Le Blog d'Arnaud Clément

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De l'Ethique, encore de l'éthique, toujours de l'éthique !

Publié par Arnaud Clément sur 17 Février 2011, 21:29pm

Catégories : #Gaullisme

   Il y a quelques jours un ami, reprenant le titre que je donne à cet article, me faisait remarquer que mon discours sur l'éthique et donc sur le respect de certaines valeurs morales, que chacun devrait avoir dans le cadre de l'exercice d'une fonction était manifestement excessif. Je ne le crois pas.

   N'est-ce pas faire preuve de bon sens que de demander toujours davantage d'éthique en politique ? Est-ce condamnable que de souhaiter un respect de certaines valeurs, que personne ne devrait mettre dans sa poche quand cela l'arrange ? Aujourd'hui, la politique est déconsidérée en grande partie par le manque d'intégrité que devrait s'imposer les dirigeants. Et cela, à tous les niveaux, que ce soit au sommet de l'Etat comme à l'intérieur des collectivités. Dans ce domaine, j'estime qu'il faut être intransigeant et que l'on ne peut tolérer des conduites inacceptables.

Nicolas-Sarkozy-02.jpg   Au sommet de l'Etat, celui qui souhaitait en 2007, "une République irréprochable", expliquant que le Président de la République, "ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan", et ajoutant : "Je veux que les nominations soient irréprochables", a connu quelques ratés, lors du passage entre le discours et les actes. De la nomination de ses proches à la tête de grandes entreprises comme en 2009, celle de l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol, à la tête du réseau Banque Populaire - Caisse d'Epargne, à la tentative de placer la même année, un jeune de 23 ans, ayant un modeste diplôme (Bac +1) et sans expérience particulière, et qui avait pour seul "mérite" celui d'être le fils du Président, à la tête de l'EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense), soit le plus grand centre d'affaires de France nous ont prouvé qu'en matière de nominations, Nicolas Sarkozy était loin d'être "irréprochable". Que dirait-on si dans une collectivité, un élu ou un directeur de cabinet profitait de sa situation pour faire embaucher plusieurs membres de sa famille ? Et quelle serait alors sa crédibilité auprès des autres ? Tout cela est inadmissible.

   De la même manière, concernant la Légion d'Honneur qui est, je le rappelle, la plus haute décoration française, récompensant "les mérites acquis par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et ce, dans tous les secteurs d'activité du pays", ne devrait-elle pas être remise avec une plus grande indépendance d'esprit ? Est-il normal de constater que des copains, des proches du Président de la République soient élevés, en nombre important à cette distinction ? Etre copain du Chef de l'Etat pour obtenir ce que l'on ne peut plus assimiler que comme une simple récompense ! Et remise non pour services rendus à l'Etat, mais à une équipe, ce qui est scandaleux.

   Nicolas Sarkozy avait beau répéter que le Président de la République n'était l'homme ni d'un parti, ni d'un clan. Sauf que depuis qu'il est Chef de l'Etat, il ne s'est jamais privé de se déplacer lors des grandes manifestations organisées par et pour l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP). Comment, dans ces conditions, peut-on affirmer être le Président de tous les Français ? Aucun de ses prédécesseurs n'avaient osé agir ainsi. Même le Président Mitterrand n'est retourné rue de Solférino, que le jour de son départ de l'Elysée en mai 1995.

   Je n'évoquerais pas certains ministres et particulièrement le voyage de Michèle Alliot-Marie en Tunisie en décembre dernier qui, avec ses multiples rebondissements, où se mêlent omissions et contradictions, a définitivement perdu toute crédibilité pour porter efficacement la voix de la France à l'étranger.

Charles-de-Gaulle-04.jpg   Loin de moi l'idée de faire à qui que ce soit une leçon de gaullisme, mais tout de même, souvenons-nous que le Général de Gaulle savait se montrer exemplaire. A l'Elysée, c'est lui qui payait les factures d'EDF ou de téléphone sur son compte personnel et sa femme payait les goûters pour ses petits-enfants. Qu'en est-il aujourd'hui ? Le mot "intégrité" peut-il encore être de nos jours d'actualité partout ?

   A mon modeste niveau, j'essaye de ne jamais transiger avec ces valeurs de droiture et d'intégrité. Ainsi, je n'utilise qu'exceptionnellement un véhicule municipal et uniquement pour des déplacements de longue distance, ce qui se produit rarement plus d'une fois par an, comme en octobre dernier, quand je me suis rendu à Pau, pour le Congrès national des Conseils d'Enfants et de Jeunes. Je bénéficie quelquefois de places pour telle ou telle manifestation, dans lesquelles je me rends et où il m'arrive de représenter la municipalité ou alors, j'en fais bénéficier d'autres Castelroussins. Je me souviens de cet agent municipal qui, en décembre dernier, me conviait à assister avec mon fils au spectacle donné à l'occasion de Noël pour les enfants du personnel de la Ville de Châteauroux. Evidemment, j'ai refusé, mon fils ne faisant pas partie des enfants du personnel municipal. Ce n'était pas sa place.

   Dans les jurys de recrutement il convient, je le crois également, de faire preuve d'une grande impartialité. On ne peut se permettre de faire perdre du temps aux candidats qui espèrent et aux membres du jury qui doivent faire un choix serein. Il y a quelques mois, lors d'un jury que j'avais l'honneur de présider, j'ai eu la lourde tâche de juger plusieurs candidats pour un recrutement de trois personnes. Il s'est avéré que je connaissais l'un des candidats. J'ai fait en sorte que cette personne soit jugée comme toutes les autres, demandant à la fin des entretiens, l'avis de chacun des membres du jury. Ce n'est qu'ensuite que j'ai expliqué connaître cette personne, afin que cette information ne joue ni en sa faveur (ni en sa défaveur) et que j'ai pu alors donner mon sentiment. Si cette candidate a été au final retenue, ce fut pour ses compétences et la qualité de son intervention face au jury et non parce qu'elle me connaissait. Et si les membres du jury ne l'avait pas placé dans les trois personnes à retenir, cette candidate n'aurait pas été recrutée.

   Je ne prétends pas être parfait dans la conduite qui est la mienne, mais j'essaye d'être pourtant dans ce domaine, le plus irréprochable possible. Car les élus doivent toujours avoir à l'esprit que s'ils sont élus, c'est avant tout pour servir et non pour se servir.  

   Alors oui, il faut faire preuve d'éthique dans la manière d'agir, dès lors que l'on occupe une fonction, partout, dans les entreprises, dans la fonction publique, mais surtout en politique. De l'éthique, encore de l'éthique, toujours de l'éthique, ce pourrait être un slogan ; ce doit être une feuille de route pour tous.

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Mélanie 18/02/2011 17:51



Entièrement d'accord avec toi ! Sur toute la ligne...


Avec un discours comme celui-ci et en plus te connaissant, moi, je vote pour toi en 2012 :-)



Arnaud Clément 18/02/2011 19:13



Merci Mélanie !
Je n'avais rien prévu jusque là pour 2012, mais les choses évoluent si rapidement... 
Bonnes vacances.



APCC 18/02/2011 14:13



Rien de plus à ajouter... et surtout ne jamais rien changer. Bravo Arnaud.



Arnaud Clément 18/02/2011 16:28



Merci ! Je n'en ai pas l'intention.



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