Le Blog d'Arnaud Clément

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Ouverture du Sommet de Copenhague sur le Climat

Publié par Arnaud Clément sur 6 Décembre 2009, 23:20pm

Catégories : #Actualité

   Aujourd'hui, s'ouvre au Danemark, à Copenhague, un sommet international sur le climat. Des représentants de près de 200 pays seront réunis, jusqu'au 18 décembre prochain, afin d'essayer de répondre à un objectif majeur pour la Terre et pour les Hommes : éviter une augmentation de la température moyenne de plus de deux degrés. Face au réchauffement climatique, face à ce défi majeur pour notre planète, espérons que le bon sens l'emportera.

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Tristan M 20/12/2009 23:00



Copenhague est un échec. Et après. Qui s'attendait à autre chose ? Que pouvait-on attendre d'autre des gouvernements actuels et des situations socio-économiques actuelles ? Les États Unis, pays
monde, n'a jamais suivi et ne suivra jamais le reste du monde, l'autre monde. La Chine et l'Inde qui explosent maintenant qu'ils suivent en bons élèves le système économique occidental ne
pourront pas adhérer avant longue date à une bifurcation globale de ce même système. Les pays en voie de développement n'ont pas les moyens de se poser la question. Il reste donc l'Europe qui
semble être proche de l'exploit. Mais il faudrait davantage de maturité à la communauté européenne. Actuellement, l'Europe n'est pas autre chose que « les pays de l'europe ». La
communauté européenne n'existe pas, alors comment aboutir à un accord commun d'une utopique communauté mondiale ? C'est essentiellement du temps perdu et de l'image médiatique pour les
politiques. La politique ne sauvera pas le monde pour la simple et bonne raison qu'elle n'en a pas la vocation. L'action de la politique s'arrête là où commence le pouvoir qu'elle s'octroie. La
politique a plus à faire en s'évertuant à rester au pouvoir qu'à sauver la planète. Alors comment faire face à un phénomène qui dépasse les gouvernements et qui n'est plus de la compétence du
pouvoir politique ?


Rien, si l'on pense que ce qui doit arriver arrivera. Le fatalisme a sans doute de bons jours devant lui. Mais dans des pays comme la France où plus de 90% de la population a reçu une éducation
censée lui permettre de comprendre les causes et leurs conséquences on est en droit de s'attendre à autre chose qu'une simple fatalité.


Le plus consternant c'est que ce n'est pas la technologie qui est à l'origine du bouleversement climatique, mais l'utilisation que nous en faisons. Et c'est justement la technologie qui pourrait,
qui peut, nous permettre de réagir face à l'ampleur des dégâts. L'humanité n'a jamais possédé autant de solutions pour agir en faveur du plus grand nombre. Ce qui l'en empêche, c'est encore une
fois la politique, et surtout la tradition politique qui est de maintenir un ordre établi, à savoir la domination d'une minorité sur une majorité par le truchement d'une mécanique bien huilée.
Tant que nos gouvernements gouverneront non pas pour nous apporter le meilleur mais pour se garder le meilleur il n'y aura pas de progrès social. Nous entendons par progrès social, non pas que le
citoyen moyen d'aujourd'hui ait plus que le citoyen moyen d'hier, c'est une évidence, mais qu'il n'y ait plus de citoyen moyen. C'est à dire que le progrès (technologique, mais aussi
intellectuel) soit partagé par tous. Humainement rien ne justifie que deux pourcent des personnes adultes, soit bien moins de un pourcent de la population mondiale, possède plus de la moitié des
richesses. Encore une fois, seule la politique le justifie !


S'il n'y a rien à attendre des gouvernements, des états, des politiques quelqu'elles soient, faut-il pour autant retomber dans le fatalisme ? Notre éducation ne nous permet-elle pas d'accéder
individuellement à autre chose que la fatalité ? Notre éducation ne nous sert-elle qu'à produire et à consommer de l'inutile ? Notre éducation ne peut-elle nous permettre à titre individuel de
réagir, et d'agir ? Notre éducation qui est loin d'être égalitaire reste la chose la mieux partagée dans la société occidentale, c'est pourquoi nous pensons que c'est le seul levier sur lequel
chacun puisse s'appuyer (et doit relever) pour prendre conscience du problème qui se pose à l'humanité. Le problème du réchauffement climatique est un problème mondial dans le sens global. C'est
à dire qu'il englobe tous les autres problèmes, les problèmes de l'individu, les problèmes du groupe, de la communauté, de la société, de l'état, d'un ensemble d'états, d'un continent, etc. Or,
pour que l'action soit mondiale, il faut que chaque état réagisse, pour que chaque état réagisse il faut que chaque société qui le compose réagisse, pour que chaque société réagisse il faut que
les communautés réagissent, pour que les communautés réagissent il faut que les groupes réagissent, et pour que les groupes réagissent il faut que les individus réagissent. Et que faut-il pour
qu'un individu réagisse ? une prise de conscience de sa place dans le monde. C'est à ce prix, c'est à dire au prix d'un effort intellectuel d'une prise de conscience individuelle et collective
(dans le sens « tous ensemble »), que nous pourrons agir rapidement et humainement (c'est l'enjeu principal) en faveur du climat.






Arnaud Clément 20/12/2009 23:32



Il y aurait beaucoup à dire. Je m'arrête sur un point : il me semble que vous confondez souvent dans votre propos les termes "politique" et "économique". La politique doit
être pensée comme une solution pour résoudre les problèmes et non comme un frein.



Orange 07/12/2009 20:23



Bins des mails hackés du CRU, légèreté des méthodes du GIEC : un coup de froid sur Copenhague ?

C'est la question posée sur le portail suisse Pnyx.com

Après des années de montée en puissance des alertes aux accents apocalyptiques du GIEC quant au réchauffement climatique et à l'heure où s'ouvre un sommet exceptionnel, tant par sa taille (192
pays) -, que par ses enjeux (rien de moins que le modèle de gestion des activités humaines pour la survie de la planète) un grain de sable va t'il gripper cet immense évènement ?

Il y a deux semaines, des hackers ont publié des milliers de courriels et documents échangés entre des climatologues du Climat Research Unit (CRU) et leurs homologues du monde entier, dans le cadre
de leurs travaux pour le GIEC. Ces données  révèlent que ces climatologues estiment que leurs propres travaux ne sont pas concluants, discutent de la manière de dissimuler des désaccords entre
eux afin de présenter une position "unifiée" du changement climatique, etc. Leur authenticité a été confirmée et Phil Jones, le directeur du CRU, a démissionné. Le Met Office (principal organisme
de la science du changement climatique sur laquelle l'ONU repose son appréciation sur le réchauffement) a admis que la confiance du public, sur la réalité scientifique des causes anthropiques du
réchauffement global, a été bouleversée par cette publication et prévoit de réexaminer les 160 ans de données sur la température. La nouvelle analyse des données prendra trois ans.

La question posée sur Pnyx: http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/449 porte sur l'éventuelle influence que vont avoir ces révélations sur les débats de Copenhague et, en relançant le débat, permet
d’observer dans le détail les méthodologies déployées par les scientifiques du CRU, en donnant accès à l'ensemble des documents à l'origine de ce qu'il faut désormais appeler le "Climategate" ou la
confusion des genres: science, idéologie ou politique ?



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