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Le Président de la République Nicolas Sarkozy en déplacement à Châteauroux

Publié par Arnaud Clément sur 28 Janvier 2009, 15:47pm

Catégories : #Châteauroux36

   Le Président de la République était donc présent hier, comme annoncé la veille par l'Elysée, à Châteauroux. Arrivé en fin de matinée sur l'Aéroport de Châteauroux-Déols, il s'est rendu rapidement sur le site de la Malterie au nord de Châteauroux où il a visité l'entreprise PGA Electronic.

   A la fin de cette visite, le Chef de l'Etat s'est exprimé devant les salariés de l'entreprise avec à ses côtés, le Président de PGA Electronic, Jean-François Piaulet. Jean-François Piaulet dont Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat à l'emploi explique sur son blog qu'il est "un vrai gars de terrain, enthousiaste comme pas croyable : plein d'energie, allant parfois jusqu'à couper la parole au president, rires !". Ajoutant ensuite : "Au début ça a déconcerté le PR mais ça l'a beaucoup fait rire à la fin, il conclut en disant : je vais rentrer en disant a Carla que j'en ai trouvé un pire que moi, elle va pas me croire !"

   Pour la deuxième partie de sa visite dans la préfecture de l'Indre, le Président de la République s'est rendu à Belle-Isle, dans le centre de Châteauroux où plusieurs centaines de personnes l'attendaient pour une table ronde consacrée aux "mesures de soutien à l'emploi". Entouré de Christine Lagarde, Ministre de l'économie, de Luc Chatel, Secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation et de Laurent Wauquiez, Nicolas Sarkozy a écouté des chômeurs, des responsables d'entreprises, puis a expliqué la politique menée par le gouvernement. Il a fait de la pédagogie devant les salariés, les entrepreneurs et les élus présents.

   Il en a profité pour annoncer concernant la lutte contre le chômage, que Châteauroux allait faire partie des 25 bassins d'emplois bénéficiant de l'extension des contrats de transition professionnelle (CTP), un dispositif expérimenté depuis deux ans dans quelques villes, qui permet une meilleure prise en charge des personnes victimes d'un licenciement économique. Le Chef de l'Etat a par ailleurs expliqué que des "mesures structurelles" pour l'automobile, seraient prises dans la "première quinzaine de février", ajoutant qu'il n'y aurait "pas un centime d'argent public" s'il n'y avait "pas en contrepartie des engagements clairs de nos constructeurs" sur l'absence de délocalisations, et même sur des relocalisations... Voilà pour le fond : des annonces qui je l'espère, permettront de lutter efficacement contre le chômage et la crise.

   Pour le reste, une nouvelle fois, je regrette que Nicolas Sarkozy s'acharne contre ses prédécesseurs, notamment Jacques Chirac dont il fut à plusieurs reprises, le ministre. Alors que j'avais déjà expliqué ici combien les attaques du Chef de l'Etat vis-à-vis de son prédécesseur, étaient bien peu dignes de la fonction qu'il occupe aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a expliqué une nouvelle fois que s'il "doit écouter tous ceux qui se plaignent, à l'arrivée, je vais faire comme beaucoup d'autres avant moi... pas grand chose". Ajoutant ensuite que les problèmes "avaient été laissés sous le tapis", les abandonnant "aux autres qui viennent après".

   Ensuite, j'ai été surpris et même choqué par le déploiement de force aux abords du site de Belle-Isle. Evidemment, le déplacement d'un Président de la République nécessite une sécurité irréprochable, c'est l'évidence. Mais la fermeture totale de l'avenue Marcel Lemoine et l'installation de barrières, disposées devant les véhicules de police, fermées aux extrémités par de nombreux CRS, tranchaient avec la venue en mai 2002 à Châteauroux, du Président Jacques Chirac qui avait eu un véritable contact avec la population.

   Par ailleurs, si chacun se doit de respecter le Chef de l’Etat, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd'hui, il suffit de lire ici ou là certains propos, l’attitude de Nicolas Sarkozy durant la table ronde, essayant de manifester une proximité avec ceux qui l’interrogeaient et ainsi, d’éviter peut-être quelques questions contrariantes, en les appelant par leurs prénoms m’a semblé quelque peu inconvenante.

   Au final, une visite présidentielle qui, je l’espère, permettra de faire avancer de nombreux projets dans notre département, comme le TGV, où le nécessaire développement de l’Aéroport de Châteauroux-Déols évoqué par le Chef de l'Etat. C'est à mes yeux le plus important.

   Enfin, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer Nicolas Sarkozy dans notre département. Il m’avait alors semblé plus chaleureux et faisant preuve de moins de hargne à l’égard des autres. Mais c’était en juin 1997 et il n’était pas à l’époque Président de la République. Peut-être est-ce le poids des responsabilités qui, personne n'en doute, sont colossales.

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Philippe Sage 28/01/2009 22:45

Oui. Il a dit qu'il allait écouter et .. en tenir compte.Or deux jours plus tôt, il disait : "J'écoute, mais .. je n'en tiens pas compte."Entretemps, un sondage CSA nous apprit que 69% des français soutenait le mouvement de demain, jeudi.Opportuniste, notre Président ?Ou, a-t-il encore changé ?On ne respecte que celui (ou celle) qui ne se parjure pas.On ne respecte que celui (ou celle) qui ne nous trahit pas ("le problème en France, ce sont les salaires qui sont trop bas. Le problème, c'est le pouvoir d'achat" disait-il lors de sa campagne présidentielle).Et comme il le dit, si bien, notre chef de l'Etat : "je n'ai pas moins de droits ni de devoirs que quiconque."Comprendre qu'il n'est pas au-dessus des lois, ni exempt de caricatures.Car, nous avons le Droit ET le devoir de le caricaturer. Il est même d'accord, vu qu'il déclara ("procès des caricatures de Mahomet) :"Je préfère un excès de caricatures que pas de caricatures, du tout."Autre chose :Toutes les présumées démonstrations de Nicolas Sarkozy relève du sophisme. C'est insupportable.Ah .. Comme on est loin des brillants discours et argumentaires de De Gaulle ou Mitterrand.Sarkozy (comme Royal) parle comme "les gens".Lui, qui cita Jaurès, ne l'a donc pas lu.Jaurès disait que justement un responsable politique, pour être respecté, ne doit pas parler comme le peuple.Jamais un De Gaulle ou un Mitterrand ne se seraient "abaissés" à répondre aux invectives de la foule (qu'ils ont eux aussi connues) par des "Casse-toi pauvre con !" ou des "Descends un peu le dire ici, si t'es un homme !"Jamais, en tant que président de TOUS les français, De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, ne seraient allés à un Congrès de leur Parti d'origine, comme l'a fait à trois reprises, Nicolas Sarkozy, et récemment à la Mutualité.Et quand il demande, lors de ses voeux aux forces de l'ordre, de ne pas tutoyer les citoyens ("pas de familiarités, pas de tutoiement ...") encore faudrait-il qu'il montrât l'exemple ("Casse-toi pauvre con !" ... "Descends un peu le dire ..") !Je ne peux respecter quelqu'un qui me dit :"Casse-toi pauvre con".En réalité, Nicolas Sarkozy a une revanche à prendre. Il la prend. Mais en quoi cela me concerne-t-il ?53,06% des français ont voté pour lui ?Je sais.Ca ne veut pas dire que je dois me taire, tout en respectant le scrutin.Moi je n'insulte pas cet homme, je le critique car c'est mon Droit ET mon devoir.Bonjour chez vous.

Arnaud Clément 29/01/2009 12:56



Je suis d'accord avec vous, Nicolas Sarkozy n'est pas "au-dessus des lois". Mais il est Président de la République. A ce titre, il convient de le respecter.

Et la question n'est pas de le "caricaturer", car en général, cela ne sert pas à grand chose, mais au contraire, il faut l'écouter et ainsi, il est possible d'analyser, de
critiquer sa politique et ensuite, de faire d'autres propositions. Critiquer n'est pas "caricaturer".

Pour le reste, je ne reviens pas sur des critiques déjà formulées ici.

Cordialement.



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