Arnaud Clément - Le Blog

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Sénatoriales 2011 : Le Sénat bascule à gauche !

Publié par Arnaud Clément sur 26 Septembre 2011, 08:29am

Catégories : #Politique

2011 - Elections Sénatoriales   Charles de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et même François Mitterrand n'y étaient pas parvenus. Là où ils ont échoué pendant des dizaines d'années, Nicolas Sarkozy a, lui, parfaitement réussi : le Sénat bascule à gauche.

   Ce ne devrait pas être une surprise : après la défaite aux Européennes de 2009, après la défaite aux Régionales de 2010, après la défaite aux Cantonales de mars 2011, la défaite aux élections Sénatoriales de septembre 2011 n'est qu'une suite logique. Et comme à l'UMP, il semble que l'on prend goût à la défaite...

   Mais le plus grave reste qu'une fois encore, les responsables sarkozystes ferment les yeux sur ce basculement. Quand Jean-Pierre Raffarin pronostiquant au passage la victoire de l'UMP Gérard Larcher à la tête du Sénat alors que la gauche dispose d'une majorité absolue, explique ce matin, que "le vainqueur de septembre n'est pas le vainqueur de mai", l'ancien Premier Ministre semble oublier que depuis quelques scrutins, il s'agit du même "vainqueur", même si l'élection présidentielle reste un rendez-vous démocratique particulier, différent des autres élections.

   Quand Roger Karoutchi, à qui on demande ce matin si Nicolas Sarkozy a une responsabilité dans l'échec de la droite, ose répondre "Non, pas dans les Sénatoriales", on s'aperçoit bien que malgré les différents revers successifs, l'UMP cherche toujours à nier l'évidence de l'échec d'une politique que les Français et leurs élus locaux ne comprennent plus. Comme en 2009, comme en 2010 et comme en mars 2011, Nicolas Sarkozy et l'UMP ne sont pas responsables de grand chose. A quand une véritable autocritique ?

   Est-ce que les échecs successifs ne sont pas suffisants ? Est-ce que ce coup de tonnerre que constitue le basculement à gauche de la Haute Assemblée ne peut être considéré que comme une "forte poussée de l'opposition" dont la seule cause serait "les divisions de la majorité", comme l'a déclaré le Premier Ministre François Fillon ? Mais réveillez-vous !

   Car le temps de cette nécessaire autocritique, de ce regard objectif sur ce qui se passe sous nos yeux viendra forcément. Il est inévitable. Mais compte-tenu de l'autisme ambiant à droite, ce ne sera vraissemblablement pas avant l'été 2012. Et il sera alors probablement trop tard, pour cette droite dans laquelle les Français sont de moins-en-moins nombreux à se reconnaître.

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