Le 9 mai est traditionnellement la journée de l'Europe. Mais, quand on voit l'état de l'Union Européenne aujourd'hui, on peut se
demander, s'il y a des motifs pour se réjouir ? Dimanche dernier avait lieu un scrutin majeur en France, avec le second tour de l'élection présidentielle. Mais, une autre
élection se déroulait au sein de l'Union Européenne, et dont il est fort probable que les retombées soient déterminantes pour l'avenir de la construction européenne.
En Grèce, le peuple grec avait enfin la parole et se prononçait lors des élections législatives. Le résultat est sans appel, pour les deux partis qui étaient
au pouvoir : les conservateurs de la Nouvelle Démocratie arrivent en tête avec 18,9% et 108 sièges, mais en perdant 15 points par rapport aux dernières législatives de
2009 et les socialistes du PASOK ne recueillent que 13,2% des voix et 41 sièges, en perdant 31 points par rapport à 2009 ! Ces derniers sont d'ailleurs devancés par la gauche
radicale Syriza, hostile aux mesures d'austérité, qui remporte 16,8% des suffrages et 52 députés. S'il s'agit d'un referendum pour ou contre l'euro, comme plusieurs partis l'avaient signalé,
alors, ceux qui y sont hostiles ont clairement remporté ces élections puisque les partisans de l'austérité, pour que la Grèce demeure dans la zone euro, ne représentent plus que
32% des suffrages exprimés (la Nouvelle Démocratie et le PASOK), et n'ont plus la majorité au parlement.
La Grèce va-t-elle quitter la zone euro ? C'est aujourd'hui probable. Et la France n'est certainement pas prête de revoir les milliards versés ces derniers mois à
Athènes. Peut-être même suivra-t-elle la Grèce sur le chemin de la sortie de l'euro. Regardez l'avis de Nicolas Doze, éditorialiste sur BFM-Business, qui n'est pourtant pas un proche de
Nicolas Dupont-Aignan :
Nicolas Doze :
la Grèce va quitter la zone euro ! 07 mai 2012.
L'Union Européenne va mal et ses perspectives d'avenir sont loin d'être roses. Les prochaines semaines seront déterminantes.
A la question posée sur RTL, lundi, au Chef de l'Etat, pour savoir si le traité européen de stabilité serait ratifié en France,
par référendum, Nicolas Sarkozy a répondu "Non". Sur une question touchant directement à la souveraineté de la France, le Président de la République estime que les
Français peuvent donc être totalement ignorés. Belle vision de la démocratie.
Comme le signalait un journaliste de cette radio, "il y a des référendums pour certains sujets et pas pour d'autres". En effet, le Président-candidat déclarait récemment, qu'il fallait
"redonner la parole au peuple français par le référendum [...] parce-qu'il ne faut pas avoir peur de la parole du peuple." Cette phrase ne date pas de plusieurs années, elle a
juste une dizaine de jours. Alors, Monsieur le Président, expliquez-vous : sur ce sujet majeur qui, comme en 2005, passionnerait les Français, pourquoi auriez-vous "peur de la
parole du peuple" ? En à peine dix jours, le candidat Nicolas Sarkozy n'hésite pas à se renier. A l'inverse de 2007, il n'a même pas attendu d'être élu !
Et rappelez-vous, en 2008, lors de la ratification du Traité de Lisbonne par le Parlement, le nouveau Président de la République expliquait que
les parlementaires bénéficiaient de la légitimité conférée par le suffrage universel quelques mois plus tôt, pour revenir sur la parole du peuple, pourtant clairement exprimée, le 29 mai
2005. Aujourd'hui, quelle est la légitimité de ces mêmes députés, à quelques semaines des élections législatives ? Ni eux, ni le Chef de l'Etat n'ont reçu un mandat du peuple
pour en urgence, transférer des pouvoirs budgétaires à l'Union Européenne, en ratifiant ce texte scandaleux !
Une nouvelle fois nos dirigeants de la majorité UMP, avec la complicité de l'opposition socialiste, construisent leur Europe dans le dos des peuples, contre la volonté
souveraine des citoyens français. Euro cher qui pénalise nos exportations, augmentations des prix depuis l'arrivée de la monnaie unique, approbation de transferts de souveraineté sans
l'accord des citoyens... tout est fait pour que les peuples détestent la belle idée européenne. Qu'ils continuent tant qu'ils le peuvent encore, mais tout
cela finira très mal.
"On ne fera pas l'Europe si on ne la fait pas avec les peuples et en les y associant."
Charles
de Gaulle - Juillet 1952
Incroyable éditorial du Monde aujourd'hui. En
pleine crise de l'euro, sous le titre "Ne l'oublions pas, l'euro est un atout", Le Monde publie dans son édition du jour, un papier qui va à l'encontre du bon sens et qui n'est
pas sans rappeler le ouiouisme béat de la presse parisienne, au moment du referendum de 2005, alors que le peuple votait massivement "non". Depuis 6 ans, certains n'ont toujours rien compris.
L'éditorial non signé que voici, le prouve :
"L'actualité de la zone euro est tellement sinistre - l'interminable tragédie grecque et les risques que celle-ci contamine plusieurs autres pays - qu'on
prendrait volontiers la monnaie unique pour une malédiction. Une de ces bonnes idées qui aurait mal tourné.
Rien n'est plus faux : l'euro est un atout. Il a bien servi l'union monétaire depuis sa mise en circulation en 2002. Il est l'un des éléments qui
font que l'Europe a un avenir dans le monde de demain.
Cela, il faut le répéter au moment où la crise née de la dette souveraine européenne fait douter de l'euro. Celui-ci n'est pour rien dans l'état
désastreux des finances publiques grecques, dans l'endettement bancaire irlandais, ni dans celui des comptes publics du Portugal.
Le montant du déficit fédéral américain ou celui de la dette britannique montrent que les déséquilibres budgétaires ne sont nullement l'apanage de
la zone euro.
Les philosophes devront s'interroger un jour sur cette caractéristique des démocraties occidentales en ce début du XXIème siècle : elles sont toutes
lourdement endettés. Et, pour l'essentiel, cet endettement public précède la crise financière de 2008 - 2009.
On estime que seuls 20% à 30% du déficit de ces pays sont imputables aux mesures de relance prise en 2008 - 2009 pour lutter contre la récession. Le
reste relève d'une singulière propension à la dette, dont les causes ne sont sans aucun doute pas qu'économiques.
Exprimé en monnaies nationales, il est à peu près certain que cet endettement aurait conduit nombre de pays aujourd'hui membres de la zone euro,
notamment la France, à dévaluer plusieurs fois ces dernières années - et la perte de valeur d'une monnaie est une perte de pouvoir d'achat qui touche d'abord les plus
pauvres.
C'est l'un des grands mérites de l'euro : il a été un bouclier contre les chocs financiers de l'époque. Il a permis à ceux qui l'ont adopté de
maintenir l'inflation sous contrôle et de connaître des taux d'intérêt historiquement bas.
Sa relative bonne tenue face aux autres grandes devises - certains jugent même l'euro surévalué - a diminué le prix auquel les membres de la zone
achètent leurs matières premières. Enfin, supprimant le risque de change, il a présidé à un accroissement sans précédent du commerce intra-européen.
Tout cela, qui est considérable, se traduit en précieux points de croissance que nous n'aurions pas eu sans la monnaie unique. Le monde de
demain sera organisé autour de trois à quatre blocs monétaires. L'Europe sera l'un d'eux avec l'euro : c'est la garantie de peser un peu dans la compétition globale.
Il y a un prix : l'euro suppose une coordination des politiques budgétaires, encore balbutiante. Et qui peut heurter la sensibilité des plus
attachés à la souveraineté nationale. Mais si l'on en croit les sondages, une majorité des Européens sont disposés à aller plus avant dans l'harmonisation des politiques budgétaires. C'est du
côté des politiques que le souffle manque."
On pourrait reprendre le terme d'un ancien Président de la République pour qualifier ces quelques lignes, d'abracadabrantesques, tant elles sont étrangères à la
réalité vécue par les Français.
Alors Le Monde peut évoquer dans son dernier paragraphe, des "sondages" (lesquels ?) où sont consultés les "Européens", pour étayer des
thèses fantaisistes. Quel dommage que les votes des "Européens" (des Français et des Néerlandais en 2005), qui ont pourtant une toute autre valeur que des "sondages", ne
bénéficient pas de la même considération de la part de ce quotidien. Et même pour les sondages, Le Monde semble avoir oublié celui qui annonçait, il y a quelques mois, que
62% des Français estimait que l'euro avait tendance à aggraver les effets de la crise économique, un sondage TNS Sofres réalisé pourtant pour... Le Monde.
A croire que tout ce qui peut appuyer cette idée qui consiste à affirmer que "l'euro est un
atout", idée pourtant considérée comme farfelue par une majorité de Français, est bon à prendre. Un tel édito, c'est ce qu'on appelle du journalisme engagé, presque idéologique,
comme on en a connu dans d'autres pays européens, en des temps pas si éloignés.
D'après Le Monde, l'euro a de "grands mérites" : "il a été un bouclier contre les chocs financiers". Que ses journalistes se posent donc la
question de savoir si la Suède avec une croissance à 4% ou le Royaume-Uni, avec une croissance à près de 3% et un taux de chomage de deux points inférieur à celui de la
France, ont vécu plus durement que les pays membres de la zone euro, la crise financière de 2008 - 2009...
L'euro aurait ensuite permis "de maintenir l'inflation sous contrôle" : voilà qui relève d'une grande malhonnêteté intellectuelle. Le Monde
oublie clairement que l'inflation en France est "sous contrôle" depuis la fin des années 1980 et l'inflation était même inférieure à la fin des années 1990 avec le franc, que
durant les années 2000 avec l'euro ! Et sérieusement, à qui voudrait-on faire croire que les prix n'ont pas augmenté avec le passage à l'euro ?
En plus, l'euro aurait "présidé à un accroissement sans précédent du commerce intra-européen". Heureusement ! C'était un objectif, pour ne pas dire l'objectif premier, de la
création de la monnaie unique. Sauf que Le Monde, n'évoque pas le commerce extra-européen et le déficit commercial de la France depuis la mise en place de la monnaie
unique, plombé notamment par un euro trop cher, que le journal semble même discuter. Un déficit commercial, source
de chômage, qui atteint des sommets en France, entre 60 et 70 milliards d'euros (plus de 400 milliards de francs !).
Un déficit commercial qui n'est d'ailleurs pas étranger à l'endettement de la France. Oser écrire que l'euro "n'est pour rien" dans l'endettement des pays membres de la zone
euro est d'ailleurs une erreur grossière. Si les Etats-Unis sont confrontés à une dette colossale, en raison notamment des dépenses liées à leurs engagements militaires parfois bien discutables
dans différentes régions du monde, en France, la dette a commencé à se creuser au début des années 1980, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir mais à partir de 2002, l'euro n'a fait
qu'accentuer les déficits publics et l'endettement du pays.
Enfin, avec l'évocation des "précieux points de croissance que nous n'aurions pas eu sans la monnaie unique", Le Monde croit atteindre le comble de sa démonstration.
Sauf qu'il est au sommet de sa bêtise. En effet, la moyenne de la croissance en France a été supérieure dans les années 1990 avec le franc (1,86%), à celle des années 2000 avec
l'euro (1,36%), et cela même si on laisse à ce dernier chiffre, les bons résultats des années 2000 et 2001, obtenus avec le franc.
Le Monde peut donc toujours essayer de claironner que l'euro est un bienfait, les chiffres sont les chiffres et ils prouvent bien aujourd'hui, que la monnaie
unique est surtout un handicap pour l'économie française. Et ce n'est certainement pas en poursuivant sur le même chemin, avec la dépossession d'une nouvelle part de notre souveraineté,
concernant cette fois notre politique budgétaire, comme le souhaite Le Monde ou le patron de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet, que l'avenir sera plus
radieux pour la France et les Français. Au contraire.
Comme l'écrivait, il y a deux jours, le Président de Debout La République,
Nicolas Dupont-Aignan, "il n'est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !". Aujourd'hui, Le Monde ne veut vraiment pas voir. "Les philosophes devront s'interroger
un jour sur cette caractéristique [de nombre de journalistes] en ce début du XXIème siècle", qui consiste à rester totalement enfermés dans cette pensée unique que les
Français refusent chaque jour un peu plus !
Alors qu'en France, le chômage repart à la hausse ou que le délicat problème des retraites est actuellement sous les feux de l'actualité, certains en
Europe n'ont aucun souci à se faire. Comme je le dénonçais ici, il y a déjà un an et demi, les anciens
commissaires européens, après avoir quittés la Commission de Bruxelles, continuent de toucher des indemnités de l'Union Européenne.
D'après Michaël Mann, le porte-parole de la Commission, "le système a été mis en place pour faciliter le retour des commissaires sur le marché du travail et
maintenir leur indépendance. L'indemnité peut-être versée pendant trois ans, même si un ancien commissaire trouve un autre job. Mais, dans ce cas, le cumul des deux revenus ne peut pas excéder le
montant de l'ancien salaire. L'indemnité est plafonnée." Chacun peut comprendre d'ailleurs qu'après un Contrat à Durée Déterminé au sein de la Commission Européenne, il puisse être très
compliqué de retrouver un emploi...
Aujourd'hui, il semble que ce soit 17 anciens responsables qui profitent de cette juteuse disposition, puisque chacun touche au moins 96000 euros par an, bien qu'il puisse
avoir depuis longtemps un autre emploi.
Ainsi, certains anciens commissaires de Bruxelles, se sont tournés vers le secteur privé, évoluant dans de grandes sociétés ou siégeant au sein de conseils d'administration. Par
exemple, l'ancien commissaire à la concurrence, l'irlandais Charlie McCreevy continue de toucher une indemnité d'environ 11000 euros par mois, alors qu'il perçoit un salaire comme membre du
conseil de surveillance de la compagnie aérienne Ryanair, estimé à près de 50000 euros par an.
De la même manière, parmi les
bénéficiaires de ce généreux système, on trouve Dalia Grybauskaité, ancienne commissaire européenne à la programmation financière et au budget et actuelle... Présidente de Lituanie ; l'italien
Franco Frattini ou le Chypriote Marcos Kyprianou, deux ministres des Affaires étrangères en Italie et à Chypre ; le belge Louis Michel ou la polonaise Danuta Hubner, actuellement députés
européens ou encore le français Jacques Barrot, ancien commissaire européen et qui siège depuis cette année au sein du Conseil Constitutionnel et touche donc plus de 12000 euros par mois ce
qui, cumulé à son indemnité européenne destinée à "faciliter [son] retour sur le marché du travail", ne lui fait qu'un salaire de plus de 20000 euros mensuels ! Une
misère...
Ces dispositions sont véritablement indécentes. Et plus encore aujoud'hui, quand de nombreux Français (et Européens) souffrent des conséquences de la crise économique, des
délocalisations, et donc du chômage. Qui aura enfin, le courage de mettre un terme à ces excès que plus aucun européen ne peut tolérer ?
Il y a cinq ans aujourd'hui, le peuple français s'exprimait clairement, lors du referendum sur le Traité Constitutionnel
Européen en se prononçant massivement contre ; le vote "non", rassemblant plus de 15 millions d'électeurs et près de 55% des suffrages.
Comme l'écrit Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et
Président du rassemblement gaulliste Debout La République (DLR), "Cinq ans jour pour jour après son "NON" historique à la Constitution européenne, l’histoire est en passe de donner
raison au peuple français.
L’agonie d’un euro toujours plus mortifère pour la croissance, l’emploi et l’équilibre des finances publiques, l’imposture du Traité de Lisbonne
qui ne permet aucun progrès dans la "gouvernance" de l’Union Européenne, la mise en œuvre de politiques de dérégulation à tout crin remettant en cause les services publics à la française (jeux
d’argent, énergie, transports…) et le droit du travail (directive Bolkestein), l’autorisation unilatérale par la Commission de Bruxelles des OGM, etc. sont autant de preuves que l’actuelle
"construction" européenne, décidée contre la volonté des peuples, constitue une voie déraisonnable et nuisible aux Européens.
Les dirigeants français et européens ont eu beau tricher avec la démocratie en copiant-collant la
Constitution européenne dans le Traité de Lisbonne, c’est la réalité elle-même qui se charge sous nos yeux de mettre fin à leurs errements insensés."
Aujourd'hui,
l'Union Européenne s'enfonce dans l'échec et les dirigeants européens, enfermés dans leur pensée unique, sont incapables de trouver des solutions d'avenir. Les propositions
que j'ai eu l'honneur de défendre, avec mes amis de Debout La République, lors de la campagne pour les élections européennes de juin dernier, restent totalement d'actualité : une Europe
des Nations, résolument démocratique, qui avance en tenant compte de l'avis des peuples ; une Europe des projets qui permet de progresser dans un certain nombre de
domaines (recherche, transport..) ; une Europe qui protège nos emplois et lutte contre les délocalisations...
Quelques éléments de bon sens, qui permettraient de développer une Europe utile aux peuples, de réconcilier les
Français avec l'idée européenne, de relancer enfin ce qu'était la construction européenne.
Aujourd'hui, le peuple irlandais est chargé par la Commission de Bruxelles et par Nicolas Sarkozy, lors de la présidence française de l'Union Européenne, de se déjuger. Après la victoire du "non" en juin 2008, lors du referendum sur le Traité de Lisbonne, il a été exigé des
Irlandais qu'ils revotent pour cette fois, avec enthousiasme bien-sûr, dire "oui" à ce fameux traité.
Le message envoyé par les Irlandais avait pourtant été clair en 2008 : près de 54% d'entre-eux avait voté défavorablement lors du
referendum. Mais comme le mépris de la démocratie est de mise au sein de l'Union Européenne, les Irlandais doivent donc revoter.
Par conséquent, comme je l'avais déjà affirmé le 12 juin 2008 sur ce blog, ce jour du 2 octobre 2009 apparaît comme celui de la "dernière chance pour l'Europe", celui de la "dernière chance pour
une Europe démocratique, pour une Europe indépendante et pour une Europe des peuples".
Nos amis irlandais, sont une nouvelle fois les porte-parole des peuples européens, privés du suffrage universel. Ces peuples européens
comptent sur le naturel courage irlandais pour confirmer le vote du 12 juin 2008 et de nouveau, rejeter ce Traité de Lisbonne.
Irlandais : Merci de voter "Non" !
Il est minuit, dans cette nuit de vendredi à samedi, et voici le dernier article, le 300ème de ce blog, qui est mis en ligne avant les
élections européennes de dimanche prochain.
Ce samedi, je serai encore présent, sur le terrain, à Châteauroux et dans différentes communes du département, afin d'essayer de
convaincre que les propositions que j'ai défendu, en compagnie de tous les colistiers de la liste gaulliste de Debout La
République durant cette campagne, sont les seules qui pourront redresser et conforter durablement la construction européenne notamment, en respectant la démocratie pour
réconcilier les peuples avec l'Europe ; en protégeant nos emplois des délocalisations et des produits extérieurs qui ne respectent pas les normes sociales et
environnementales pratiquées en France et dans l'Union Européenne ; et en lançant de grands projets européens, dans le cadre d'une Europe "à la carte", qui
investira massivement dans la recherche pour développer les secteurs d'avenir. Des propositions de bon sens.
Un dernier mot pour vous inviter à ne pas vous abstenir. S'abstenir dimanche, reviendrait à apporter sa voix aux partis qui ont trahi le peuple en votant "oui" au Traité de Lisbonne l'an dernier, alors que les
citoyens français avait massivement dit "non" lors du referendum de 2005. Dimanche, c'est l'occasion de vous exprimer et d'osez une Europe différente, en votant pour la liste gaulliste Debout La République, conduite par Jean Barrat.
Pour terminer, voici le message que vous adresse Nicolas
Dupont-Aignan en cette fin de campagne :
Votez pour la liste gaulliste DEBOUT LA REPUBLIQUE
conduite par Jean BARRAT
(Bulletins dans tous les bureaux de vote)
Voici les grandes articulations du discours que j'ai prononcé ce soir à Châteauroux, lors de la réunion publique, organisée dans le cadre des élections européennes, par
la Fédération de l'Indre de Debout La République.
Le constat
"On ne fait pas de politique, autrement que sur des réalités" disait Charles de Gaulle. L'Europe est une formidable idée et a été
une grande réussite avec la paix entre les nations européennes, la mise en place du marché commun, la Politique Agricole Commune... A partir de 1992, l'approbation du Traité de Maastricht, à
une très courte majorité est le signal que l'Europe commence à ne plus répondre aux attentes des citoyens français. Et ces mêmes citoyens ne se prononceront, ni sur le Traité
d'Amsterdam, ni sur le Traité de Nice. Ce n'est qu'à l'occasion de la ratification du Traité Constitutionnel Européen que les Français auront la possibilité de donner leur opinion sur
la direction que prend la construction européenne, en 2005, treize ans après Maatricht. Le 29 mai 2005, les Français, après s'être passionnés pour l'Europe lors de la campagne
référendaire, rejettent massivement ce traité à près de 55%. Mais, en février 2008, le Traité de Lisbonne,
copie conforme du Traité Constitutionnel Européen, est adopté par les parlementaires.
Ce scandale anti-démocratique est sans précédent dans l'histoire de notre Vème République : alors que le peuple, détenteur de
la souveraineté nationale, dit "non", ceux qui sont censés le représenter, notamment les trois députés de l'Indre, les socialistes Michel Sapin et Jean-Paul Chanteguet et le libéral Nicolas Forissier, votent "oui". Ce n'est rien d'autre que le signe de la
trahison du peuple.
En avril 2005, on construisait l'Europe sans les peuples. Depuis le referendum du 29 mai 2005, on la construit contre les peuples,
(français, néerlandais, irlandais...). L'Europe s'élabore donc sur de bien mauvaises bases et si on ne consolide pas l'édifice européen, il risque de s'effondrer.
Des solutions de bon sens
Il faut bâtir une Europe résolument démocratique, qui avance par le biais de referendums, avec les peuples. Il faut tenir compte de la
volonté exprimée par le peuple souverain.
Il faut construire une Europe des projets, qui protège nos territoires : il faut investir massivement dans la recherche, dans les secteurs
d'avenir (voiture propre, panneaux solaires...), dans de grands projets, comme le TGV, qui devra passer dans l'Indre. C'est une question d'aménagement du territoire. De plus, il faut
protéger nos emplois et lutter contre les délocalisations, en instaurant un protectionnisme raisonnable
qui permette de supprimer la concurrence déloyale subie par les produits français et européens, par rapport à ceux qui inondent nos marchés, n'ayant pas les mêmes normes sociales et
environnementales.
Enfin, il faut édifier une Europe qui trouve ses limites et sa finalité : Veut-on un ensemble supranational, comme cela est défendu par
les amis du Nouveau Centre de Mme Auconie, n°2 sur la liste UMP ? Non !
Veut-on un ensemble transatlantique, plaçant l'Union Européenne derrière les Etats-Unis, comme on le prépare pour l'horizon 2015 ? Non !
Veut-on une Europe frontalière de l'Iran ? Non !
Il faut des limites à l'Europe et la Turquie n'a pas vocation à être membre de l'Union Européenne. Il faut d'ailleurs cesser le double langage sur ce sujet : avant chaques élections,
Nicolas Sarkozy explique son refus de voir la Turquie entrer dans l'Europe. Ce fut le cas en 2007 et plus récemment, dans son discours prononcé à Nîmes. Mais depuis 2007, huit nouveaux chapitres
relatif à l'adhésion de la Turquie ont été ouverts ! De plus, c'est le Président de la République qui a souhaité la
suppression du referendum obligatoire sur la Turquie, lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008...
Les élections européennes
Dimanche prochain, les citoyens auront le choix entre ceux qui s'entendent à Strasbourg et
Bruxelles sur 75% des directives et qui ont trahi le peuple (PS, UMP, Verts, MoDem), entre les europhobes, ceux qui sont hostiles à la construction
européenne et qui ne proposent rien depuis des années (MPF-Libertas, FN, NPA) et ceux qui proposent une alternative républicaine crédible,
pour que l'Union Européenne soit véritablement un plus pour la France et qu'elle ne se contente pas d'ennuyer nos producteurs de vin rosé, en demandant de mélanger du rouge et du blanc (prévu
pour le 19 ou le 26 juin, juste après les élections et ce n'est pas un hasard...) ; qu'elle cesse de déréguler (suppression des quotas laitiers en 2015 - Merci Michel Barnier..., suppression des règles de
conditionnement...)
Enfin, j'ajoute que ni Monsieur Beaupuy (MoDem), qui nous arrive de Reims, ni Monsieur Weber (PS) qui vient de la Seine-Maritime, ni Mme Goncalvès (Libertas) de Paris... ne se soucient des
problèmes de nos territoires. Ils s'en moquent. Ce sont des parachutés qui ne souhaitent qu'une seule chose, être élus ou réélus, et n'ayant obtenus de places éligibles dans leurs
régions, ils sont venus dans le Centre. Or, nous avons besoin d'élus qui connaissent les problèmes de nos régions (Centre, Limousin, Auvergne) et défendent les intérêts des citoyens de ces
territoires et certainement pas de personnes qui, une fois élues, retourneront chez elles et oublieront ceux qui les ont élu.
C'est pourquoi, Mesdames, Messieurs, je vous invite dimanche à donner un espoir à l'Europe, à une Europe utile dans une France libre. Votez pour la liste gaulliste Debout La République, conduite par Jean
Barrat !
Voici une intervention écrite envoyée par une lectrice, Marie-Claude Puig, publiée dans l'hebdomadaire Marianne de la semaine passée, sous le titre : "Elections
européennes : la revanche des nonistes ?"
"Difficile de ne pas croire aux miracles quand on apprend
que M. Raffarin souhaite "une Europe qui protège" et que Mme Aubry réclame "une Europe moins sauvage". Le slogan du PS pour les européennes de 2004 était : "Et maintenant l'Europe sociale". Celui
de 2009 est "Le peuple d'abord". Le peuple renvoie dos à dos le PS et l'UMP. Si l'Europe est ce qu'elle est - et la France, ce que nous savons -, l'un et l'autre en sont largement responsables.
Le peuple a majoritairement voté non au referendum du 29 mai 2005 (55,05% en France métropolitaine).
Couvert de reproches voire d'injures par les minoritaires du oui, trahi par ses représentants lors de la ratification parlementaire du Traité de Lisbonne, le
peuple serait-il le mois prochain assez bête et assez inconséquent pour apporter ses suffrages aux candidats des partis et formations qui appelaient avec tant de morgue à voter oui il y a quatre
ans ?"
En effet, pourquoi voter pour des candidats de formations politiques qui n'ont pas respecté le vote des Français en
ratifiant le Traité de Lisbonne. Au PS et à l'UMP, cités par cette lectrice, il convient d'ailleurs de rajouter les Verts et le MoDem qui sur ce sujet ont joué la même partition que les
deux principaux partis de droite et de gauche.
Alors aujourd'hui, les socialistes veulent "Changer l'Europe maintenant !" et l'UMP réclame "Une Europe qui protège" ! Mais qu'ont-ils fait toutes ces dernières années à part voter ensemble plus de 70% des lois
européennes, ces dernières n'ayant apportées aucune grande perspective aux peuples de l'Europe ? Aujourd'hui, ces formations ne sont plus crédibles sur le dossier
européen.
Je ne cesse de le répéter depuis des mois, pour que l'Europe soit forte, elle doit d'abord s'appuyer sur ses peuples. Bafouer la souveraineté populaire des peuples français, néerlandais et irlandais
à qui l'on va demander de se déjuger à l'automne prochain, représente une voie sans issue pour l'Union Européenne.
C'est pourquoi, une nouvelle fois, j'invite tous ceux qui estiment que la construction européenne doit se poursuivre en s'appuyant sur les peuples,
qu'ils aient voté oui ou qu'ils aient voté non en 2005, à rejoindre notre combat pour une Europe différente, qui doit être
fondée sur les aspirations des peuples. Car on n'imposera pas éternellement aux peuples européens, des décisions qu'ils rejettent, des lois européennes qui vont à l'encontre de leurs
intérêts ou des directives qui les appauvrissent.
Parce que l'Europe doit être un plus pour la France, soutenez et votez dimanche prochain, dans la grande région Centre -
Massif-Central, pour la liste gaulliste Debout La République, conduite par Jean Barrat.
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