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  • : Le Blog d'Arnaud Clément
  • Le Blog d'Arnaud Clément
  • : 13/10/2006
  • : 35 ans. Enseignant. Maire-Adjoint de Châteauroux et Conseiller Communautaire de l'Agglomération Castelroussine. Conseiller Municipal de Châteauroux de 2003 à 2008. Gaulliste, membre du RPR de 1994 à 2002, de l'UMP de 2002 à 2008 et de DLR (Debout La République) depuis 2008.
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Ce blog se veut un espace de dialogue sur la politique locale et nationale, l'Europe, la France, Châteauroux, l'éducation, la culture et de façon générale, sur tous les sujets d'actualité et de société.
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Politique

Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 01:33

   C'était il y a dix ans, en juin 1997 à Issoudun, lors de la campagne pour les élections législatives, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer, celui qui a l'époque était membre du Rassemblement Pour la République, ancien Ministre du Budget du gouvernement Balladur, Nicolas Sarkozy.

Avec-Sarko-4.JPG

   Je me souviens avoir été, à l'époque, agréablement impressionné par les qualités de Nicolas Sarkozy, capable de faire un important discours sans aucune note, capable de captiver son auditoire avec une force de conviction que je n'ai pas souvent retrouvé dans le monde politique.

   Je me souviens aussi de la présence de quelqu'un de disponible et d'ouvert ; d'avoir eu avec lui un contact facile et chaleureux.

   En le regardant hier soir, lors du débat télévisuel, face à la candidate du parti socialiste, j'ai retrouvé en direct, cette pugnacité, cette capacité à convaincre, ne regardant que très peu ses notes (à l'inverse de Ségolène Royal...). J'ai été frappé aussi, par le fait qu'il sache se maîtriser en gardant son calme face aux attaques de la candidate socialiste, répondant de manière juste et précise, ce qui n'a pas du tout été le cas de son adversaire.

   Enfin, sur le fond, j'ai apprécié la clarté de ses propositions et encore une fois un discours d'honnêteté, vis-à-vis de la situation de la France et des propositions réalistes qu'il entend mettre en oeuvre. A l'inverse, je ne sais toujours pas si la candidate du PS est favorable ou non à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne ; je ne sais toujours pas comment elle compte faire repartir la croissance en France ; et j'ai été consterné d'apprendre que les femmes fonctionnaires seraient désormais raccompagnées chez elle par d'autres fonctionnaires (incroyable, mais vrai !!!). On atteint avec cette dernière proposition des sommets dans la bêtise et l'irresponsabilité !

   Pour toutes ces raisons, ce débat n'a fait que me conforter dans le fait de voter dimanche prochain pour Nicolas Sarkozy. Son adversaire est comme je l'ai déjà dit, dangereuse pour l'avenir de la France. Ensemble, dimanche avec Nicolas Sarkozy !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 20:55

  Ecole-jean-zay.jpg

  Dans la Nouvelle République des 1er et 2 juillet 2006, Jean-Yves Gateaud qualifiait la compagne de François Hollande de "candidate révolutionnaire" et expliquait que Ségolène Royal était "jeune" et qu'il fallait que "le parti socialiste parle autrement". On peut se souvenir pourtant que dans l'Indre, la gauche en général et Monsieur Gateaud en particulier, n'ont pas toujours parlé de Madame Royal en termes si audacieux et que ce dernier n'a pas toujours trouvé qu'elle possédait de grandes qualités de dialectique...

   Souvenez-vous, c'était il y a quelques années à Châteauroux, précisément à la fin de l'année 2001 - début 2002. Le 18 décembre 2001, un instituteur et deux aides éducatrices de l'école primaire Jean Zay à Châteauroux décident de fouiller des élèves à la suite d'un vol, la police étant prévenue, mais refusant de se déplacer. Ils sont aussitôt suspendus à titre conservatoire, ainsi que quatre autres institutrices, dans l'attente d'un conseil de discipline. Le 20 décembre, l'enquête administrative est lancée et le procureur est saisi d'une plainte d'un parent. L'affaire fait grand bruit et monte jusqu'aux oreilles du Recteur d'Académie et des Ministres de l'époque, Jack Lang, Ministre de l'Education Nationale et Ségolène Royal, Ministre déléguée à la Famille.  

   Toute fouille est en effet interdite dans les écoles par quiconque n'est pas habilité à cet effet. Un journaliste expliquait donc à l'époque que les enseignants avaient commis cette faute dans un souci pédagogique alors que Monsieur Patard, substitut du Procureur déclarait : "En cas de vol, les enseignants doivent appeler la police qui doit venir"... Le journaliste allait même jusqu'à souligner dans son article des 12 et 13 janvier 2002, qu'il y a "deux ou trois ans, tandis qu'on supprimait des postes d'enseignants en ZEP, on recrutait des agents auxiliaires de sécurité. La répression plutôt que l'éducation. C'est un choix." Voilà un bilan sans concession de la politique du gouvernement Jospin et de sa Ministre Ségolène Royal.

   Soutenus par la très grande majorité des parents, des manifestations et une pétition de soutien (signée par plus d'un millier de personnes) en leur faveur, les enseignants et aides éducateurs ne subiront que des "sanctions apaisantes allant de l'avertissement à la mutation".

  Ségolène Royal s'emploie alors à exploiter ce fait divers et parle "d'atteinte à l'intimité et à la dignité de l'enfant".

   Après l'intervention de Ségolène Royal, les réactions sont partagées entre l'agacement et la colère dans la Nouvelle République du 18 janvier 2002 : par exemple Christophe Sibille, professeur à l'IUFM et père de famille : "Bravo, Madame Royal, quelle honnêteté intellectuelle et quelle responsabilité en exploitant un dossier dont vous ignorez de votre propre aveu tous les éléments ou presque, de flatter ainsi les télespectateurs-parents dans le sens du poil. Il est vrai que ces derniers représentent potentiellement en tous cas plus de bulletins dans les urnes que les enseignants. [...] La fouille ne fut tout au plus qu'une bêtise. [...] Mais certains responsables politiques ou administratifs ont sauté sur cette occasion pour se faire mousser".

   Ou encore Didier Vallée, instituteur à Chambray-lès-Tours reproche à la Ministre de "mêler maladroitement respect et dignité des enfants et nécessaire intervention des adultes après un vol dans une école. Vos propos ont semé la terreur et la consternation." Voilà qui montre bien, sans vouloir faire de ces deux témoignages une généralité, quelle est l'opinion d'une majorité des enseignants vis-à-vis de la Ministre déléguée à la Famille de l'époque !

   Et ce sont des témoignages du même type qui viennent de la gauche castelroussine : celui venant du Mouvement Des Citoyens (le mouvement de Jean-Pierre Chevènement) de l'Indre, dans la Nouvelle République des 19 et 20 janvier 2002 par exemple : "Le MDC tient à dénoncer les déclarations irresponsables et démagogiques de Ségolène Royal [...]." soulignant que l'école était soumise aux "formes de l'opportunisme politique". gateaud.jpg  

  Ou encore celui du parti communiste français (PCF) qui, dans la presse du 29 janvier explique que "la suspension des enseignants est une sanction avant la lettre qui apparaît aussi démesurée que les déclarations ministérielles."

   Et c'est même au sein du propre groupe politique de la Ministre, le parti socialiste que l'on trouve des critiques appuyées : Jean-Yves Gateaud, alors Député de l'Indre (pour quelques jours encore) en visant les propos de Ségolène Royal explique : "Condamner les agissements c'était juste ; utiliser le mot de "perversité" ne l'était plus." Des propos que Monsieur Gateaud juge "insensés, au sens propre du terme, c'est à dire sans rapports aux actes commis."

   Il y a cinq ans, les responsables de la gauche castelroussine n'avaient pas de mots assez forts pour condamner l'attitude et les propos de Ségolène Royal. Mais aujourd'hui, cet épisode est complètement oublié... L'irresponsabilité de Ségolène Royal, son côté "donneuse de leçon" et la légèreté de ses propos... Qui s'en souvient à gauche ? Ou plutôt qui voudrait s'en souvenir parmi les "élites" de la gauche castelroussine ?

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /Avr /2007 01:05

   A l'image des propos de Ségolène Royal, sur Canal+ aujourd'hui : "Si je ne suis pas élue Présidente, ce sera la guerre civile", la "mode socialiste" de l'entre deux tours est constituée uniquement comme je l'ai dit ici d'une campagne de dénigrement systématique du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy visant à faire peur.

   La vidéo suivante vous présente le rôle joué par Nicolas Sarkozy en 1993, dans la libération des enfants pris en otage dans une école de sa ville, Neuilly : 


envoyé par sarkoheros

   Voilà un acte d'un grand courage, qui permet de mieux cerner l'homme Nicolas Sarkozy : un homme capable de mettre sa propre vie en danger, au service de ses concitoyens et des enfants. C'est aussi pour ça que Nicolas Sarkozy mérite la confiance du peuple français dimanche prochain. 

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 03:27

nicolas-face-avec-cravate-2.JPG    Comme je l’ai expliqué ici, si au premier tour de l’élection présidentielle, on fait un choix, au second tour on élimine le candidat dont on est le moins proche au niveau des propositions et du projet. C’est dans ce cadre là que j’ai pris la décision logique qui est la mienne aujourd’hui.  

   Pour le second tour de l’élection présidentielle, j’ai décidé d’apporter mon soutien et de voter le 6 mai prochain pour Nicolas Sarkozy. Comme j’ai déjà pu le dire, c’est un homme brillant, sérieux et dynamique, porteur d’une réelle ambition pour la France et je ne doute pas qu’il soit capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour faire véritablement entrer la France dans le XXIème siècle, et redonner l’espoir aux Français.  

   Mais, je suis loin d’oublier mes désaccords exprimés ici, avec le Président de l’UMP, désaccords essentiellement centrés sur les choix européens qu’il entend mettre en œuvre une fois élu. Si Nicolas Sarkozy décidait de poursuivre dans cette voie avec la mise en place d’une telle politique européenne, je le dis clairement, je serais, comme de nombreux Français un opposant résolu à son action.

   Aujourd’hui, alors qu’il ne reste que deux postulants à la fonction suprême, je vous invite tous à ne pas vous engager dans la voie de l’aventure. Comme j’ai pu le dire, à de nombreuses reprises, depuis le début de cette année sur ce blog, que ce soit ici, , ou encore , voire même ici, en me basant sur des faits précis ou des propos d’une grande clarté, Ségolène Royal n’a ni les capacités, ni l’attitude que l’on attend d’un responsable politique de premier plan, pour devenir le Chef de l’Etat, celui qui devra vaincre le chômage, celui qui aura l’obligation de restaurer la confiance, celui qui devra faire en sorte que la croissance reparte… Ségolène Royal ne peut pas, ne doit pas devenir Présidente de la République, ce serait dangereux pour la France.

   En effet, depuis le début de la campagne électorale, la candidate du PS fait preuve d’un amateurisme aussi effarant qu’inquiétant et sa campagne souffre d’inconstances et d’improvisations : déplacements annulés, annonce en janvier que la France aura 50% d’énergies renouvelables en 2020, puis se rétractant à Villepinte en février, annonçant seulement 20%… sans parler de ses maladresses comme ses propos honteux sur la justice chinoise, pour ne citer qu’un seul exemple.

   Aujourd’hui, pour faire oublier ses errements, elle a fait le choix de se lancer dans une campagne de dénigrement systématique du candidat de l’UMP. C’est, comme j’ai pu le lire ailleurs, une véritable guerre psychologique qui est conduite, destinée à faire peur, à inquiéter, à nuire. C’est triste d’en arriver là, mais c’est bien connu, quand on est à court d’arguments, on essaye d’affaiblir l’adversaire par tous les moyens. La démarche de Nicolas Sarkozy est tout autre, dans la mesure où celui-ci continue d’expliquer son projet pour la France et sa vision d’une France capable de relever les défis qui s’imposent à elle et ceux qui s'imposeront demain. Ce n’est pas avec du négatif que le prochain Président de la République parviendra à redonner espoir aux Français, à entreprendre les réformes indispensables dont la France à besoin, à incarner la mise en œuvre d’une politique ambitieuse pour la France et les Français.

nicolas-col-roule-2.JPG    Voilà pourquoi, Tous Ensemble, nous devons soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 12:12

urne-3.jpg    Il est temps aujourd'hui de dresser calmement un bilan du premier tour de l'élection présidentielle 2007 qui s'est déroulé dimanche dernier.

 Tout d'abord, c'est la participation exceptionnelle qui est à relever : 84,6% de participation ! Il faut remonter à la première élection du Président de la République au suffra- ge universel, en 1965 pour retrouver un tel résultat. Les Français se sont donc mobilisés et c'est une bonne chose pour notre démo- cratie.

   Ensuite, sur le plan national, quelques éléments sont à souligner :

   - Le score très important obtenu par Nicolas Sarkozy avec 31,11% des voix, il rassemble dès le 1er tour plus de 11,3 millions de Français. Ce n'était pas arrivé pour un candidat de droite depuis 1981 !

   - Le résultat honorable de Ségolène Royal qui atteint l'objectif qu'elle s'était probablement fixé : celui d'effacer la honte du 21 avril 2002 pour le parti socialiste et son candidat, puisqu'elle se retrouve qualifiée pour le second tour. 

   - L'importance du résultat de François Bayrou qui prouve bien que la France n'est pas prête face à cette bipolarisation du paysage politique que certains voudraient lui imposer. Ce sont les électeurs de François Bayrou qui feront la différence au second tour. C'est sans doute pour cela qu'il est très courtisé ces dernières heures...

   - L'effondrement de Jean-Marie Le Pen que personne n'avait envisagé. Ce qui montre une nouvelle fois combien il faut se méfier des sondages.

   - Le score historiquement bas de la candidate du PCF puisque Marie-George Buffet rassemble à peine plus de 700000 électeurs, soit 1,94% des suffrages exprimés !

   Enfin, au niveau local, je tire aussi quelques enseignements intéressants de ce scrutin :

   - Si la candidate du PS arrive très légèrement en tête à Châteauroux, avec moins de 2 points d'avance sur Nicolas Sarkozy, je note que le total des voix de gauche (et de l'extrême-gauche) est très bas à Châteauroux : Besancenot, Buffet, Schivardi, Bové, Voynet, Laguiller et Royal ne totalisent que 41,45% des voix alors qu'au 1er tour de l'élection présidentielle de 2002, la gauche à Châteauroux représentait 47,99% des voix, alors même qu'elle n'était pas très "en forme" puisqu'elle venait de perdre un an auparavant la Mairie. Voilà qui est me semble-t-il très encourageant pour l'avenir. Je m'étonne d'ailleurs de la réaction de Michel Arroyo, Conseiller Municipal PRG de Châteauroux, qui explique que le résultat de Châteauroux est "un avertissement sérieux à la municipalité..."...

   - Le soutien du Conseiller Régional Monsieur Delavergne à José Bové, qui lui vaut d'ailleurs une suspension des Verts n'a pas vraiment fait décoller la candidature de l'altermondialiste qui plafonne à 1,27% des voix à Châteauroux !

   - Nicolas Sarkozy fait bien mieux que Jacques Chirac en 2002, puisqu'il obtient 5,5 points de plus à Châteauroux et qu'il gagne près de 6 points dans le département de l'Indre. 

   - Enfin, François Bayrou passe de 5,79% à 19,25% des voix. Il fait donc mieux qu'au niveau national. Je ne doute pas les votes des électeurs du candidat centriste au second tour seront regardés de près.

   Maintenant, la campagne du second tour de l'élection présidentielle est lancée et j'espère qu'elle sera de qualité en permettant de confronter les idées et les projets.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 02:15

      Dans très exactement sept jours, se déroulera le premier tour de l'élection présidentielle. Ce rendez-vous majeur de notre démocratie est cette année capital. Capital, car le Président sortant, Jacques Chirac ne se représentant pas, il s'agit de faire un véritable choix sur un projet et sur (si les candidats le dévoilent...) une vision de la France.

   Comme vous le savez, j'avais déjà décidé de voter pour Nicolas Dupont-Aignan, qui incarnait, à mon avis, le mieux le renouvellement, les valeurs républicaines et cette fameuse "certaine idée de la France" qui m'est si chère ! Malheureusement, vous le savez aussi, Nicolas Dupont-Aignan, n'ayant pas obtenu les 500 signatures d'Elus nécessaires, ne pourra être candidat et présenter son projet au jugement des Français.

   Dès-lors, il s'agit pour moi, comme pour de nombreux électeurs de faire un autre choix. Si au second tour, on élimine le candidat dont on est le moins proche au niveau des propositions et du projet pour la France, le premier tour est destiné à faire le choix d'un candidat dont on partage les idées. Dans ce cadre, j'ai décidé d'apporter mon vote, dimanche prochain à Nicolas Sarkozy ou à François Bayrou. Pourquoi ?

   Ce sont tous les deux des hommes d'Etat. Nicolas Sarkozy est un homme brillant, dynamique, sérieux et c'est probablement celui qui a le mieux la capacité de réformer et d'entreprendre ce vaste chantier de redressement national dont a besoin notre pays. Je partage avec lui de nombreuses idées concernant la valorisation du travail, la baisse de la pression fiscale ou encore le service civique. En revanche, sur plusieurs sujets je suis en désaccord avec lui. Valoriser le travail, c'est bien, mais je pense qu'il aurait fallu aller plus loin en ayant la volonté de revenir sur cette erreur économique majeure  que sont les 35 heures (35 heures payées 39, c'est déjà loin !). De plus, je trouve que les récentes déclarations du Président de l'UMP dans la revue "Philosophie Magazine" expliquant je cite, "qu'il incline à penser qu'on naît pédophile" sont un peu précipitées et je préfère la vérité scientifique à des paroles malheureuses. Enfin, je suis en désaccord complet avec Nicolas Sarkozy sur un sujet fondamental pour l'avenir de la France : l'Europe.

   Nicolas Sarkozy souhaite, comme je l'ai déjà expliqué ici, que les Parlementaires votent dès cet été, un mini-traité ou un traité simplifié, reprenant des pans entiers du traité constitutionnel européen, celui-là même qui a été rejeté par les Pays-Bas et par le peuple Français lors du referendum du 29 mai 2005. Les Français se sont prononcés clairement sur le traité constitutionnel européen et les Parlementaires, bien qu'ils soient l'émanation du peuple, ne peuvent aller contre une décision prise par le peuple. Si c'était le cas, cela signifierait trois choses : la fin de l'usage du referendum, car quel Président de la République oserait s'adresser à nouveau directement aux Français après un tel épisode (et à quoi bon servirait-il si les Français savent que leur avis ne servira à rien) et ce serait aussi une grave remise en cause du principe de souveraineté nationale, puisque le peuple ayant dit non, on ne respecterait pas son jugement, qui est bien le seul qui importe dans une démocratie. Enfin, ce serait dramatique pour l'avenir, car chacun pourrait y voir la démonstration que non seulement, on construit l'Europe sans les peuples, mais désormais, contre les peuples ! Pour toutes ces raisons, j'hésite désormais dans mon choix avec le Président de l'UDF.

   François Bayrou est un homme politique de valeur. Mais je dois admettre que si je votais finalement pour lui, ce serait un choix par défaut. Je lui reconnais le mérite durant cette campagne d'avoir su bousculer l'habituel clivage gauche-droite. A l'image de ce qui s'est produit en Allemagne, il est peut-être un précurseur et je sais qu'il y a des hommes de valeur à droite comme à gauche. Je partage aussi certaines de ces propositions concernant notamment la nécessité de réduire la dette et je trouve qu'il défend aussi des idées intéressantes, sur le travail (2 emplois nouveaux en CDI sans charges sociales) ou concernant la recherche (augmentation de 5% par an de son budget pendant 10 ans) par exemple. Sur l'Europe, François Bayrou ne fera pas l'économie du suffrage universel, puisqu'il souhaite que soit écrit "un nouveau projet de Constitution court, compréhensible par tous" et qui "sera soumis par referendum au vote des Français". En clair, il fait parti de ceux qui ont tiré simplement les conclusions du vote des Français lors du referendum du 29 mai 2005 : le traité constitutionnel européen, ayant été rejeté par deux pays n'existe plus. Il n'en reste pas moins vrai que je reste fondamentalement opposé à François Bayrou dont la volonté est d'entraîner notre pays dans une Europe de type fédérale.

   Le choix, dimanche prochain, s'annonce donc difficile. Je vais continuer à m'informer cette semaine et à suivre cette campagne et ce sera, dans le secret de l'isoloir, comme des millions de Français, que je ferai un choix pour l'avenir de la France. Comme mes compatriotes, j'espère que ma décision sera la meilleure.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /Avr /2007 01:58

   "Qui connaît Madame Royal ?" n'est autre que le titre du livre d'Eric Besson paru chez Grasset. Eric Besson est député socialiste de la Drôme et j'ai déjà évoqué ici, la décision courageuse qu'a été la sienne, le 14 février dernier, quand il a choisi de démissionner de ses fonctions de secrétaire national à l'économie au sein du parti socialiste.

   Souvenez-vous, interrogée sur cette démission, Ségolène Royal lâchait alors devant les caméras un incroyable et méprisant "Qui connaît Monsieur Besson ?". Ajouté à de nombreuses attaques personnelles, ce dernier a décidé de sortir du devoir de réserve qu'il s'était imposé en publiant ce livre. 

   La lecture de ce livre n'a fait que confirmer l'opinion que j'avais de la candidate du parti socialiste Ségolène Royal. Tout au long de son propos, Eric Besson explique que la campagne de la candidate est menée dans une complète et totale improvisation, sans tenir compte du projet du PS.

   D'ailleurs, comme le constate le journal Le Monde, dans son édition du 12 avril, "depuis le début de la campagne, la candidate socialiste évite soigneusement certains sujets sensibles". Par exemple :

   - A propos de la recrudescence des attentats en Corse : "Je n'entre pas dans ces considérations".

   - Sur l'Irak et le terrorisme : "Poseriez-vous la même question à un homme ?"

   - Sur les baisses d'impôt : "J'aurai un gouvernement qui règlera ces problèmes" déclare t-elle le 15 mars sur France 2.

   - Sur le financement de l'augmentation des petites retraites : elle explique, le même jour : "Je ne répondrai pas à des questions techniques qui relèvent d'un secrétariat au budget."

   - Sur l'entrée de la Turquie dans l'Europe : "La parole sera donnée au peuple français." 

   Voilà un nombre important de domaines de première importance comme l'avenir de l'Europe, la pression fiscale, les retraites... sur lesquels la candidate du PS ne se prononce pas.

   Eric Besson ajoute enfin très clairement : "Je pense, en conscience, que Ségolène Royal ne doit pas devenir Présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants. Je le dis sans passion aucune, calmement mais fermement : ce que construit Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle est mensonger et dangereux, pour la gauche et pour la France". On ne peut être plus clair !

   Alors si vous hésitiez encore dans votre choix pour le 1er tour de l'élection présidentielle, lisez ce livre et après, je pense que vous n'aurez plus aucune envie de glisser un bulletin "Ségolène Royal" dans l'urne le 22 avril prochain ! 

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 00:16

     Le 15 janvier dernier, je concluais, ici, un article, suite à la désignation du candidat de l'UMP en disant : "L'heure du choix pour le premier tour de l'élection présidentielle viendra plus tard". Ce choix, je l'ai fait au début du mois de mars, après avoir écouté attentivement les candidats. J'avais décidé d'apporter mon soutien et mon vote à Nicolas Dupont-Aignan. Pourquoi ?

   Pour répondre à cette vaste question, je me permets de reprendre un excellent article d'un rédacteur en chef de l'hebdomadaire Marianne, Périco Légasse, paru dans ledit magazine à la mi-mars : "Or, que propose entre autres, Nicolas Dupont-Aignan ? Des coopérations renforcées qui permettraient de dépasser l'inefficacité d'une Europe à 27 ; une TVA sociale grâce à laquelle seraient taxés les produits importés de pays à faible protection sociale ; une façon d'instaurer une préférence communautaire, de lutter contre le dumping social et les délocalisations. Sur le plan économique, ses idées sont de bon sens : exclure du calcul du déficit budgétaire les dépenses d'investissement et de recherche ; donner pour mission à la Banque centrale européenne non plus seulement de lutter contre l'inflation, mais aussi de favoriser la croissance et l'emploi, attribuer aux Etats la définition de la politique de change pour mettre fin à la surévaluation de l'euro qui pénalise nos entreprises ; pour favoriser l'intégration et retrouver le sens de la République, un service civique obligatoire et universel de trois mois, et une refonte de l'école républicaine fondée sur le mérite. [...] Il existe encore en France un gaullisme de progrès, c'est-à-dire une certaine idée de la patrie et des hommes. Aura-t-il ses 500 signatures ? Son combat de pot de terre contre le pot de fer mériterait à lui seul qu'il les obtienne. Non seulement cette voix originale doit pouvoir s'exprimer, mais ses idées, même reprises par un autre, devront un jour triompher."   

   Comme l'indique l'auteur de ce texte, "ses idées de bon sens [...] devront un jour triompher". Cette candidature avait à mes yeux un autre intérêt fondamental, c'est que Nicolas Dupont-Aignan s'engageait à respecter le vote des Français lors du dernier referendum sur le traité constitutionnel européen : un candidat républicain qui acceptait le choix du peuple français et qui proposait de poursuivre la construction européenne mais dans le cadre d'une Europe des coopérations, d'une Europe à la carte, qui a le mérite de ne pas bloquer le fonctionnement des institutions européennes et de permettre à chaque pays d'avancer à son rythme. Faire l'Europe avec les peuples : C'est le seul choix possible !

   Aujourd'hui, nous le savons, il a manqué un peu moins de 60 signatures d'Elus à Nicolas Dupont-Aignan pour être candidat et défendre son projet pour la France. Je le regrette car je suis persuadé que beaucoup de Français se seraient retrouvés dans la candidature de Nicolas Dupont-Aignan et qu'il aurait obtenu un score bien supérieur à celui que lui accordaient les instituts de sondages. D'ailleurs, les journalistes de Marianne ne s'y sont pas trompés en plaçant Nicolas Dupont-Aignan en 3ème position avec 8%, dans le choix qu'ils ont fait le 7 mars dernier lors d'une consultation interne organisée par la société des rédacteurs.

   Le 22 avril prochain, lors du premier tour de l'élection présidentielle, je ne pourrai donc voter pour Nicolas Dupont-Aignan. Je ferai par conséquent un autre choix, dont je reparlerai dans quelques jours.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 16:05

    Attention, c'est de l'exceptionnel !!!

   Une vidéo incroyable d'Arnaud Montebourg, l'actuel porte-parole de la candidate du parti socialiste Ségolène Royal (en activité, quand il n'est pas suspendu !) lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2002. En effet, Arnaud Montebourg n'hésite pas à déclarer : "Le programme de Jospin, c'est celui de Bayrou en moins bien" ou encore : "Ma femme hésite entre Bayrou et Jospin. Je lui dit non, vote Jospin… Tu seras carrément à droite, avec Bayrou c'est un peu centriste !"

   Et cette année ? La brillante campagne de la candidate du parti socialiste va-t-elle, comme Eric Besson peut-être, l'inciter à regarder vers le candidat de UDF ?

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 01:54

     Voici une vidéo intitulée "La Vraie Ségolène". Si vous étiez encore à la recherche d'une bonne raison pour ne pas voter pour la candidate du parti socialiste, Ségolène Royal, je ne doute pas que vous trouverez votre bonheur dans cette vidéo.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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