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  • : Le Blog d'Arnaud Clément
  • Le Blog d'Arnaud Clément
  • : 13/10/2006
  • : 35 ans. Enseignant. Maire-Adjoint de Châteauroux et Conseiller Communautaire de l'Agglomération Castelroussine. Conseiller Municipal de Châteauroux de 2003 à 2008. Gaulliste, membre du RPR de 1994 à 2002, de l'UMP de 2002 à 2008 et de DLR (Debout La République) depuis 2008.
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Ce blog se veut un espace de dialogue sur la politique locale et nationale, l'Europe, la France, Châteauroux, l'éducation, la culture et de façon générale, sur tous les sujets d'actualité et de société.
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Politique

Mercredi 14 mars 2007 3 14 /03 /Mars /2007 01:13

  Un parrainage n'est pas un soutien ! Serait-il normal que Jean-Marie Le Pen, Olivier Besancenot, Dominique Voynet, Nicolas Dupont-Aignan, José Bové et d'autres ne soient pas présents lors de la prochaine élection présidentielle ? C'est bien la question que l'on peut encore se poser pour un bon nombre d'entre eux.

   Par le Sondage de Décembre 2006, une réponse a déjà été apportée au sujet de Jean-Marie Le Pen, puisqu'à la question "Etes-vous favorable à ce que Jean-Marie Le Pen obtienne les 500 signatures d'Elus nécessaires pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle de 2007 ?", 80% d'entre vous avaient répondu "Oui". Je partage toujours ce choix et je me réjouis que le candidat FN, comme d'autres candidats, Gérard Schivardi, Philippe de Villiers ou Dominique Voynet puissent faire partie de ceux qui pourront solliciter les suffrages des Français le mois prochain, même si je ne partage pas leurs idées.

   Par contre, pour Arlette Laguiller, qui se dit "confiante", Olivier Besancenot, Nicolas Dupont-Aignan, José Bové, Frédéric Nihous ou France Gamerre, rien n'est joué, rien n'est encore sûr. C'est vendredi 16 mars à 18h00 que les signatures d'Elus doivent être déposées au Conseil Constitutionnel.

   Il semblerait que ce soir, Olivier Besancenot dispose de près de 490 signatures, Arlette Laguiller d'environ 480, José Bové et Frédéric Nihous, d'environ 470, Nicolas Dupont-Aignan et Rachid Nekkaz, d'environ 460 et France Gamerre de moins de 400. Tout va donc se jouer dans les derniers instants pour nombre de candidats et la question que beaucoup doivent se poser reste de savoir si au final, ce sera un peu plus de 500 ou un peu moins de 500 parrainages ?

   Quoi qu'il en soit vendredi soir et lundi prochain, date à laquelle le Conseil Constitutionnel annoncera la liste des candidats qui ont véritablement déposé 500 parrainages, ce système des 500 signatures d'Elus est à revoir.

   Si effectivement, devoir disposer de 500 signatures permet d'écarter des candidatures fantaisistes, la proximité des élections municipales et cantonales (en  2008) a encouragé les Elus à ne pas prendre position pour les élections présidentielles. Il n'est sans doute pas toujours facile de distinguer, pour les Français, soutien et parrainage. Apporter sa signature à un candidat à la Présidence de la République, ne signifie nullement que le Maire le soutient et partage ses idées. Par cet acte, l'Elu permet simplement à ce candidat d'être présent au premier tour de l'élection présidentielle et qu'il puisse, par conséquent présenter son programme et ses idées au jugement des Français. C'est donc un acte qui permet à la démocratie de fonctionner et en aucun cas, un positionnement de l'Elu par rapport à son choix personnel pour l'élection présidentielle.

   Et c'est sans parler de l'attitude du PS, du PCF (pour les consignes) et de l'UMP qui ont imposé à leurs Elus de ne donner leur parrainage qu'au candidat issu de leur rang, laissant aux Maires sans etiquette politique, le plus souvent, des Maires ruraux, le devoir d'apporter les parrainages pour tous les autres candidats. Ce n'est pas une attitude sereine face aux enjeux de cette élection présidentielle. Si Ségolène Royal n'est pas au deuxième tour de l'élection présidentielle, ce ne sera pas à cause de la présence de José Bové ! Les raisons seront à chercher dans son propre camp. De la même manière, si Nicolas Sarkozy n'obtient pas les signatures des centaines d'Elus UMP, cela ne signifie pas que l'ensemble des Elus UMP ne le soutiennent pas !

   J'espère que le prochain Chef de l'Etat et le prochain gouvernement réaliseront sur ce point la réforme nécessaire et attendue par les candidats et les Elus. Y a-t-il une bonne solution ? Je ne le sais pas, mais ce dont je suis sûr, c'est que ce système doit être amélioré ou totalement modifié.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /Mars /2007 01:40

   Le Sénateur et Conseiller Régional d'Ile de France, l'UMP Roger Karoutchi a eu la bonne idée de se pencher sur le travail des Conseils Régionaux, qui depuis 2004, sont presque tous gérés par des majorités de gauche et les résultats de cette étude ont été publiés, il y a quelques jours, dans un rapport : "Le livre noir des régions socialistes".

   Son travail concernant la région Poitou-Charentes est particulièrement intéressant, dans la mesure où la Présidente de cette région, n'est autre que la candidate du parti socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal. Et on peut se poser la question de savoir, si celle qui voulait faire de sa région un "laboratoire", ne mettrait pas en place, si elle était élue, les mêmes actions à l'échelle du pays. Que ressort-il de ce rapport concernant la région Poitou-Charentes ?
 
   - Tout d'abord, l'importance des hausses d'impôts : La région Poitou-Charentes est une des seules à demander aux jeunes conducteurs une taxe de 25 euros sur leur permis de conduire (cela va un peu à l'encontre des promesses faîtes aux jeunes depuis le début de la campagne électorale par la candidate PS) ; la taxe sur la carte grise a augmenté de 17% depuis 2004 ; augmentation de 12% de la taxe sur le foncier bâti depuis 2004 et augmentation de 12% de la taxe sur le foncier non-bâti sur la même période. Si vous trouvez que la pression fiscale est trop lourde en France, votez pour un autre candidat que Madame Royal !
 
   - Deuxième caractéristique de ce rapport : l'explosion des dépenses de fonctionnement de la Région : +17% en 2005 ; +11% en 2006 et une nouvelle hausse de 25% est prévue pour 2007 !! Le fonctionnement du Conseil Régional coûte 32 euros à chaque habitant contre 23 euros en moyenne pour les autres régions. Quant aux dépenses de personnel, elles ont augmenté de 57% en 3 ans ! Si vous trouvez qu'il faut réduire le poids de la dette en France, votez pour un autre candidat que Madame Royal !
 
   - Concernant les investissements de la Région, c'est la politique du "Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" : formation professionnelle : 0% ; enseignement : -18% ; action sociale : -87% ; Politique de la ville : 0€ contre 3€ par habitant dans les autres régions ; Habitat et logement : 0,30€ contre 4€ en moyenne pour les autres régions ; Investissement dans les lycées : -12% entre 2004 et 2006. Si vous trouvez qu'il faut continuer à investir dans la formation, l'enseignement et le logement, votez pour un autre candidat que Madame Royal !
 

   - Ensuite, concernant les soutiens et les subventions apportés par le Conseil Régional : le soutien à l'artisanat et au commerce est inférieur de moitié à la moyenne nationale ; sur l'environnement, aucune politique des déchets, aucune politique de l'air, trois fois moins de subventions que les autres régions sur la politique de l'eau. Si vous voulez un véritable engagement du futur Président de la République pour l'environnement, votez pour un autre candidat que Madame Royal !

   - Toujours dans le domaine des subventions, 24% des subventions du Fonds Régional d'Intervention Local sont destinées à la circonscription de la députée Ségolène Royal, alors que cette même circonscription, ne représente que 5,3% des habitants de la région. Par ailleurs, les mêmes projets ne sont pas financés à la même hauteur que ce soit des collectivités de gauche ou de droite (65% pour une collectivité de gauche contre 2% pour une de droite !) Le clientélisme et la politique des copains a donc désormais toute sa place en Poitou-Charentes. Si vous voulez un Chef de l'Etat impartial dans ses arbitrages, votez pour un autre candidat que Madame Royal !

   - Enfin, Roger Karoutchi, note que la Présidente de la Région émet un certain nombre d'effets d'annonce : Elle "a lancé une campagne de publicité et de propagande pour la création d'un nouveau pôle de compétitivité la mettant en avant avec des titres accrocheurs tels que "Le nouveau pôle de compétitivité Eco-Industries. C'est une belle victoire !" or, à ce jour, le Conseil Régional ne l'a toujours pas obtenu !" Ensuite, quand Ségolène Royal annonce la gratuité des manuels scolaires, et en fait la promotion dans les médias, il ne s'agit, dans les faits, que d'un chèque livre de 70 euros "permettant d'acheter au mieux 3 livres (tout le monde sait qu'il en faut beaucoup plus)". Si vous voulez un Président de la République qui ne manipule pas l'opinion publique, votez pour un autre candidat que Madame Royal ! 

   L'auteur du rapport conclut de la manière suivante : "La gestion à la Royal, c'est augmenter les impôts et taxes (pour toutes les catégories), augmenter le train de vie des agents de l'Etat (surtout dans sa circonscription), diminuer les subventions pour l'enseignement, l'artisanat et les commerces, la politique de la ville et les logements, et enfin, faire un maximum d'effets d'annonces destinés à gagner des voix, et ne jamais tenir ses promesses !!!!!". Voilà qui promet si Ségolène Royal était élue.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 00:00

   Un des ex-plus proches collaborateurs de la candidate du PS Ségolène Royal, hésite désormais à voter pour elle. En effet, dans une intervention, Eric Besson, qui a récemment démissionné de ses fonctions de sécrétaire national délégué à l'économie et à la fiscalité au sein du parti socialiste (et qui a été remplacé par un certain Michel Sapin, qui a un peu tendance à cumuler... non ?) s'exprime au grand jour sur la candidate de ce même parti.

   Rappelant les propos de Ségolène Royal à son égard (la candidate du PS, se tournant vers des ouvrières de la Somme en leur demandant si elles connaissaient "Monsieur Besson"), Eric Besson explique qu'il "a trouvé ces propos désobligeants". Il affirme ensuite qu'il "n'adhère pas à la façon dont est conduite la campagne de Ségolène Royal". Parlant de "ratés", il dénonce "le rôle excessif et souvent nocif de "conseillers" dont la légitimité, la cohérence et le savoir-faire politique ne [lui] ont pas paru flagrants" (Penserait-il à Jack Lang ?) ; "l'absence [...] de mise en cohérence des [...] propositions de la campagne" et la "faible utilisation des experts proches du parti socialiste, qui sont pourtant nombreux [...]". 

   Enfin, à une question d'un journaliste lui demandant s'il votera pour Ségolène Royal, il hésite et conclut qu'il va "avoir le temps pour y réfléchir..." ! Il est quand même assez surprenant, que les personnes proches de Madame Royal, qui travaillent avec elle ou pour elle, presque au quotidien, finissent par se ranger face à elle, dans le camp de ses adversaires politiques. Car, c'est bien ce qui est entrain de se dérouler actuellement. Sur le même sujet, je vous invite à découvrir le livre d'Evelyne Pathouot, ancienne assistante parlementaire de la Député des Deux-Sèvres - "Ségolène Royal, ombre et lumière" aux Editions Michalon - qui semble assez évocateur.

   Mais que le parti socialiste se rassure, le sacrifice d'Eric Besson n'aura pas été vain, puisqu'il a contribué directement, en insistant sur le fait qu'à gauche, "les trois hommes d'Etat les plus crédibles, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius [n'étaient] pas – ou guère – sollicités", au retour auprès de la candidate du PS en difficulté, des éléphants de ce même parti.

   Il n'en reste pas moins qu'Eric Besson est loin d'être le seul au sein du parti socialiste à douter de Ségolène Royal. Outre les passages du livre bloqué de Jack Lang déjà évoqués, la lecture des témoignages suivants la concernant est assez éclairant :

   - Claude Allègre : "A vrai dire, les idées saugrenues que les Français découvrent chaque jour, j'en ai soupé. Un jour, elle déboule dans mon bureau avec un projet d'arrêté qu'elle voulait me faire signer. Il s'agissait d'interdire les strings au collège. Je lui ai dit que je ne voulais pas me couvrir de ridicule, elle est repartie vexée. Le lendemain, elle voulait suspendre le directeur des Arts et Métiers parce qu'il n'avait pas supprimé le bizutage, etc. Mais jamais ses idées ne concernaient la pédagogie, l'égalité des chances ou une réforme quelconque de fond. C'étaient toujours des gadgets d'autopromotion..." ou encore : Ségolène Royal n'est "capable n'y de gagner, n'y d'être Président de la République". Et même : "Elle ne travaille pas. Quand elle était avec moi au Ministère, elle ne contrôlait rien. Les nominations d'enseignants partaient dans tous les sens. Un jour, à cause d'elle, je me suis fait remonter les bretelles par Jospin et Strauss-Kahn. Avec ça, elle est intraitable pour le personnel. A son cabinet, ça valsait. Elle a changé trois fois de chauffeur. Après mon départ, elle est passée sous la coupe de Martine Aubry, qui se plaignait d'elle tout le temps."

   - Alain Etchegoyen (ancien Conseiller de Claude Allègre au Ministère de l'Education Nationale) : A propos de ses relations avec Ségolène Royal : "une expérience qui restera parmi les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j'ai faites dans ma vie politique". Il poursuit en évoquant une personne "parasitée par les questions d'image, qui l'obsèdent".

   - André Laignel (Secrétaire général de l'Association des Maires de France, bien connu dans l'Indre...) : S'exprimant sur la proposition de la candidate du PS de créer des "jurys de citoyens", il a estimé que celle-ci se situait "dans la veine de l'antiparlementarisme le plus sommaire". Et d'ajouter : "Madame Royal fait reculer les frontières de la République".

   - Claude Bartolone : Evoquant la réponse que Ségolène Royal a faite concernant l'entrée éventuelle de la Turquie dans l'Union Européenne - "Mon opinion est celle du peuple français" - il déclare "Avec un raisonnement comme cela, il y aurait encore la peine de mort, les innocents d'Outreau auraient été exécutés".

   Des témoignages de personnes qui ont cotoyé la candidate du PS et qui ont le mérite de la clarté !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 02:16

   Depuis quelques jours, j'essayais, avec difficulté il est vrai, de faire ressortir les grandes idées développées par la candidate du parti socialiste, lors de son passage sur TF1, le 19 février dernier, dans l'émission "J'ai une question à vous poser".

   Et bien, le lendemain de l'émission, France Inter a réussi à résumer la prestation de Ségolène Royal sur TF1. Près de 3h30 d'antenne pour le résultat suivant : "Vous avez raison !"

   Avec la candidate du parti socialiste, c'est formidable : Tous les Français ont raison ! Vive la démocratie (démagogie) participative !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /Fév /2007 00:00

   Comme vous le savez, Jack Lang est le conseiller spécial de la candidate socialiste Ségolène Royal. Candidat à la candidature socialiste en novembre 2006, il avait dû renoncer à aller au bout de sa démarche. Néanmoins, au cas où..., il avait prévu de sortir un livre intitulé "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi", à la fin de l'année 2006.

   On découvre aujourd'hui les plus "belles" pages de ce manuscrit dans la presse, puisque suite à la désignation de Ségolène Royal, par les militants socialistes, Jack Lang a décidé (et je le comprends !) de bloquer la sortie de son livre.

   Comme le signale le magazine l'Express, dans son livre, Jack Lang "n'épargnait pas celle dont il vante désormais sans relâche les qualités". En effet, il n'est pas tendre avec Ségolène Royal. Morceaux choisis :

   "Je n'ai jamais entendu qu'une pensée très ringarde là où on aurait au moins pu espérer un discours à la fois tranché et novateur. Tant qu'à jouer les cavaliers seuls, il serait bienvenu d'avoir des choses intéressantes à dire".

   "C'est une chose de distiller quelques petites phrases explosives par-ci par-là. C'en est une autre de proposer de vraies idées de changement lors des réunions du parti".

   "On ne construit pas un grand projet d'avenir sur un effet de mode".

   "D'aucuns lui reprochent de n'avoir pas beaucoup participé aux réunions de travail et de ne pas avoir apporté grand-chose au débat interne".

   Enfin, à propos de François Hollande : "L'homme qui devait jouer les rassembleurs nous a divisés : c'est pour cela que je parle de manipulation".

   Jack Lang ne manie donc pas ici la langue de bois. Allant jusqu'à rechercher une correspondance qu'il avait eu avec Ségolène Royal alors qu'ils étaient, tous les deux, membres du gouvernement Jospin, la candidate du PS lui écrivait : "Je considère qu'un enfant dit toujours la vérité". A la lumière de l'affaire d'Outreau, on imagine les ravages médiatiques d'une telle déclaration.

   Voilà qui a le mérite de la franchise, ce qui est, on s'en rend compte aujourd'hui assez rare chez notre ancien ministre de la culture. Toute la question est désormais de savoir si Ségolène Royal "rétablira l'ordre juste" en sanctionnant d'un mois de suspension son conseiller spécial ?

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 00:19

   Tous les Français sont dans l'attente qu'un véritable débat s'instaure au sein de la classe politique, dans le cadre de la campagne de l'élection présidentielle. Ce nécessaire débat nécessite évidemment, de connaître les propositions des uns et des autres. Or, pour la candidate du PS, les propositions se font attendre : ce ne sera, normalement, que le 11 février prochain que les Français connaîtront les propositions de Ségolène Royal et les ambitions qu'elle peut avoir pour la France.

   En attendant, les prestations de la candidate du PS ont été durant le mois de janvier qu'un ensemble de maladresses, de gaffes, de bourdes, comme certains le disent. Bref un nouveau festival de "Royalinades". Résumons-nous :

06 janvier 2007 : En visite en Chine, après le Moyen-Orient et avant les Antilles, Ségolène Royal, vêtue pour la circonstance en blanc (couleur du deuil, de la tristesse en Chine !), inspirée semble-t-il par la Grande Muraille, invente un nouveau mot pour remplacer le mot "bravoure" : la "bravitude", dans la désormais très médiatique phrase : "Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la Grande muraille n'est pas un brave. Qui va sur la Grande muraille conquiert la bravitude."

07 janvier 2007 : Toujours lors de son séjour en Chine, Ségolène Royal évoque « la rapidité » de la justice chinoise ! Elle déclare que "parfois, les tribunaux chinois sont plus rapides qu’en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison". Effectivement, la justice peut être rapide en Chine : c'est le pays qui pratique le plus d’exécutions capitales dans le monde, le plus souvent d'une balle dans la tête, payée ensuite par à la famille du condamné ! Promouvoir la justice expéditive, voilà qui a dû contenter tous les défenseurs des Droits de l'Homme. 

14 janvier 2007 : En visite en Poitou-Charente, Ségolène Royal évoque "la France respirante" !

18 janvier 2007 : Arnaud Montebourg explique à Canal+, sur le ton de la plaisanterie annonce-t-il, que "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon" ! Quelques heures plus tard, la "plaisanterie" mal digérée lui vaut, dans un souci "d'ordre juste", d'être suspendu pour un mois de ses fonctions de porte-parole de la candidate socialiste, par cette dernière.

22 janvier 2007 : Ségolène Royal crée un incident diplomatique avec le Canada, en s'exprimant avec une très grande légèreté sur la souveraineté de la province canadienne du Québec.

25 janvier 2007 : A la question du journaliste Jean-Jacques Bourdin, sur RMC Info, combien avons-nous de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins ? Ségolène Royal répond : "Nous en avons un", puis "deux". Réponse du journaliste : "Non, non, nous en avons sept" !!! Incompétence flagrante en matière de défense. 

26 janvier 2007 : Les Français apprennent que la candidate du PS a été piégée par l'humoriste Gérald Dahan. Lors de cet échange, à la remarque de l'humoriste, se faisant passer pour Jean Charest, Premier Ministre du Québec, lui disant, concernant ses propos sur le Québec : "C’est comme si nous (…) on disait, la Corse, il faudrait qu’elle soit indépendante…". Et la candidate du PS de répondre : "les Français ne seraient pas contre d’ailleurs. Enfin, ne répétez pas, ça va encore faire un incident en France. C’est secret ça". !!!

   Voilà un mois de janvier bien rempli pour la candidate du parti socialiste. Je n'ai pas le souvenir d'un candidat ayant fait autant de maladresses lors d'une campagne présidentielle, en si peu de temps. Va-t-elle récidiver en février ? Bruno Le Roux, secrétaire national du PS, affirme que les propositions qui seront faîtes le 11 février prochain auront "une force que vous ne soupçonnez pas" ! Il ferait presque peur ce Monsieur Le Roux... Moi, en tout cas, je demande à voir !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 09:02

     Ségolène Royal, la désormais célèbre candidate du parti socialiste, a un emploi du temps très chargé, et on peut dire qu'elle ne ménage pas sa peine : une journée, une gaffe ! Franchement, en ce mois de janvier, cela devient une véritable accumulation de maladresses, de bourdes, de bévues... et je ne doute pas que les Français frôlent désormais l'overdose.

   Comme disait un célèbre acteur, dans un non moins célèbre film, "ça dépasse tout ce que j'ai pu imaginer, [...] on a repoussé les limites là ; [...] la classe mondiale, peut-être même le (la) champion(ne) du monde"...

    La nouvelle maladresse du jour est malheureusement une véritable faute. Je ne sais pas si c'est la meilleure, mais elle se trouve en tout cas sur le podium. Madame Royal, forte de ces certitudes, a tout simplement provoqué un incident diplomatique avec un "pays ami", le Canada.

   En effet, elle a déclaré, lors d'une rencontre avec André Boisclair, le chef du Parti Québécois, qu'elle était favorable à la souveraineté du Québec. Pour qui se prend-t-elle ? Pour le Général de Gaulle ? La comparaison n'a pourtant pas lieu d'être, tant la stature de l'homme du 18 juin, n'a rien de commun avec celle de Ségolène Royal, rebaptisée "Séguignol" par mon ami Anthony Felder.

   Alors que cherchait-elle à faire ? Se donner une certaine contenance face à son déficit manifeste de connaissance dans le domaine très sérieux, des relations internationales ? Tout ceci est lamentable.

   Le plus ennuyeux dans cette histoire reste l'incident causé à l'égard d'un Etat "ami" de la France. Les déclarations du Premier Ministre Canadien, Stephen Harper n'ont pas tardé, estimant que "l'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader (il est gentil là !) étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays". Le message est clair !

   La candidate du PS a d'ailleurs réussi le tour de force de faire l'unanimité contre elle, au Canada, puisque le chef du Parti Libéral Fédéral, parti d'opposition, Stéphane Dion a signalé qu' "on ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démentèlement d'un pays ami".

   Que dirait Ségolène Royal ou Jean-Pierre Chevènement, désormais fervent supporter de la candidate du PS si un "leader" canadien expliquait qu'il était favorable à l'indépendance de la Corse ou de la Bretagne ? C'est évidemment totalement inconcevable. On imagine donc aisément le malaise considérable provoqué au Canada par cette légère et inconsidérée déclaration. 

   Cette incident nous prouve, une nouvelle fois, que Ségolène Royal n'a pas les compétences requises pour être Chef de l'Etat et combien son attitude peut s'avérer dangereuse pour la France. Il lui manque indiscutablement du sérieux, de la reflexion et le recul nécessaire à toute décision importante... En tout cas, ma décision personnelle est prise, quoi qu'il puisse se produire lors de ces élections présidentielles, la candidate du PS Ségolène Royal n'aura pas mon suffrage ! 

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 12:15

   Quel est donc ce fameux "ordre juste" dont nous parle la candidate du parti socialiste Ségolène Royal ?

   "Je rétablis de l'ordre, de l'ordre juste et j'exerce mon autorité juste" a-t-elle déclarée à la presse, le lendemain de la bourde (encore une), qui se voulait être une plaisanterie, d'Arnaud Montebourg. Elle n'a pas faire rire Ségolène Royal semble-t-il et probablement, encore moins François Hollande !

   Dommage pour l'élève Montebourg : Au coin pour un mois ! La maîtresse faisant preuve de "sévéritude" vous a sanctionné.

   N' y a t-il pas deux poids, deux mesures au sein du parti socialiste ? Souvenez-vous, (ici), l'année dernière, Georges Frêche, Président socialiste de la région Languedoc-Roussillon tient des propos scandaleux à l'égard des harkis, qualifiés en public de "sous-hommes". Puis quelques semaines plus tard, ce même individu tient un discours clairement raciste à l'égard des joueurs noirs de l'équipe de France de football. Résultat : il ne sera pas sanctionné, c'est à peine s'il sera suspendu provisoirement de la direction du PS.

   Arnaud Montebourg, lui, fait (semble-t-il toujours) une plaisanterie à l'égard du Premier secrétaire du PS ("Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon") et se fait sanctionner immédiatement, en étant suspendu pour un mois de ses fonctions de porte-parole de Ségolène Royal. (Quel crédibilité aura-t-il quand il reviendra ?) Vous trouvez que c'est de "l'ordre juste" ? Moi non ! Que penser de la logique qui règne au sein du parti socialiste ?

   Tout aussi surprenant, le changement d'avis de Ségolène Royal en 3 jours : le 17 janvier 2007, sur RTL, elle déclare à l'égard des affaires de Georges Frêche : "On peut en rester là". Trois jours plus tard, sur Canal +, changement d'attitude, elle souhaite, cette fois, l'exclusion de Georges Frêche du PS. Une fois de plus, les citoyens-électeurs n'y comprendront rien ! 

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 22:02

   En parcourant internet, j'ai trouvé un site fort intéressant que je voulais vous présenter : http://dsk-revient.over-blog.com. Malheureusement, ce blog, crée le 18 janvier dernier vient de suspendre définitivement, semble-t-il, ces activités aujourd'hui 20 janvier. 2 jours de vie pour ce blog, mais 2 jours d'activités intenses, avec huit articles publiés qui ne font pas vraiment l'apologie de la candidate socialiste, Ségolène Royal.

   Voici un article assez éclairant, rédigé le vendredi 19 janvier et publié par MJS, qui nous montre combien Ségolène Royal ne fait pas l'unanimité dans son camps :

POURQUOI NOUS NE VOTERONS PAS SEGOLENE !

NOUS SOMMES MILITANTS ET SYMPATHISANTS PS MAIS NOUS NE VOTERONS PAS SEGOLENE

                                                              POURQUOI ?????

 

Le parti socialiste a choisi massivement, le 16 novembre 2006, Ségolène Royal comme candidate officielle aux prochaines élections présidentielles. Cette désignation, intervenue à la suite de débats internes, a consacré l’avènement d’une nouvelle façon de faire de la politique, davantage centrée sur la communication que sur le fond. En cela, elle a donné une cruelle leçon de réalisme à tous ceux qui dans son parti n’ont pas su trouver les moyens de dégonfler ce qu’ils appelaient eux-même une « bulle médiatique » : Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, mais aussi Lionel Jospin.

Cette désignation est censée incarner, pour de nombreuses personnes, le renouveau tant attendu de la politique, ardemment souhaité par une majorité de Français. Pourtant, le parti socialiste a probablement commis une erreur historique en faisant de Ségolène Royal sa candidate. Si celle-ci a de sérieuses chances de gagner l’élection présidentielle, elle ne présente pas les qualités requises pour répondre vraiment au désir de changement souhaité par les Français. En d’autres termes, le PS s’est choisi une bonne candidate capable de gagner les élections (ou du moins de ne pas perdre), mais pas potentiellement une grande présidente répondant aux aspirations populaires. Douze arguments confirment cette assertion.

1. Ségolène Royal est énarque. Aux yeux des Français, l’ENA représente, à raison, la main-mise d’une élite sur la vie politique française. Cette école forme évidemment des gens brillants. Mais aucun n’est un idéaliste. Leur formation leur donne des automatismes de pensée similaires. Elle les coupe surtout de la réalité, quand bien même certains d’entre eux l’auraient côtoyée auparavant de près. On ne doit pas gérer l’Etat comme un haut-fonctionnaire, même compétent. L’affaire récente de l’ISF rappelle malheureusement qu’elle ne côtoie la réalité des couches populaires que très indirectement.

2. Elle est cumularde. Ségolène Royal cumule aujourd’hui deux mandats majeurs. Elle est présidente de région et député des Deux-Sèvres. Chacune de ces deux fonctions ne nécessite-t-elle pas un engagement à plein temps ? D’ailleurs, les rémunérations de chacune de ces deux fonctions sont très élevées, ce qui prouve bien qu’elles impliquent un engagement complet et permanent.

3. Elle est absentéiste. Depuis son entrée en campagne, Ségolène Royal déserte par exemple l’Assemblée Nationale, alors qu’il eût été honnête de laisser sa place (et la rémunération qui va avec) à son suppléant. Mais bien avant son entrée en campagne, Ségolène Royal a surtout brillé à l’Assemblée par son manque d’implication : le nombre de questions orales, écrites, mais aussi la participation active aux commissions sont des éléments révélateurs du travail d’un parlementaire. Or, dans tous ces domaines, Ségolène Royal se trouve dans les abysses du classement des députés. Redonner tout son sens à la valeur travail, cela commence d’abord par être soi-même exemplaire.

4. Elle a montré des signes d’incompétence. Lors du débat sur le traité de constitution européenne, elle avait suscité l’étonnement général (même dans le camp du « oui ») en expliquant qu’elle serait obligée de privatiser les cantines des lycées de sa région si le non l’emportait… Même dans les domaines qu’elle est censée le mieux maîtriser, elle prononce de graves inepties. A Lens, en septembre 2006, l’ancienne ministre de l’environnement a ainsi expliqué de façon décomplexée que les OGM seraient un danger pour les fœtus. Aucune étude scientifique n’a jamais avancé le moindre début de preuve allant en ce sens. De même, dans son intervention à Angers sur l’éducation, l’ancienne ministre déléguée à l’enseignement scolaire y affirmait que les professeurs exerçaient « 17 heures » de cours. Aucun professeur du secondaire ne bénéficie aujourd’hui d’un tel statut.

5. Elle a connu quelques déboires judiciaires. En décembre 1998, Ségolène Royal est condamnée par le conseil des prud’hommes de Niort à régler à son ancienne assistante parlementaire et à deux secrétaires des compléments de salaires, pour les avoir fait travailler sans les rémunérer pendant la campagne législative qui a suivi la dissolution de 1997 dans sa circonscription du département des Deux-Sèvres. Cette affaire va aujourd’hui rebondir car les deux principales plaignantes ont obtenu gain de cause pour que l’affaire soit rejugée par la cour d’appel de Rennes. Cela ne cadre pas vraiment avec ce qu’elle appelle l’ordre juste.

6. Elle est soutenue par tous les cadres du PS ayant été impliqués dans des affaires ayant nui à la réputation du parti : Jacques Mellick (recordman du trajet Bethune-Paris), Roland Dumas (ancien ministre impliqué notamment dans l’Affaire Elf), Georges Frêche (surnommé par certains le « Ceausescu du Languedoc-Roussillon » et auteur récent d’un dérapage sur l’équipe de France de football ...). Elle est donc la candidate du « système », ce que l’extrême-droite va s’empresser d’exploiter. Notons aussi qu’elle est soutenue par les représentants de la gauche caviar, les rois du parachutage et les adeptes du retournage de veste…

7. Elle semble parfois prendre des positions qui peuvent faire le lit du populisme et de la démagogie. Là encore, les exemples sont nombreux. Alors qu’elle était ministre déléguée à l’enseignement scolaire, elle a injustement sali la mémoire d’un enseignant d’EPS qui s’était suicidé après avoir été accusé à tort de pédophilie. Elle voulait ainsi s’offrir une vitrine médiatique. Bernard Hanse, le professeur incriminé, n’était plus vivant pour se défendre de la calomnie de la ministre, mais la justice prouva ensuite son innocence. De même, interrogée sur l’entrée de la Turquie dans l’UE, elle répliqua « mon opinion est celle du peuple français … ». Enfin, elle vante les mérites de sa campagne axée sur la démocratie participative. Son livre, qui était censé présenter la synthèse des contributions, ne sera jamais achevé. En 8 mois, il n’a pas dépassé deux chapitres, complètement creux.

8. Elle n’a pas de ligne politique claire : Lors de sa prestation dans l’émission « Ripostes » dimanche 17 décembre, elle a eu le droit d’avoir une heure trente d’antenne sans proposer la moindre mesure concrète. Par ailleurs, d’aucuns la qualifient de « girouette politique ». L’expression, exagérée et un insultante trouve malheureusement dans l’actualité des arguments. Son voyage au Proche-Orient a dérouté plus d’un analyste politique. Elle est d’accord avec le Hezbollah, puis deux jours plus tard d’accord avec l’Etat Israël concernant la construction du mur en Cisjordanie. Elle dénonce les survols d’avion israéliens du Sud-Liban en s’adressant aux soldats de la FINUL, avant de dire deux jours plus tard auprès des dirigeants israéliens que ces vols sont totalement justifiés.

9. Elle n’est pas en mesure de tarir le vote d’extrême-droite en France. Malgré la candidature Royal et bien qu’étant à 6 mois des élections, Jean-Marie Le Pen est au plus haut dans les sondages. Si elle atteint moins de 25% au premier tour, on pourra alors vraiment parler de contre-performance. La gauche a normalement tout pour gagner : un bilan de la droite désastreux, et surtout une division des forces de gauche beaucoup moins importante qu’en 2002. En outre, elle ne semble pas en mesure non plus de susciter un vote d’adhésion massif et d’aller chercher les abstentionnistes et non inscrits.

10. Elle donne l’impression d’être complètement déconnectée de la vie réelle des Français. Imaginez-vous sérieusement Ségolène Royal prendre le métro, faire ses courses, … ? Demandez-lui le prix d’un ticket de métro, le montant du R.M.I. ou même le montant du SMIG. On aurait de malheureuses surprises.

11. Elle prend les couches populaires pour des demeurés, ayant à leur égard une attitude maternelle profondément offensante. Un seul exemple : elle demande aux militants et cadres de son parti de ne plus parler de « pouvoir d’achat », mais de « vie chère » pour mieux s’adresser au « peuple ». Trois objections peuvent être formulées quant à cette démarche. Primo, les politiques ont-ils réellement à reprendre des slogans publicitaires habituellement utilisés par Auchan ou Leclerc ? Deuxio, les Français des couches populaires ne sont pas si idiots au point de ne pas comprendre ce que signifie « pouvoir d’achat ». Je baigne dans un milieu ouvrier et agricole. Tout le monde autour de moi comprend tout à fait ce que signifie « pouvoir d’achat » : il n’est nul besoin d’être énarque pour comprendre ce terme. Enfin, cette notion de vie chère est une aberration. Ségolène Royal vante les modèles scandinaves. En Norvège, la vie est beaucoup plus chère qu’en France. Les Norvégiens y trouvent-ils à redire ? Non, car leur pouvoir d’achat leur permet de vivre confortablement. Alors, au nom de la vie chère, doit-on aligner la France sur les pays africains, où la vie est bien moins chère ?

12. Elle ne tolère pas la contradiction. Or, lorsque l’on dispose d’une autorité, il convient de ne pas en abuser. A certains qui l’ont critiqué (politiques comme F. De Panafieu ou journalistes comme S. Bern), elle leur a répondu « je ne suis pas prête de l’oublier », faisant écho à un célèbre « je m’en souviendrai » de Jean-Marie Le Pen lancé à un gendarme en Corse il y a quelques années… Quant à ses malheureux concurrents du débat interne, malgré les 40% qu’ils pèsent dans le parti, ils seront éclipsés dans les mois à venir, pour ne pas dire placardisés. On peut craindre qu’elle refusera de participer à des débats télévisés dans les mois à venir, prétextant de ne pas vouloir débattre notamment avec Jean-Marie Le Pen (utilisant l’argumentaire de Jacques Chirac en 2002). Pour Ripostes, elle a refusé de débattre avec plusieurs députés UMP, dont Valérie Pécresse.

Face à tous ces arguments, les partisans répondent d’une seule voix : c’est une femme, qui a « rencontré le peuple » et qui incarne d’après les sondages un renouveau. L’indigence du raisonnement des partisans de Ségolène Royal témoigne soit du profond désenchantement qui affecte l’électorat de gauche, soit, pour les cadres du parti, d’une soif insatiable de pouvoir. J’attends d’ailleurs, point par point, qu’on réfute les douze arguments que je viens d’avancer.

NOUS penSONS qu’un parti doit tout faire pour défendre ses idées, quitte à ne pas gagner. Certains ont préféré vendre leur âme au diable pour conserver les privilèges de leurs fonctions. Il vaut mieux perdre avec les honneurs plutôt que gagner en piétinant ses convictions. Les Français souhaitent chez leurs représentants politiques de l’honneur, de l’humanité, de la générosité, de la droiture, de l’honnêteté, mais aussi de la compétence et de la clairvoyance. Cela, le Parti Socialiste ne l’a pas compris.

   Qui dit mieux ? La lecture de cet article me permet de penser qu'il y a encore au sein du parti socialiste, des personnes qui voient la réalité politique tel qu'elle est et qui ne sont pas aveuglés par la candidature gadget de la femme, Ségolène Royal.

   Il y a et il y a eu, par le passé, des femmes de grande valeur en politique, je pense notamment à Simone Veil. Mais pour Ségolène Royal, chaque jour nous montre un peu plus ses limites. Comme je l'ai déjà dit dans un autre article, le réveil sera très dur, rue de Solférino !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 18:23

      "Je n'aime pas les riches", "Je n'aime pas les riches" disait François Hollande, le 11 juin 2006, dans l'émission "A vous de juger" d'Arlette Chabot, lors d'un échange avec Michèle Alliot-Marie. Souvenez-vous :

 
      Outre le fait que l'on s'aperçoit que les socialistes (avec ici le premier d'entre eux) en sont toujours restés au XIXème siècle et à la théorie de la lutte des classes, il est regrettable qu'un responsable politique de premier plan comme l'est Monsieur Hollande, exprime aussi ouvertement son dégoût pour une partie de la population française. On comprendrait mal alors, si la candidate socialiste, Ségolène Royal parvenait à la fonction suprême, comment elle pourrait incarner la "Présidente de tous les Français".
 
   Ensuite, chacun notera la formidable hypocrisie et surtout l'extraordinaire malhonnêteté, dans la bouche du "compagnon" de Madame Royal : "Je n'aime pas les riches"... mais j'en suis un ! Il aurait pu rajouter : "Je connais la misère, mais celle d'en Haut !". Cette attitude est indigne du responsable d'un parti qui se veut défenseur des couches populaires ! 
 
   Si vous n'étiez pas encore informés, sachez que Monsieur Hollande et Madame Royal sont des contribuables qui payent l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) ! Avec un patrimoine de près d'1 million d'euros quand même ! Ils vont avoir du mal à nous faire croire qu'ils font partie de la fameuse "France d'en-bas".
 
   C'est tout simplement le retour de la gauche des années 80 ; c'est le retour de la gauche caviar. Celle qui fustige la France des riches contre la France des pauvres. Celle qui roule en voiture de luxe, mais qui pour se donner bonne conscience jette l'opprobre sur une partie de la population (si on est riche, on est quelque part forcément malhonnête) et lance des promesses toujours plus inconsidérées aux Français les plus modestes.
 
   Après, comment s'étonner que nombre de Français soient scandalisés par le monde politique en général et se détournent de leur devoir électoral.
   
  La seule question que l'on peut désormais se poser reste la suivante : Quelle crédibilité les personnes les plus modestes pourront-elles accorder au tandem Hollande - Royal pour résoudre leurs problèmes, après de telles révélations ?
Par Arnaud Clément - Publié dans : Politique
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