Il y aurait tant à dire sur ce triste personnage. Avec les scandales à répétition, Silvio Berlusconi avait déjà réussi à deshonorer sa
fonction de Chef du Gouvernement italien. Mais ça ne lui suffit pas. Désormais, il s'attaque à son propre pays. Voici comment il qualifiait l'Italie le 13 juillet dernier :
"Dans quelques mois, je m'en vais pour m'occuper de mes oignons, ailleurs, je m'en vais de ce pays de merde qui me donne envie de vomir".
Des paroles scandaleuses dans la bouche d'une telle personnalité. L'Italie ne mérite pas un tel traitement. Vivement que les Italiens se débarrassent de cet
affligeant phénomène !
Belle journée que celle d'aujourd'hui, qui a vu l'arrestation du bourreau de Srebrenica, le général Ratko Mladic. Inculpé par le Tribunal Pénal
International dès 1995, de génocide et de crimes contre l'humanité, Ratko Mladic est responsable avec son complice Radovan Karadzic du massacre de la population de l'enclave bosniaque
de Srebrenica en juillet 1995.
8000 hommes assassinés en quelques heures parce qu'ils étaient musulmans et vivaient en Bosnie-Herzégovine. Après 16 années de cavale, l'heure est enfin venue de
rendre des comptes.
Le Chef de
l'Etat tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali est ce soir en fuite, après avoir pendant 23 ans dirigé son pays d'une main de fer. Ce "grand démocrate" (élu à cinq reprises avec des scores allant de
89,62% à 99,91% des suffrages !) a donc de fait, décidé de mettre fin à son mandat de Président de la République tunisienne qui devait être, théoriquement, le dernier. Cette décision est le
résultat de la volonté du peuple qui s'est courageusement exprimé dans la rue ces derniers jours : ce sont bien les Tunisiens qui chassent ce soir Ben Ali.
Voilà une bonne nouvelle pour la Tunisie et le peuple tunisien qui aspire notamment à plus de liberté et à une véritable démocratie. Voilà une bonne nouvelle pour les
Droits de l'Homme qui seront peut-être désormais respectés en Tunisie. Et voilà une bonne nouvelle pour la France, qui pourra alors faire vivre une relation diplomatique, politique et
économique sage avec la Tunisie.
A cet égard, je regrette l'attitude silencieuse du gouvernement français, face aux épreuves subies par le peuple tunisien ces dernières heures. Je vous conseille d'ailleurs la
lecture de cet article (Ils pouvaient normalement compter sur la France...), qui reflète malheureusement bien l'écart entre les discours et les actes du Président français et de son
gouvernement.
Mardi dernier, devant la représentation nationale, en proposant de partager avec Ben Ali "nos techniques de maintien de l'ordre", la Ministre des Affaires Etrangères,
Michèle Alliot-Marie a montré un bien triste visage de notre politique extérieure. Et pour une personne qui se veut l'héritière de l'Homme qui a proclamé un jour
de juillet 1967 "Vive le Québec libre !", quelle déception !
L'information est tombée dans l'après-midi, Laurent Gbagbo a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire, par Paul
Yao N'Dré, Président du Conseil Constitutionnel, un de ses proches. Le Président sortant, après annulation des votes dans sept départements du nord du pays, région favorable à son opposant
Alassane Ouattara, aurait donc remporté le scrutin avec 51,45% des voix. Ce n'est pas un score de dictateur, mais pour en arriver là, il s'agit de réelles méthodes de tyran.
Laurent Gbagbo, élu à la tête de la Côte d'Ivoire en 2000 a repoussé de nombreuses fois le scrutin présidentiel depuis 2005. Le 31 octobre 2010, un scrutin est enfin
organisé et au premier tour, le Président sortant arrive en tête avec 38% devant Alassane Ouattara qui obtient 32% des suffrages. Les résultats du second tour de l'élection présidentielle, qui
s'est déroulée le 28 novembre dernier, devaient être proclamés par la Commission Electorale Indépendante (CEI), avant mercredi dernier minuit. Mais mardi, des partisans de Laurent Gbagbo ont
réussi à empêcher cette commission de donner les premiers résultats provisoires.
Après le départ de la télévision ivoirienne, obligée de quitter le siège de cette commission, la CEI a donné les résultats de l'élection
présidentielle seulement jeudi : Alassane Ouattara est élu Président de la Côte d'Ivoire avec 54,1% des voix. Laurent Gbagbo est battu, avec près de dix points de retard sur son
adversaire.
Malgré cela, les partisans du Président Ouattara font les frais d'intimidations ; les frontières sont fermées ; les médias étrangers suspendus ; et
désormais les résultats délivrés par la CEI font l'objet de manipulations. Tout est fait depuis hier pour confisquer la victoire électorale d'Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo, avec des
méthodes d'un autre temps, cherche à se maintenir au pouvoir, malgré la volonté démocratiquement exprimée par les habitants de Côte d'Ivoire d'obtenir un réel changement dans ce
pays.
J'espère que personne ne reconnaîtra les faux résultats délivrés par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire. Il faut que le Président Alassane Ouattara puisse prendre
toute sa place à la tête de son pays et que le coup d'Etat orchestré par son adversaire se solde rapidement par un échec.
Aujourd'hui, s'ouvre au Danemark, à Copenhague, un sommet international sur le climat. Des
représentants de près de 200 pays seront réunis, jusqu'au 18 décembre prochain, afin d'essayer de répondre à un objectif majeur pour la Terre et pour les
Hommes : éviter une augmentation de la température moyenne de plus de deux degrés. Face au réchauffement climatique, face à ce défi majeur pour notre planète, espérons que le
bon sens l'emportera.
Voilà, quelques semaines après son élection, Barack Obama est devenu hier à 18h00 (heure de Paris), le 44ème Président des Etats-Unis. Le chantier est
considérable, l'attente et l'espoir immenses et pas seulement aux Etats-Unis.
En France, même si l'investiture
du nouveau locataire de la Maison Blanche ne concerne pas directement les Français, il est indéniable que l'arrivée à la tête de la première puissance mondiale de Barack Obama est un
événement d'une très grande dimension. Certains politiques pensent même jouer la carte de la récupération pour 2012, à l'image de Ségolène Royal qui n'a pas hésité à affirmer à Washington :
"Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés" ! Vous avez bien lu. Heureusement pour l'ancienne candidate socialiste que le ridicule ne tue pas.
Mais, pour ma part, si je suis satisfait de l'installation du nouvel élu à la Maison Blanche, je pense aussi qu'il ne faut pas trop
s'enfermer dans des illusions et demeurer très réaliste. Durant le mandat qui s'ouvre, il y aura évidemment des mécontents. Ayant fait le choix de soutenir le candidat Obama, j'espère évidemment ne pas être de ceux qui seront déçus par le nouveau Président Obama.
Alors, je lui souhaite vraiment : Bon courage et bonne chance Monsieur le Président !
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