elle et qui découvrent aujourd'hui que sur de nombreuses réalités, ils ont été trompés par celle en qui ils avaient placé leur confiance ?
Comme je l'avais signalé ici, dès sa désignation comme candidate du parti
socialiste en novembre dernier, le réveil après ces élections est "très dur rue de Solférino". Je pense vraiment que l'avenir du parti socialiste ne peut pas et ne peut plus passer par
Madame Royal. Mais ce sera aux militants socialistes, dans un futur peut-être pas si éloigné de le dire.
Trois jours n'ont pas été
de trop pour essayer d'analyser les résultats du second tour des élections législatives qui s'est déroulé dimanche dernier. Ceux qui me lisent habituellement le savent, je n'ai pas l'habitude de
nier l'évidence, ni d'utiliser la langue de bois. C'est la raison pour laquelle, j'ai nommé cet article : "Une Victoire amère".
Ces élections législatives sont en effet une victoire, dans la mesure où l'UMP, ce rassemblement auquel j'appartiens, a remporté
une majorité de sièges et dispose de la majorité absolue au sein de l'Assemblée Nationale. C'est d'ailleurs la première fois depuis 1978 qu'une majorité se succède à elle-même. Cela démontre
la volonté des Français de permettre au Président de la République d'avoir les moyens de mettre en oeuvre sa politique. C'est en fait la confirmation du second tour de l'élection
présidentielle du 6 mai dernier.
Mais cette
victoire électorale est loin de me satisfaire, notamment au niveau local.
Si dans la 3ème circonscription, il y a eu la confirmation de Jean-Paul Chanteguet, Maire socialiste du Blanc et si dans la deuxième circonscription, Nicolas Forissier a
été une nouvelle fois légitimé par le suffrage universel (même s'il est à noter que son adversaire socialiste Madame Béchtel réalise un score plus élevé que celui du Maire d'Issoudun André
Laignel en 2002), le bouleversement incontestable de ce scrutin est le résultat obtenu dans la première circonscription de l'Indre.
Jean-Yves Hugon avec une rare élégance a dès dimanche soir félicité son adversaire Michel Sapin pour son élection. En effet, avec seulement 374 voix d'avance, ce dernier a
été élu député de l'Indre, alors qu'il accusait un retard de dix points au soir du premier tour. J'attribue ce renversement de situation à trois facteurs : une démobilisation des électeurs de
droite qui ont certainement pensé que tout était joué : les sondeurs leurs promettaient un "tsunami bleu" ! Ensuite, la venue de Madame Royal, qui très électoralement a visité le
quartier Saint-Jean : peut-être certains se demandent-ils encore pourquoi elle n'a pas visité le centre-ville - Mais il est vrai que le suppléant de Michel Sapin aurait peut-être eu du mal à lui
expliquer la présence des totems place de la République... Enfin, il est indéniable que des influences nationales ont joué dans ce résultat : un certain nombre d'idées ont été
lancées, sans aucune explication ; le parti socialiste a donc pu jouer sur un sentiment de peur auprès des électeurs.
Voilà, à mon avis le cocktail qui a fait basculer la 1ère circonscription de l'Indre et a permis au Président de la Région Centre, au Président de la Communauté de
Communes du Pays d'Argenton, au Premier Adjoint au Maire d'Argenton-sur-Creuse, au Secrétaire national à l'économie et à la fiscalité au sein du parti socialiste, (c'est bien le même homme !)
Michel Sapin d'ajouter une ligne supplémentaire à sa carte de visite. Je note d'ailleurs que notre nouveau député a de l'humour : préssenti pour occuper le poste de Président de la
Commission des Finances à l'Assemblée Nationale, il déclare dans la Nouvelle République d'aujourd'hui que "si l'offre devenait officielle", il devrait répondre "négativement pour une
question de disponibilité et d'emploi du temps". Et d'ajouter que "certains évoqueraient le cumul des fonctions !" Michel Sapin doit donc penser qu'en l'état
actuel, il ne cumule pas...
J'ai fait campagne pour Jean-Yves Hugon qui a été un député à plein temps, courageux, à l'écoute de ses concitoyens. Je ne le regrette pas et je
ne cache pas que je suis attristé par ce résultat, car je reste convaincu qu'il aurait pu être bien différent. Mais il faut accepter le jugement des électeurs, le seul qui vaille en la
matière et donc je travaillerai, dans le cadre de mes fonctions, notamment au sein du Conseil Municipal d'Enfants de Châteauroux, avec Michel Sapin, dans le même esprit qu'avec Jean-Yves Hugon.
C'est ce qu'attendent les Castelroussins et plus généralement les habitants de notre circonscription : que les Elus travaillent ensemble pour l'avenir de Châteauroux et de
l'Indre.
Le Sénateur et Conseiller Régional d'Ile de France, l'UMP Roger Karoutchi a eu, comme je l'ai déjà dit, la bonne idée de se
pencher sur le travail des Conseils Régionaux, qui depuis 2004, sont presque tous gérés par des majorités de gauche et les résultats de cette étude ont été publiés, il y a quelques semaines,
dans un rapport : "Le livre noir des régions socialistes".
Son travail concernant la Région Centre est particulièrement intéressant pour le département de l'Indre et la circonscription de Châteauroux, dans la mesure où le Président de cette Région, le socialiste Michel Sapin, ancien Maire d'Argenton-sur-Creuse et par conséquent très attaché à la 2ème circonscription de l'Indre a choisi de se présenter aux élections législatives dans la 1ère circonscription de l'Indre, celle de Châteauroux. Alors certes, être candidat à un mandat de député, ce n'est la même chose que de présider une collectivité régionale. Mais cela permet de voir ce que pratique réellement Michel Sapin, qui dirige cette région depuis plus de 9 ans maintenant. Que ressort-il donc de ce rapport concernant la Région Centre ?
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