Le Sénateur-Maire de Lyon, Gérard Collomb n'a pas mâché ses mots ce mois-ci en apprenant la décision validée par le gouvernement de ne pas
sélectionner la ville de Lyon pour accueillir la Cité de la Gastronomie :
"Je ne veux plus voir à Lyon un seul putain de ministre de ce gouvernement de merde !"
Quelques mots prononcés par un élu socialiste (!) qui ont le mérite de la franchise. Il semble qu'il y ait une belle ambiance à gauche actuellement... En
revanche, personne ne sait si la conseillère municipale de Lyon, Najat Vallaud-Belkacem, par ailleurs Ministre des Droits des Femmes et Porte-parole du gouvernement a pu remettre
les pieds dans la Capitale des Gaules...
C'est à un sujet de société majeur auquel les Français sont confrontés aujourd'hui. Et cela, par la seule volonté du
gouvernement. Ce qui ne peut que l'arranger, dans la mesure où avec l'intervention militaire au Mali, cela évite d'évoquer les difficultés liées au chômage ou les problèmes économiques
de notre pays. Voici donc le sentiment qui est le mien et qui n'engage que moi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels.
Le mariage a toujours été défini, comme l'union légitime d'un homme et d'une femme, c'est à dire, l'institution par laquelle, un homme et une femme s'unissent pour vivre ensemble et
fonder une famille. Il me semble donc que la société ne peut reconnaître l'union de deux personnes du même sexe sous le terme de "mariage". En revanche, je pense que la société a
le devoir d'admettre l'union de deux personnes du même sexe, sous une forme plus approfondie que le PACS, avec les avantages (notamment fiscaux) que peuvent procurer cette union. C'est
parfaitement légitime et cela devrait donner lieu à une cérémonie en Mairie. Mais dans ce cas, le terme de "mariage" est inadapté : il conviendrait plutôt de parler d'Union ou d'Alliance
civile.
Concernant l'adoption pour les couples de même sexe, même si je sais que dans les faits, des couples homosexuels vivent avec des enfants et qu'il est certain que dans nombre de
cas, cela peut se dérouler correctement, je suis opposé à l'adoption pour les couples homosexuels. Il n'existe pas de droit "à" l'enfant : avoir un enfant n'est pas un droit
et c'est toujours l'intérêt de l'enfant qui doit être mis en avant. Et à mon avis, l'intérêt d'un enfant, c'est d'abord d'être élevé par son père et par sa mère. Alors évidemment, cela n'est
pas la garantie d'un bonheur absolu ou d'une éducation parfaite, nous le savons bien. Mais il s'agit là d'un équilibre qui doit permettre à l'enfant de grandir et de s'épanouir au
sein de sa famille et de la société. Après, on peut penser ou dire ce que l'on veut, il est naturellement impossible d'être le fils ou la fille de deux personnes du même sexe ! Et le
législateur aura bien du mal à exprimer le contraire.
Pour conclure, je reste globalement opposé à ces évolutions. Néanmoins, en tant que Maire-adjoint de Châteauroux, si la loi était votée sans possibilité pour les élus de
mettre en avant leur "liberté de conscience" évoquée par le Président de la République François Hollande, en novembre dernier, il est évident que je respecterais la loi de
la République. Un certain nombre d'élus, notamment dans l'Indre, ont pris sur ce dernier point, des positions différentes récemment. C'est très surprenant, car si les élus ne
respectent pas la loi républicaine, qui la respectera ? Enfin, compte-tenu des passions qui s'exercent au sein de la société française sur ce sujet, il me semble indispensable de
donner la parole au peuple afin que les Français puissent exprimer librement leur sentiment par référendum sur ces questions fondamentales pour l'avenir.
Comme d'autres débats passionnés, celui sur le mariage homosexuel connaît ses excès. Je m'exprimerai sur le fond du sujet ultérieurement. Mais
j'ai noté les propos incroyables de la journaliste Caroline Fourest, prononcés dimanche dernier, sur BFMTV :
"Les hétérosexuels font des enfants très tordus, très délinquants, même dans 98% des cas, c'est ce qui se passe."
Chacun pourra souligner la précision du chiffre avancé. Une statistique de l'INSEE ? Pas sûr... Quand on en arrive à un tel degré de bêtise, quelle crédibilité vous reste-t-il
pour vous exprimer sur un sujet aussi important pour l'avenir de notre société ?
Le tragique feuilleton produit par l'Union pour un Mouvement Populaire depuis plus d'une semaine continue. La Commission Nationale des Recours pro-Copé vient
d'annoncer le nouveau résultat de l'élection du 18 novembre dernier : pour la seconde fois en une semaine, Jean-François Copé est élu Président
de l'UMP, mais avec 952 voix d'avance :
Jean-François Copé : 86.911
voix - 50,28%
François Fillon : 85.959 voix -
49,72%
Qui pouvait s'attendre à une autre décision, de la part de personnes soutenant l'un des candidats, en l'occurrence
Jean-François Copé ? La proposition d'arbitrage d'Alain Juppé était vraisemblablement la meilleure. Aujourd'hui, compte-tenu de ce qui se déroule sous nos yeux depuis une
semaine, comment croire en la réalité de ces résultats et en la sincérité du nouveau Président de l'UMP ?
Jean-François Copé élu Président de l'UMP avec 952 voix d'avance, comme l'a dit un jour Nicolas Sarkozy dans une autre
affaire : "Qui peut croire à une fable pareille ?"
Le tragique feuilleton qui tient en haleine un grand nombre de journalistes depuis hier soir, semble vouloir prendre fin. La
commission chargée de vérifier les résultats du vote organisé hier dans les fédérations de l'UMP, vient de proclamer Jean-François Copé Président de l'Union pour un Mouvement Populaire, élu avec
98 voix d'avance sur François Fillon :
Jean-François Copé
: 87.388 voix - 50,03%
François
Fillon : 87.290 voix - 49,97%
98 voix seulement, mais 98 voix qui suffisent à faire basculer une élection dont la victoire semblait pourtant acquise à
l'ancien Premier Ministre.
N'étant plus membre de l'UMP depuis plusieurs années, je n'ai évidemment pas participé au vote. Mais si j'avais dû
faire un choix, il est indiscutable que j'aurais voté pour François Fillon, un candidat qui pouvait rassembler, avec une véritable stature d'homme d'Etat.
La droite décomplexée, les excès de langage ou l'attitude politique de Jean-François Copé ou de certains de ses
soutiens, comme Nadine
Morano, me déplaisent fortement. Ce soir, je suis perplexe quant à l'avenir de ce mouvement politique, dont je me sens de moins en moins proche. Je suis persuadé que ce ne sera
pas avec les provocations du nouveau Président de l'UMP ou avec celles d'un Guillaume Peltier, dont la motion "La droite forte" est arrivée en tête,
que l'opposition se relèvera de ses défaites à répétition. Il s'agit bien là d'une occasion ratée... pour 98 voix !
Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé aujourd'hui une augmentation de la TVA à compter du 1er janvier 2014 : les taux actuels
(19,6%, 7% et 5,5%) seront remplacés par de nouveaux : 20%, 10% et 5%, ce qui devrait rapporter à l'Etat environ 7 milliards d'euros.
Ce qui m'interpelle dans cette évolution, ce n'est pas l'augmentation elle-même, ni les motivations qui conduisent le gouvernement à décider de cette hausse. Non, ce
qui me fait réagir, c'est bien la véritable trahison des engagements effectués devant les Français, des promesses et des déclarations délivrées par le candidat François Hollande et par ses
soutiens durant la campagne de l'élection présidentielle et durant celle des législatives et cela, moins de six mois après les scrutins.
Souvenez-vous de quelques messages prononcés avant, mais aussi après la période électorale : "L'augmentation de la TVA, je la considère
inopportune, injuste, infondée et improvisée." François Hollande, actuel Président de la République - Brest, le 31 janvier 2012.
"Une augmentation de la TVA dans la période actuelle, je ne trouve pas très courageux de faire en sorte que l'ensemble des Français et tout
particulièrement les plus modestes, les classes moyennes, c'est à dire ceux et celles qui consomment beaucoup, voient diminuer leur pouvoir d'achat [...] On tape sur les plus
faibles en l'occurrence" et François Hollande "a eu le courage de dire précisément quelles seraient les augmentations d'impôts
et dans ces augmentations d'impots, il n'y a pas la TVA, donc il n'y aura pas la TVA." Michel Sapin, actuel Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation
professionnelle et du Dialogue social - RTL, le 29 janvier 2012.
"Il faut éviter une vision de cauchemar, celle de Nicolas Sarkozy, réélu pour cinq ans, qui aurait alors les mains totalement libres pour
pousuivre les reculs sociaux, augmenter la TVA, un impôt injuste [...]." André Laignel, Maire d'Issoudun et actuel Président du Comité des Finances locales - Issoudun,
le 1er mai 2012.
"L'option TVA est totalement écartée ; en l'état il n'y a pas de projet de l'augmenter d'ici la fin du quinquennat, les choses sont
claires." Alain Vidalies, Ministre délégué aux Relations avec le Parlement - LCI, le 19 septembre 2012.
Sans oublier la réponse assez exceptionnelle du Premier Ministre, prononcée le 27 septembre 2012, il y a à peine plus d'un mois, sur France2, lors de
l'émission "Des Paroles et des Actes" :
Comment les Français pourraient-ils encore croire dans la sincérité des hommes politiques, qui les représentent et
qui devraient, une fois élus, appliquer les promesses sur lesquelles ils se sont engagés avant le scrutin et non se renier et faire exactement le contraire une fois au pouvoir ?
Après de telles actions, quelle crédibilité peut-on encore accorder à ces personnages ? Que l'on vote à droite ou à gauche, voilà qui est profondément choquant et décevant.
A force de vouloir faire beaucoup de bruit pour rien, on finit par s'emmêler les pinceaux. C'est exactement ce qui vient d'arriver à Michel
Sapin, le "Ministre de la
Danse"... à moins que ce soit du Travail et de l'Emploi... Evoquant ce matin sur Europe 1, les contrats d'avenir, une des promesses du candidat Hollande, lors de
l'élection présidentielle, Michel Sapin a déclaré :
Il s'agit "d'offrir à une partie de ces 400.000 jeunes un avenir, une possibilité, une marche vers l'emploi, avec un vrai boulot en contrat
à durée indéterminée pendant... une durée suffisante entre un an et trois ans [...]".
Précisions du ministère du Travail plus tard dans la journée : parlant d'un "raccourci malheureux" du Ministre, il indique qu'il ne faut pas confondre la durée du contrat de
travail et la durée de versement de l'aide. Le ministère précise que "l'aide sera versée à durée déterminée pendant une période de un à trois ans. La forme du contrat (CDD ou CDI)
sera elle laissée à la discrétion de l'employeur, même si le ministère du Travail fera tout pour inciter à la conclusion d'un CDI".
Il est donc presque sûr que ces contrats d'avenir qui seront très largement subventionnés (75%) seront des contrats à durée déterminée, compte-tenu de la crise économique qui secoue
la France. C'est mieux que rien, surtout quand on est jeune et sans qualification. Mais il ne faut sans doute pas croire qu'avec ces contrats, on assistera à un recul
massif du chômage. Et quand Michel Sapin parle de "vrai boulot en contrat à durée indéterminée", après sa visite au Festival DARC, au mieux, il "danse" avec les mots
; au pire, il ment aux Français.
Excellente une du Point cette semaine qui évoque le retour rapide et nécessaire à la réalité pour la nouvelle majorité de
gauche. Un retour qui se fait évidemment après les élections législatives et qui devrait se concrétiser très prochainement par des mesures précises... A suivre.
Dimanche, le second tour des élections législatives apportera à la France le nouveau visage de l'Assemblée Nationale.
Si la campagne pour le 1er tour n'avait pas été particulièrement brillante, celle pour le second tour aura été marqué par le psychodrame de la famille Royal - Hollande - Trierweiller, avec ses
excès de part et d'autre.
La victoire annoncée d'un homme de terrain dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, Olivier Falorni, face à la parachutée Ségolène Royal dont la seule ambition est de se
retrouver au perchoir n'est pas pour me déplaire. De la même manière, j'espère que dans la 9ème circonscription des Hauts-de-Seine, l'UMP dissident Thierry Solère l'emportera sur l'ancien
ministre de l'Intérieur Claude Guéant et je ne m'étonne pas des difficultés de Nadine Morano dans la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, dont l'attitude fait qu'elle ne mérite
certainement pas de se retrouver à nouveau au Palais Bourbon.
Dans la 8ème circonscription de l'Essonne, je soutiens avec force, le Président de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, qui a obtenu
près de 43% des voix au 1er tour, malgré la présence d'un candidat de l'UMP, qui n'a pas réussi à faire plus de 9,52%.
Au niveau local, je soutiens à nouveau dans la 1ère crconscription de l'Indre, François Jolivet. Face à deux députés sortants dont le ministre Michel Sapin, François
Jolivet a réalisé plus de 30% des suffrages au 1er tour. Une forte mobilisation des abstentionnistes au second tour peut permettre de l'emporter. Comme n'a cessé de le répéter le
Président de la République François Hollande, en France "le changement, c'est maintenant". Dans cette circonscription aussi, "le changement, c'est maintenant". Et le
changement sur ce territoire porte un nom : François Jolivet.
Dimanche, osez le changement en soutenant un candidat qui aura à coeur de représenter les habitants de l'Indre et de Châteauroux :
Votez François Jolivet !
Retrouvez François Jolivet sur son site : http://www.francoisjolivet.fr/.
Il y a quelques jours, j'ai exprimé ici, mon soutien à la candidature de François Jolivet dans la 1ère
circonscription de l'Indre, une candidature de rassemblement, face aux deux députés sortants socialistes, Jean-Paul Chanteguet et l'actuel Ministre du Travail, Michel Sapin.
Sur la seconde circonscription, Debout La République (DLR) présente un
candidat : Didier Vaidis. Secondé par Géraud Baigts, conseiller municipal de Sainte-Sévère, Didier Vaidis est un militant de DLR, cadre commercial travaillant sur Paris, qui connaît bien
notre département et qui a "bien l'intention de s'implanter durablement dans l'Indre", comme il le déclarait récemment dans La Nouvelle République.
Sur cette circonscription d'Argenton-sur-Creuse, La Châtre, Issoudun, Valençay, j'apporte évidemment mon soutien total à Didier Vaidis et à Géraud Baigts qui sauront représenter au
mieux, nos concitoyens. Comme les 300 autres candidats qui partout en France, sont soutenus par le rassemblement gaulliste Debout La République, Didier Vaidis s'engage sur des
thèmes forts comme la défense des services publics, particulièrement dans les campagnes ou la mise en place d'un protectionnisme "intelligent" pour lutter contre la
désindustrialisation et les délocalisations.
Dimanche prochain, dans la seconde circonscription, avec Nicolas Dupont-Aignan, pour la France, pour l'Indre, osez une politique nouvelle
: Votez Didier Vaidis !
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