Voici le discours de Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République, prononcé dimanche, à l'occasion du lancement de sa campagne pour l'élection présidentielle, au Théâtre du Gymnase à Paris :
Discours de Nicolas Dupont-Aignan pour une France Libre.
par dlrtv
A voir et à revoir, l'excellente prestation du Président de Debout La République et candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain, Nicolas Dupont-Aignan, lors de son passage samedi dernier sur France 2, dans l'émission de Laurent Ruquier :
Nicolas Dupont-Aignan - On n'est pas couché - 21 janvier
2012.
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos
armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas
limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les
souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans
l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Il y a quelques semaines, j'ai eu le plaisir de
lire le dernier ouvrage de Marie-France Garaud, Impostures politiques, paru chez Plon, dans la collection "Tribune libre", en septembre dernier. Un livre plein de bon
sens, dans lequel l'ancienne conseillère du Président Georges Pompidou explique pourquoi la France ne cesse de perdre de sa puissance sur le plan international.
Marie-France
Garaud commence par poser une question : "Comment en sommes-nous arrivés là ?
Nos gouvernants occupent le pouvoir mais ne l'exercent pas. Nul n'en doute, d'ailleurs, hors d'une classe politique absorbée par ses concurrences internes alors que l'Etat fait
naufrage, impuissant à agir, discrédité par les scandales de tous ordres, réduit au simulacre de son ancienne grandeur.
Nous glissons de l'Etat à la société, de la souveraineté à l'identité et du gouvernement à la gestion, refusant de comprendre ce que ce dérapage comporte d'imposture, révèle
d'inconsistance et engendre de dangers.
Depuis la chute du Mur, le monde bouge partout autour de nous et ses bouleversements nous heurtent de plein fouet. Oui, la déglaciation du monde communiste a transformé tous
les rapports de force. Oui, la Chine restaure son empire. Non, l'Europe n'est plus le centre du monde qu'elle fut pendant des siècles. Oui, l'Allemagne y prend la main et ce n'est pas
d'hier.
L'ampleur de ces mutations devrait conduire ceux qui prétendent gouverner à un formidable effort de courage et de lucidité. Chacun constate que ce n'est pas le cas. Cultiver la
rage ou la nostalgie ne servirait à rien. Le plus urgent serait de simplement poser les problèmes... et de garder malgré tout une fragile espérance."
Voici deux extraits de cet ouvrage que j'ai particulièrement apprécié. Tout d'abord, sur le rôle du politique et notamment sur celui qui détient
actuellement le pouvoir : "Quand le terreste - le matériel - ne dispose plus d'une vocation propre à l'élever quelque peu au-dessus du sol et que son niveau
ne dépasse guère celui des pâquerettes, les mots cultes tels "humanisme" ou "droits de l'homme" commencent à sonner singulièrement creux. La morale, démonétisée, n'a plus vraiment cours et l'on
espère seulement que les poncifs médiatiques habituels feront illusion. Le langage, à son tour, se corrompt. A quoi se réduit alors la politique ? A la gestion empirique, au jour le jour, au coup
par coup. Le critère est la réussite : quel que soit son objet, quels que soient les moyens, la fin les justifie. L'étrange est que les politiciens pour qui tout se mesure en productivité,
statistiques et rentabilité, n'aient pas abandonné les cérémonies et symboles évoquant d'autres temps. On n'aura jamais autant salué le général de Gaulle en commémorations que depuis l'abandon de
toutes ses leçons. On n'aura jamais autant invoqué ses principes depuis qu'ils sont tellement oubliés. Ont-ils une telle peur du vide ceux qui se travestissent en des servants d'un culte qu'ils
ne professent plus ? Quand le vertige les saisit, ils parlent de valeurs qu'il convient de maintenir ou même de restaurer. L'ennui est qu'ils en parlent comme de valeurs bousières, en suivent
leur cote dans l'opinion et ses fluctuations, en fonction de quoi ils en déterminent l'importance."
Sur la gauche ensuite : "Une opposition euphorique s'imagine que le temps travaille pour elle, qu'elle va s'installer paisiblement dans la
succession de ceux qui occupent actuellement le pouvoir. Hélàs, elle a gouverné pendant des années et n'a pas laissé le souvenir d'une meilleure aptitude à cette charge. Qu'elle fasse une
brève diversion, on peut le supposer. Qu'elle modifie notre destin, nul n'ose y croire, même parmi ceux qui voteront pour elle. C'est qu'elle a pris presque autant que ceux dont elle se dit
l'adversaire une dérive d'oligarchie, une si large distance avec une démocratie honnête, avec un civisme exigeant, avec les impératifs de la raison claire, bref avec le credo intellectuel et
moral de la République, qu'à la fin tous les ressorts de l'autorité y sont également distendus."
Comme je l'écrivais plus haut, que de bon sens dans cet essai où l'auteur n'hésite pas à rejeter les maladresses, voire les fautes politiques et
diplomatiques du passé, la pratique du pouvoir de ceux qui le détiennent aujourd'hui, mais également l'absence de crédibilité de l'opposition de gauche pour l'avenir. La défaite de
l'UMP et le manque d'enthousiasme à voter à gauche - particulièrement pour le PS - aux dernières élections prouvent que les Français lui donnent raison.
Il y a quelques jours un ami, reprenant le titre que je donne à cet article, me faisait remarquer que
mon discours sur l'éthique et donc sur le respect de certaines valeurs morales, que chacun devrait avoir dans le cadre de l'exercice d'une fonction était manifestement excessif. Je ne
le crois pas.
N'est-ce pas faire preuve de bon sens que de demander toujours davantage d'éthique en politique ? Est-ce condamnable que
de souhaiter un respect de certaines valeurs, que personne ne devrait mettre dans sa poche quand cela l'arrange ? Aujourd'hui, la politique est déconsidérée en grande partie par le manque
d'intégrité que devrait s'imposer les dirigeants. Et cela, à tous les niveaux, que ce soit au sommet de l'Etat comme à l'intérieur des collectivités. Dans ce domaine, j'estime
qu'il faut être intransigeant et que l'on ne peut tolérer des conduites inacceptables.
Au sommet de l'Etat, celui qui souhaitait en 2007, "une République irréprochable", expliquant que le Président de la
République, "ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan", et ajoutant : "Je veux que les nominations soient irréprochables", a connu quelques
ratés, lors du passage entre le discours et les actes. De la nomination de ses proches à la tête de grandes entreprises comme en 2009, celle de l'ancien secrétaire
général adjoint de l'Elysée François Pérol, à la tête du réseau Banque Populaire - Caisse d'Epargne, à la tentative de placer la même année, un jeune de 23 ans, ayant un
modeste diplôme (Bac +1) et sans expérience particulière, et qui avait pour seul "mérite" celui d'être le fils du Président, à la tête de l'EPAD (Etablissement
Public d'Aménagement de la Défense), soit le plus grand centre d'affaires de France nous ont prouvé qu'en matière de nominations, Nicolas Sarkozy était loin d'être
"irréprochable". Que dirait-on si dans une collectivité, un élu ou un directeur de cabinet profitait de sa situation pour faire embaucher plusieurs membres de sa famille ?
Et quelle serait alors sa crédibilité auprès des autres ? Tout cela est inadmissible.
De la même manière, concernant la Légion d'Honneur qui est, je le rappelle, la plus haute décoration française,
récompensant "les mérites acquis par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et ce, dans tous les secteurs d'activité du pays", ne devrait-elle pas
être remise avec une plus grande indépendance d'esprit ? Est-il normal de constater que des copains, des proches du Président de la République soient élevés, en nombre
important à cette distinction ? Etre copain du Chef de l'Etat pour obtenir ce que l'on ne peut plus assimiler que comme une simple récompense ! Et remise non pour services
rendus à l'Etat, mais à une équipe, ce qui est scandaleux.
Nicolas Sarkozy avait beau répéter que le Président de la République n'était l'homme ni d'un parti, ni d'un clan.
Sauf que depuis qu'il est Chef de l'Etat, il ne s'est jamais privé de se déplacer lors des grandes manifestations organisées par et pour l'Union pour un Mouvement
Populaire (UMP). Comment, dans ces conditions, peut-on affirmer être le Président de tous les Français ? Aucun de ses prédécesseurs n'avaient osé agir ainsi. Même le Président Mitterrand
n'est retourné rue de Solférino, que le jour de son départ de l'Elysée en mai 1995.
Je n'évoquerais pas certains ministres et particulièrement le voyage de Michèle Alliot-Marie en Tunisie en décembre
dernier qui, avec ses multiples rebondissements, où se mêlent omissions et contradictions, a définitivement perdu toute crédibilité pour porter efficacement la voix de la France à
l'étranger.
Loin de moi l'idée de faire à qui que ce soit une leçon de gaullisme, mais tout de même, souvenons-nous que le Général de
Gaulle savait se montrer exemplaire. A l'Elysée, c'est lui qui payait les factures d'EDF ou de téléphone sur son compte personnel et sa femme payait les goûters pour ses petits-enfants. Qu'en est-il aujourd'hui ? Le mot "intégrité" peut-il encore être de nos jours d'actualité partout
?
A mon modeste niveau, j'essaye de ne jamais transiger avec ces valeurs de droiture et d'intégrité. Ainsi,
je n'utilise qu'exceptionnellement un véhicule municipal et uniquement pour des déplacements de longue distance, ce qui se produit rarement plus d'une fois par an, comme en octobre
dernier, quand je me suis rendu à Pau, pour le Congrès national des Conseils d'Enfants et de Jeunes. Je bénéficie quelquefois de places pour telle ou telle manifestation, dans lesquelles je
me rends et où il m'arrive de représenter la municipalité ou alors, j'en fais bénéficier d'autres Castelroussins. Je me souviens de cet agent municipal qui, en décembre
dernier, me conviait à assister avec mon fils au spectacle donné à l'occasion de Noël pour les enfants du personnel de la Ville de Châteauroux. Evidemment, j'ai refusé, mon fils ne faisant
pas partie des enfants du personnel municipal. Ce n'était pas sa place.
Dans les jurys de recrutement il convient, je le crois également, de faire preuve d'une grande impartialité. On
ne peut se permettre de faire perdre du temps aux candidats qui espèrent et aux membres du jury qui doivent faire un choix serein. Il y a quelques mois, lors d'un jury que j'avais l'honneur de
présider, j'ai eu la lourde tâche de juger plusieurs candidats pour un recrutement de trois personnes. Il s'est avéré que je connaissais l'un des candidats. J'ai fait en sorte que
cette personne soit jugée comme toutes les autres, demandant à la fin des entretiens, l'avis de chacun des membres du jury. Ce n'est qu'ensuite que j'ai expliqué connaître cette
personne, afin que cette information ne joue ni en sa faveur (ni en sa défaveur) et que j'ai pu alors donner mon sentiment. Si cette candidate a été au final retenue, ce fut
pour ses compétences et la qualité de son intervention face au jury et non parce qu'elle me connaissait. Et si les membres du jury ne l'avait pas placé dans les trois personnes
à retenir, cette candidate n'aurait pas été recrutée.
Je ne prétends pas être parfait dans la conduite qui est la mienne, mais j'essaye d'être pourtant dans ce
domaine, le plus irréprochable possible. Car les élus doivent toujours avoir à l'esprit que s'ils sont élus, c'est avant tout pour servir et non pour se
servir.
Alors oui, il faut faire preuve d'éthique dans la manière d'agir, dès lors que l'on occupe une fonction, partout,
dans les entreprises, dans la fonction publique, mais surtout en politique. De l'éthique, encore de l'éthique, toujours de l'éthique, ce pourrait être un slogan ; ce doit être une
feuille de route pour tous.
J'ai fait partie, le 2 novembre dernier, des près de 3 millions de télespéctateurs qui ont regardé le documentaire d'Hugues Nancy, "De
Gaulle et l'Algérie", diffusé sur France 2. J'avais alors été très déçu et parfois même indigné, par ce travail qui, à mon sens, ne reflétait pas la réalité historique. La lecture
de l'article de Michel Winock, grand historien français, intitulé "Un antigaullisme mal inspiré", dans le magazine L'Histoire de ce mois de janvier me conforte dans cette opinion.
"Le documentaire d'Hugues Nancy, De Gaulle et l'Algérie, présenté sur France 2 le 2 novembre dernier, est riche d'images et d'explications. Il est malheureusement entaché d'un
antigaullisme qui ne sert guère la vérité historique. Christophe Nick, auteur d'un ouvrage fouillé sur l'opération "Résurrection", nous fait pénétrer dans les arcanes de ce complot militaire. Les
choses se gâtent lorsque tombe la conclusion péremptoire selon laquelle la prise du pouvoir par de Gaulle, "ça fait 300000 - 400000 morts pour rien" - ajoutant cette contre-vérité
absolue : "En 1958 on était déjà dans l'idée que la paix était possible et que l'indépendance de l'Algérie était inéluctable."
Qui donc, hormis certains intellectuels, avait cette double "idée", on se le demande. Quelle majorité parlementaire aurait pu soutenir un
gouvernement annonçant ce programme : négociations avec les nationalistes du FLN et programmation de l'indépendance de l'Algérie ? Et l'armée, donc ! L'auteur de Résurrection est
pourtant bien placé pour savoir que l'armée était décidée à maintenir l'Algérie française coûte que coûte, et le coup de force ne lui faisait pas peur ni en 1958, ni en 1961 (putsch des
généraux).
Chargeons de Gaulle de tous les péchés du monde, appelons-le un machiavélien, un menteur ou ce qu'on voudra. Mais reconnaissons ceci, qu'il fut le seul
homme politique français capable d'affronter l'armée et de la réduire à l'obéissance au pouvoir civil. Ce film raconte souvent brillamment, un drame ; il ne prend nullement en compte qu'il
s'agissait d'une tragédie."
Après avoir commémoré le 70ème
Anniversaire de l'Appel du 18 Juin 1940, et plus récemment, le 40ème Anniversaire de sa
disparition, dans le cadre de cette année De Gaulle, nous célébrons aujourd'hui, le 120ème Anniversaire de la naissance de Charles de Gaulle, né le 22 novembre 1890, rue
Princesse à Lille.
Il y a quelques jours, à l'occasion de la commémoration du 40ème anniversaire de la disparition de Charles de
Gaulle, j'écrivais que les politiques étaient "nombreux à essayer de se raccrocher à cette vision de la France que défendait le Général de Gaulle", mais que se
réclamer du Gaullisme, c'était aussi "adopter certains principes et certaines valeurs", totalement absents de la politique menée par l'actuel Chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.
Dans l'hebdomadaire Marianne de cette semaine, Jean-François Kahn se souvient que Nicolas Sarkozy
qualifiait de "ridicule", les pèlerinages du RPR à Colombey-les-Deux-Eglises. En fait, peut-être ne s'y est-il pas rendu suffisamment souvent...
Dans son Bloc-notes, Jean-François Kahn poursuit en évoquant avec justesse, le Président du rassemblement gaulliste Debout La République (DLR) : "Nicolas Dupont-Aignan est un vrai gaulliste. Il a hérité du courage solitaire de l'homme du 18 Juin.
Du coup, le jour de la commémoration de la mort, il y a quarante ans, de celui qui a dit non, il fut pratiquement le seul de qui les médias n'ont pas sollicité une réaction. Pourquoi ? Mais parce
qu'il a dit non, pardi !"
En effet, Nicolas Dupont-Aignan est un vrai gaulliste et il
a eu le courage de dire non à la pensée unique sarkozyste. Dimanche, les Gaullistes, les vrais, seront nombreux, à ses côtés, lors du IIème Congrès de Débout La République à Paris, pour
proposer un autre chemin pour notre pays, empreint de cette certaine idée de la France, qui fait tant défaut aujourd'hui.
Il y a 40 ans, Charles de Gaulle disparaissait. Georges Pompidou, Président de la République en 1970 avait dit au lendemain du décès du Général que "La
France est veuve". Je pense que la disparition de Charles de Gaulle se fait toujours aussi durement ressentir aujourd'hui. Politiquement, Nicolas Dupont-Aignan, Président de Debout La République (DLR), résume bien le sentiment
qui domine :
"A l'occasion du 40ème anniversaire de la mort du Général de Gaulle, les hommages fleurissent de toute part et c'est bien normal. Ce qui l'est moins en revanche, c'est
l'incroyable culot de ceux qui démolissent l'héritage gaulliste, et qui bafouent tous ses principes fondateurs, pour au final récupérer son image et son oeuvre.
Le comble de l'usurpation en la matière revient sans aucun doute à Nicolas Sarkozy ! Il est naturel, car c'est son rôle, que le Président de la République dépose une gerbe sur la
tombe du Général de Gaulle. Mais il est du plus mauvais goût de le voir se mettre en scène devant la Croix de Lorraine, alors même qu'il détricote si méthodiquement son oeuvre. Quelle imposture
!
Le
Général de Gaulle, c'était le respect du peuple : Nicolas Sarkozy a violé le vote des Français en faisant passer le Traité de Lisbonne que le peuple avait massivement rejeté par
referendum.
Le Général de Gaulle, c'était l'indépendance nationale : Nicolas Sarkozy a réintégré la France dans l'OTAN sous commandement anglo-saxon.
Le Général de Gaulle, c'était l'intérêt général et la primauté du politique : Nicolas Sarkozy, c'est la complicité avec les puissances d'argent.
Le Général de Gaulle, c'était la dignité et l'humilité dans l'exercice de ses fonctions : sans commentaire. [...] L'Histoire reconnaîtra les siens."
Comment ne pas partager ce constat ? Les politiques sont nombreux à essayer de se raccrocher à cette vision de la France que défendait le Général de Gaulle et à
l'oeuvre gaulliste. Seulement, se réclamer du Gaullisme, c'est aussi adopter certains principes et certaines valeurs, qu'il faut mettre en pratique. Qu'attendent-ils ? Ecouter
aujourd'hui l'actuel Chef de l'Etat, essayer de justifier sa propre politique au regard de l'oeuvre menée par le Général de Gaulle était véritablement pathétique.
Aujourd'hui, je ne suis pas à Colombey-les-Deux-Eglises, mais il ne fait aucun doute que je passerai tout à l'heure, quelques instants au Square du Général-de-Gaulle dans le
centre-ville de Châteauroux, afin de repenser au père de la France moderne, si bien évoqué dans le texte de Pierre Delanoë, à celui qui nous manque tant aujourd'hui et dont la
"certaine idée de la France" fait si cruellement défaut aux hommes politiques français.
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