A partir du 1er août prochain, nous savions que les amendes concernant le stationnement, allaient passer de 11
à 17 euros, soit une hausse de tout de même 54,5% ! Rattraper le retard dû à l'absence d'augmentation de ces amendes depuis 25 ans était bien sûr essentiel, obligatoire, et même
urgentissime...
Mais depuis la semaine dernière, on sait aussi que désormais les panneaux annonçant la présence des radars automatiques seront supprimés très rapidement. Les décisions se
suivent et se ressemblent, visant à gonfler les chiffres des recettes que peuvent rapporter les amendes. Et une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, aux 2000 radars
existants, 1000 nouveaux seront installés prochainement.
Quand on connait l'emplacement de certains radars fixes, on peut largement contester cette mesure qui consiste à piéger l'automobiliste. Par exemple, à l'entrée de Châteauroux, un
radar a été placé sur une voie limitée à 50 km/h, située en pleine descente, et avec plusieurs enchaînements de virages. Autant dire que celui qui circule sur cette voie, faisant attention à
la route et à la circulation est quasi-certain de se faire piéger. De la même manière, l'automobiliste qui évolue dans un environnement qu'il ne connaît pas et qui ne dispose pas d'un
GPS (ça existe encore !), surveille de près les panneaux directionnels. Et si en plus la circulation est importante, il ne peut avoir l'oeil fixé sur son compteur pour contrôler
sa vitesse. Celui-là aussi est déjà condamné.
Et ce sera donc de manière totalement involontaire que la vitesse sera dépassée et que ces personnes se feront verbaliser pour quelques km/h supplémentaires. Au final,
une bonne opération pour l'Etat. Mais il est vrai qu'avec la suppression de l'Impôt Sur la Fortune (ISF) pour les pauvres contribuables riches ayant un patrimoine allant
de 800.000 à 1,3 million d'euros, l'Etat doit combler, pour cette mesure de grande justice sociale, un trou de 1,7 milliard d'euros. Et si on soustrait à cette somme, les
800.000 euros que l'Etat devrait récupérer en supprimant le bouclier fiscal, il restera encore 900.000 euros à trouver pour financer la généreuse mesure. Nul doute que la suppression des
panneaux qui annonçent la présence des radars automatiques contribuera à aider l'Etat à régler ce "détail" budgétaire.
C'est pourquoi, comme une large majorité de Français, je suis totalement hostile à cette mesure. Et quand on sait que depuis 2003, l'installation de ces panneaux coûterait
10.000 euros l'un, avec désormais les frais pour les démonter qu'il va falloir ajouter, vous imaginez l'importance du gaspillage engendré par cette triste décision.
Enfin, que ceux qui penseraient encore que cette mesure vise surtout à renforcer la politique de sécurité routière, n'hésitent pas à se demander pourquoi il y a
seulement quelques semaines, les parlementaires ont voté une mesure d'assouplissement en raccourcissant le délai de récupération de points du permis de conduire. Cette décision était un mauvais
signal envoyé aux automobilistes et elle a vraissemblablement contribué aux mauvais chiffres de la sécurité routière de ces derniers mois. Mais cette mesure ne coûtait rien à l'Etat.
Aujourd'hui, avec la suppression des panneaux qui préviennent de la présence d'un radar automatique, l'Etat va s'enrichir à bon compte, au détriment des automobilistes.
Comme si avec les prix scandaleux affichés dans les stations services, ces derniers n'étaient pas déjà lourdement pénalisés...
C'est la période des Conseils d'Ecoles et faisant suite à l'élection des représentants des parents d'élèves, qui s'est déroulée à la
mi-octobre dans les établissements scolaires, ces réunions tombent toutes au même moment, dans les quinze jours suivant le scrutin.
Dans ces différents conseils, où se retrouvent notamment le directeur de l'école, les enseignants, les ATSEM et les délégués des parents d'élèves, la Ville de
Châteauroux, comme dans les autres communes a un représentant. Pour ma part en tant que Maire-Adjoint à l'Education et aux Affaires scolaires, j'essaye, quand mon emploi du temps le permet,
accompagné ou non de ce représentant, d'assister à un certain nombre de ces réunions, afin de tenter de répondre aux attentes ou aux questions qui peuvent ressortir des discussions
au sein de ces instances. Des discussions qui, en général, se déroulent dans le respect.
Hier, vendredi soir, plusieurs conseils étaient ainsi programmés et j'ai fait le choix de participer à deux d'entre eux, dans la mesure où j'étais informé que quelques
difficultés se retrouvaient sur le temps scolaire où périscolaire au sein de ces deux écoles. Ces Conseils d'Ecoles ayant lieu tous les deux à partir de 18h00, et les élus n'étant en
général jamais consultés sur le choix de la date et de l'heure de ces réunions j'ai, après avoir prévenu jeudi, les deux établissements, dû commencé par l'un, avant de pouvoir
rejoindre le second.
Lors du premier conseil de l'école élémentaire auquel j'ai assisté à partir de 18h00, mis à part l'attitude presque désagréable d'une personne, déjà rencontrée dans un
autre établissement scolaire l'an dernier, et m'ayant déjà insulté, les questions ont été pertinentes et la discussion s'est, je le crois, déroulée sereinement. Des réponses seront apportées
prochainement.
A 19h30, après ces premiers échanges, j'ai donc rejoint le second conseil d'école, celui d'une maternelle de Châteauroux. Si des interrogations légitimes ont pu être
posées, j'ai assisté à un certain nombre de dérapages montrant de "la rancoeur", comme j'ai pu le dire et du mépris de la part de certaines représentantes des parents
d'élèves. Une première déléguée, elle aussi déjà connue, a commencé par me reprocher fermement l'heure de mon arrivée. Comment m'aurait-il été possible de faire autrement ? Si
j'avais été présent à l'un et non à l'autre conseil, cela m'aurait évidemment été également reproché. Aujourd'hui, après réflexion, j'estime qu'à ce moment précis, j'aurais dû quitter
cette réunion. Mais comme il n'est pas dans mes habitudes de déserter, je suis resté.
Ambiance lourde, ricanements de certaines, haussements d'épaules d'autres, le festival a continué. A une personne qui me disait que les travaux actuellement effectués
à l'extérieur des bâtiments de l'établissement perturbaient la vie de cette école, ce qui ne fait aucun doute dans mon esprit, je répondais que ces travaux allaient prendre fin dans quelques
jours, que les enfants allaient bénéficier d'une nouvelle structure entièrement aménagée et que d'autres améliorations étaient prévues pour cette école durant l'année 2011. J'ajoutais
que, pour des collectivités comme pour des particuliers, les travaux prennent fréquemment du retard et que dès-lors que des travaux étaient effectués (j'ai pris l'exemple de la réfection d'une
salle de bains pour un particulier), quelques contraintes étaient inévitables. Après quelques mots, cette personne a pris ses affaires et a quitté la réunion en me disant qu'elle allait
refaire sa salle de bains...
Une dernière représentante des parents d'élèves, issue d'une école ayant fermée en fin d'année scolaire, qui m'avait pourtant déclaré sa volonté de ne plus siéger au sein
d'un conseil d'école, m'a simplement lancé : "Vous ne comprenez jamais rien !", n'hésitant pas ainsi à me prendre pour un imbécile, ce qui a peut-être sa part de
vérité dans la mesure où je n'aurais, comme je l'ai écrit plus haut, jamais dû poursuivre ces échanges jusqu'à 22h30, au sein d'une institution dont certains délégués de parents
n'étaient pas présents pour représenter l'ensemble des parents d'élèves, pour avancer et construire, mais plutôt pour se défouler sur la collectivité et son représentant, et exprimer une
hargne à peine contenue, mêlant paroles insultantes et mépris.
Ceux qui me connaissent, savent que
j'aime dialoguer et échanger pour avancer et comme je l'ai toujours exprimé, je suis ouvert à la rencontre de tous ceux qui le souhaitent. Mais ces discussions et ces échanges pour être
constructifs, ne peuvent se dérouler que dans le respect des uns et des autres. Désormais, s'il n y' a pas ce minimum de respect face aux hommes ou aux fonctions, je compte
bien être intolérant face ce qui ne sera pas tolérable.
J'ai participé depuis que je suis élu, mais aussi, depuis le début de l'actuelle année scolaire à d'autres conseils dans les écoles de Châteauroux. Ce dernier conseil est
une triste exception à la régle de dialogue, de respect et de tolérance existant au sein des établissements de notre Ville. Pour avoir assisté au sein de cette maternelle, au Conseil d'Ecole de
juin dernier, je ne peux qu'espérer à l'avenir, et selon la volonté de l'équipe pédagogique et de la direction, que cette institution retrouve le calme et la sérénité qui étaient la sienne,
afin de pouvoir travailler utilement pour cet établissement et pour les enfants qui le fréquentent.
Wipro, multinationale, géant indien des services informatiques, employant près de 100 000 personnes, avec un chiffre d'affaires de cinq milliards de dollars (2008),
a racheté en 2005, l'entreprise NewLogic, spécialisée dans les communications sans fil, dont le centre recherche et développement est basé à Sophia-Antipolis, dans les Alpes Maritimes.
Comme le signale Jacques Molénat dans Marianne de cette semaine, "pour Wipro, l'acquisition de NewLogic était surtout une
formidable aubaine" : en matière de transfert de technologie, Wipro "entreprend de siphonner le savoir-faire" de NewLogic à partir de l'année 2007. Mais une fois ces transferts
effectués, l'entreprise française "perd son intérêt stratégique" pour la multinationale.
Par ailleurs, ce qu'il ne faut pas oublier, car c'est véritablement scandaleux, c'est que Wipro a bénéficié, dans le cadre du plan
de relance du gouvernement, initié, je crois me rappeler, pour lutter contre les effets de la crise économique, du remboursement anticipé de 5,3 millions d'euros au titre du Crédit
Impôt Recherche. Un crédit d'impôt destiné normalement à aider la recherche et le développement, à soutenir les activités économiques et donc à favoriser la création
d'emplois... Rembousement effectué le 8 juin 2009.
Trois jours plus tard, le 11 juin, les 61 salariés de NewLogic apprenaient la volonté de Wipro de se débarrasser de la petite entreprise
française. La multinationale indienne avait d'ailleurs, semble-t-il, l'intention d'aller très vite et de mener une procédure de licenciements secs jusqu'en juillet, ce qui ne serait
plus le cas aujourd'hui. Parallèlement, en Inde, le 22 juillet, Wipro ne se gênait pas pour annoncer une hausse de 12% de ses bénéfices sur le premier semestre 2009.
Comme le souligne très justement le Vice-Président du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Patrick Allemand, sur son blog, dans un courrier envoyé au Ministre de l'Industrie, Christian Estrosi : "C'est
le principe de la double peine : on pille notre technologie, puis on pille les fonds publics".
En guise de réponse, Christian Estrosi a critiqué, vendredi dernier, l'annonce de la fermeture de NewLogic, jugée "indigne et
inadmissible". Rendez-vous est pris entre le Ministre de l'Industrie et la direction européenne de Wipro cette semaine ; réunion au cours de laquelle, Christian Estrosi devrait
demander aux dirigeants de Wipro de "prouver qu'ils ne sont pas des patrons sans scrupules". Compte-tenu de l'attitude de Wipro (encaissement d'argent public, trois jours avant
l'annonce de la fermeture), je pense que nous avons pourtant déjà la réponse à cette question.
Dans ces conditions, faire en sorte de concrétiser des projets permettant de sauver plusieurs dizaines d'emplois de NewLogic, semble
être une première urgence. Mais le remboursement rapide des 5,3 millions d'euros par Wipro, est une seconde urgence à laquelle le gouvernement doit s'employer. Il ne fait
aucun doute que cette somme pourrait servir, tout ou partie aux employés de l'entreprise française, qui évoluent dans un secteur d'avenir. Fermeté vis-à-vis de Wipro et soutien à
NewLogic doivent être aujourd'hui, les deux priorités.
Mais plus largement, cette triste affaire repose le problème de l'attribution des aides publiques. Si je ne suis pas contre le principe, un
contrôle rigoureux doit avoir lieu et des engagements en terme d'emplois devraient être pris par les entreprises bénéficiaires de ces aides. Ces dernières doivent savoir et pour certaines
apprendre, qu'on ne peut pas faire tout et n'importe quoi, quand il s'agit de l'argent du contribuable.
Si l'on en croit le PDG de France Telecom, Didier Lombard, le suicide dans son entreprise serait une "mode" ! Depuis un an et demi, 23 de ses salariés ont mis
fin à leurs jours et le PDG de l'entreprise estime qu'il "faut marquer un point d'arrêt à cette mode du suicide qui évidemment choque tout le monde".
Il n'y a pas que les actes qui sont choquants, les mots prononcés par le PDG le sont également. En effet, si 23 personnes ont
décidé de se donner la mort depuis 18 mois, ce n'est certainement pas par effet de "mode" ! Comment peut-on employer un mot aussi léger face à des drames aussi extrêmes ?
Alors je ne vais sans doute pas être très original, mais Monsieur Lombard serait, il me semble, bien inspiré de démissionner de son poste. Et
pas seulement pour ce terme employé. Mais quand autant de personnes de son entreprise font un choix aussi terrible, n'estime-t-il pas avoir au moins une responsabilité morale ? Si j'étais
dans sa position, je ne me poserai même pas la question.
Voilà bien un personnage que je n'apprécie pas : le Président de la région Languedoc-Roussillon, le socialiste Georges Frêche. Je ne reviens pas sur les
déclarations précédentes de cet individu concernant les harkis qualifiés de "sous-hommes" le 11 février 2006 ou sur les joueurs "blacks" de l'équipe de
France de football, en novembre de la même année. Déclarations qui lui ont valu une exclusion du Parti Socialiste.
Mais j'ai découvert avec stupéfaction d'autres propos de Georges
Frêche, lors d'un cours qu'il a dispensé à ses étudiants de la Faculté de droit de Montpellier en 2008. Si je condamne la manière dont ces propos ont été enregistrés, il n'en reste pas moins
que le fond est édifiant. Morceaux choisis :
Sur les électeurs : "moi quand je fais une campagne, je ne
la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6%, il y en a 3% avec moi et 3% contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je
ramasse des voix en masse."
Sur les électeurs (bis) : "Les cons sont majoritaires, et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue parce que je sais comment les « engraner », « j’engrane » les cons avec ma
bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc… ça un succès de fou, ça a un succès fou [...] les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie."
Sur sa stratégie électorale : "Les deux premières années vous devenez maximum impopulaire, vous leur tapez sur le claque bec, etc… ah salop le
peuple aura ta peau, on t’aura, moi je dis cause toujours, je vous emmerde. Ensuite deux ans vous laissez reposer le flan, vous faites des trucs plus calmes. Et les deux dernières années,
plus rien du tout, des fontaines, des fleurs, et des bonnes paroles, je vous aime."
Sur les lycéens et les chefs d'établissements : "Je donne des livres gratuits dans les lycées. Vous croyez que les connards me disent merci, ils disent non ils arrivent en retard, comme si c’était ma faute".
Sur les professeurs d'anglais :
"Apprenez l’anglais, mais surtout pas avec les profs d’anglais de Montpellier et de France, qui sont parmi les plus mauvais du monde. Les 4/5èmes des profs d’anglais parlent l’anglais comme
une vache espagnole."
Sur les Catalans : "Là, les catalans me font chier, mais je leur tape dessus parce
qu’ils m’emmerdent, mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer, je vais y revenir je vais leur dire, mon Dieu, je me suis trompé, je vous demande pardon, ils diront : qu’il est
intelligent, ils me pardonneront, ils en reprendront pour 6 ans."
Un discours évidemment injurieux, profondément scandaleux et bien sûr indigne de la fonction qu'occupe Monsieur
Frêche. Et une bien triste vision de la société et de la politique adressée à des étudiants qui auraient mérité un autre cours de la part d'un personnage qui n'a plus rien à faire en
politique. C'est pourquoi, après une telle démonstration, j'espère que les citoyens de la région Languedoc-Roussillon se souviendront des propos de leur président de région, au moment de
voter lors des prochaines élections régionales, dans un an. Et j'ose croire également que le Parti Socialiste n'apportera pas son soutien à un tel individu. Réponse dans quelques
semaines.
Depuis plusieurs semaines, je voulais rédiger un article afin de donner mon sentiment sur les
différentes mutations décidées au sommet de l'Etat ces derniers mois. Le voici.
Cela a véritablement débuté à l'été 2008 avec Dominique Rossi, patron des services de sécurité en Corse qui le 2 septembre était relevé de
ses fonctions. Considéré comme un "grand flic" par ses collaborateurs, Dominique Rossi a le titre de contrôleur général (l'un des grades les plus élevés dans la police). Sa faute ?
N'avoir pas empêché l'occupation pacifique de la villa de Christian Clavier, ami proche du Président de la République, par des nationalistes corses. Première décision très
discutable.
Ensuite, le 12 janvier dernier, le Président de la République est en visite dans la Manche. A Saint-Lô, Nicolas Sarkozy présente ses voeux au
personnel de l'Education Nationale. Mais le Chef de l'Etat est sifflé par des manifestants qui ne sont pas favorables aux réformes du gouvernement. La sanction tombe, le
préfet de la Manche, Jean Charbonniaud (qui a sans doute aussi le tord d'avoir été le Chef de cabinet de Dominique de Villepin...) et Philippe Bourgade, Directeur départemental de la
sécurité publique sont mutés. Pourtant, dans un classement établi en juin 2008, la ville de Saint-Lô était arrivée en tête du palmarès de l'efficacité de la police en France (hors
Paris), avec 27,4 faits élucidés par policier, soit plus du double de la moyenne nationale. Vraissemblablement insuffisant pour l'Etat... Carrière irréprochable doit donc rimer avec
sanctions disproportionnées.
Heureusement, dans la majorité, certains ont réagi courageusement, à l'image du Président UMP du Conseil général et sénateur de la Manche Jean-François Legrand, qui
trouvait "parfaitement lamentable qu'on puisse utiliser un représentant de l'Etat comme si on utilisait un kleenex. C'est scandaleux. C'est une pratique d'un autre temps contreproductive d'un
point de vue politique". Et d'ajouter : "ce préfet est un très bon préfet qui n'a aucune responsabilité dans cette affaire". Sur la même ligne, le député UMP Philippe Gosselin
estimait à France Info que cette décision était "injuste" et donnait "le sentiment du fait du prince".
Pourtant, dans cette affaire, les manifestants avaient été tenus à distance par un nombre important de CRS, ce qui montre
que le préfet avait bien fait son travail, pour éviter une confrontation. Mais Nicolas Sarkozy n’a apparemment pas apprécié le simple fait que cette manifestation ait lieu.
Plus récemment et moins médiatisé, à Châteauroux, après la visite
très sécurisée du Président de la République le 27 janvier dernier, c'est le Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth qui était
en déplacement la semaine passée dans la Préfecture de l'Indre. Avec un programme chargé, celui qui avait déclaré avec une grande délicatesse en octobre 2007 : "Les retraités de la
fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement", a effectué la visite du Centre des Impôts de Châteauroux,
pour "rencontrer les personnels". Il a été accueilli "fraichement" par les agents castelroussins, qui ont manifesté "poliment, mais fermement" leur mécontentement, face
aux suppressions de postes. Ce mouvement n'a pas été du goût des membres de la direction qui l'ont bien fait comprendre au Responsable de Centre, pourtant là encore un fonctionnaire méritant,
mais qui aurait dû "tenir ses agents" !
Enfin, à une autre échelle, cela me rappelle cette directrice d'Ecole de Châteauroux dont un poste devrait peut-être fermer à la rentrée
2009, m'expliquant il y a peu, que son inspecteur lui avait très fortement recommandé d'éviter l'installation d'une banderole devant son établissement scolaire. En clair, à elle de (re)tenir ses
collègues et les parents d'élèves, pour qu'il n'y ait pas de vagues.
Mais finalement, qui sont les véritables responsables ? Un préfet et un directeur départemental de la sécurité publique, bien notés
et qui ont bien fait leur travail ou peut-être un ministre de l'Education Nationale qui a mis dans la rue, par son manque de dialogue, des milliers de manifestants ? Un responsable
de centre des impôts, par ailleurs très bien noté également et qui n'a pas su jouer au dictateur avec ses agents ou le Ministre du Budget, responsable des suppressions de postes ? Une
directrice d'Ecole qui fait aussi parfaitement son travail ou ceux qui décident et appliquent les directives ministérielles de l'Education Nationale ?
Chacun peut constater avec ces quelques exemples que travail et mérite sont encore loin d'être des synonymes en France. Je crois
au mérite et je crois au travail et il est possible que les salariés méritants de la Fonction Publique d'Etat soient justement récompensés. Mais cela sera t-il envisageable
avec le gouvernement et l'actuel Chef de l'Etat ? Aujourd'hui, j'en doute. C'était pourtant une promesse présidentielle. Voilà qui est profondément
décevant.
Le 7 mai 2008, le Chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy recevait les députés de l'UMP à l'Elysée, pour marquer le premier anniversaire de sa victoire à
l'élection présidentielle.
Dans un discours rapporté par de nombreux députés présents, le Président de la République s'en était pris à la presse, évoquant des reproches
à plusieurs quotidiens ou hebdomadaires, mais il avait surtout accusé son prédécesseur Jacques Chirac, "d'avoir mal gouverné la France".
Huit mois plus tard, ce qui avait été pris pour un règlement de compte se confirme et montre combien l'actuel Président de la
République semble avoir la rancune tenace. Lors de la cérémonie des voeux aux Parlementaires, le 7 janvier dernier, Nicolas Sarkozy a expliqué préférer l'expression
d'"omniprésident", souvent utilisée par l'opposition pour le désigner, à celle de "roi fainéant", ajoutant en souriant : "On en a connu".
"A force d'écrire que j'en fais trop, au moins on ne se pose pas la question de savoir ce que je fais", a-t-il relevé. "C'est
arrivé dans l'histoire de notre pays" qu'on se demande "mais qu'est-ce qu'il fait donc là-haut ?", a encore glissé le Chef de l'Etat, sans citer nommément aucun de ses
prédécesseurs. Mais l'allusion à son prédécesseur direct a été observée par tous.
Mardi dernier, lors d'une intervention au Chêne, le club de réflexion de Michèle Alliot-Marie, l'ancien Chef du gouvernement
Jean-Pierre Raffarin a répondu à ce qui a été interprété comme une attaque voilée contre Jacques Chirac : "Je m'honore d'avoir servi un président que je considérais beaucoup plus comme un
président gaulliste que comme un roi fainéant".
Quel besoin l'actuel Président de la République, a-t-il d'attaquer ainsi Jacques Chirac ? Comme le souligne à juste titre Alain Juppé sur son
blog, dans une note du 9 janvier : "Quel que soit le niveau de responsabilité, on ne peut donc résister à la tentation d’un
bon mot, même quand il est injuste, inélégant, et surtout inutile". Manifestement "injuste", parfaitement "inélégant" et surtout totalement "inutile" de s'attaquer
aujourd'hui à l'ancien Président de la République.
Si durant les
derniers mois de sa présidence, je n'étais plus en phase, avec Jacques Chirac, comme lui ne semblait plus en osmose avec les Français (je me souviens de ce rendez-vous télévisuel en
avril 2005 où le Chef de l'Etat avait dit ouvertement à un jeune, qu'il ne le comprenait pas), je pense qu'aujourd'hui, l'ancien Chef de l'Etat qui a fait beaucoup pour la France ne
mérite pas d'être traité ainsi. Nicolas Sarkozy oublie par ailleurs qu'il doit beaucoup à celui qui a été Président du Rassemblement Pour la République (RPR) durant près de vingt ans.
Tout cela est profondément regrettable et le souhait que je formule en ce début d'année 2009 est vraiment que ce genre de dérapage du Chef de
l'Etat Nicolas Sarkozy, ne se reproduise plus durant la suite de sa présidence. Un peu de retenue et d'élégance dans la fonction qui est la sienne ne pourraient être que profitable au
Président de la République.
Dans la Nouvelle République de ce matin, je dois avouer avoir été profondément choqué par la lecture d'un article. Celui consacré au Festival International du Film Aérien de Châteauroux, intitulé "Bilan du Festival du film aérien : comme un
problème de moteur" m'a scandalisé. Pas le contenu de l'article rédigé par le journaliste François Léger. Mais uniquement les déclarations de l'organisateur de ce festival, Monsieur
Daniel Boulogne.
S'il est encore un peu prématuré pour analyser totalement ce Fifac qui s'est terminé seulement hier, et en tirer un véritable
bilan, il est indiscutable qu'en terme de spectateurs, c'est un échec. Monsieur Boulogne prévoyait 10000 spectateurs. Il n'y en aurait eu que 1500 à 2000 ; probablement moins
d'après le journaliste.
Avec un tel résultat, quelle est donc la teneur des propos de ce Monsieur ? "J'ai fait un festival de qualité" ; s'il y a eu des
ratés, c'est la faute des autres. Voilà en une phrase, résumés les propos du responsable du Fifac. Autant dire qu'il ne manque pas d'air ! Monsieur Boulogne poursuit en affirmant : "Sur
le plan culturel, c'était parfait. Je suis arrivé où je voulais et même au-delà". Voilà déjà un compliment adressé à soi-même. Et pour les autres ? C'est l'heure des règlements de
compte ! Alors à qui doit-on cet échec d'après l'organisateur ?
Tout d'abord aux Castelroussins eux-mêmes qui ne se sont pas déplacés : "Si les Castelroussins préfèrent rester derrière leur télévision
au lieu de venir au Fifac, c'est leur problème, tant pis pour eux." D'ailleurs, c'est bien connu, ce sont avant tout les Cannois qui se déplacent au Festival de Cannes. Monsieur Boulogne
semble oublier bien vite que s'il a pu faire "un festival de qualité", c'est un peu grâce aux Castelroussins qui en tant que contribuables, ont justement contribué au financement du
Fifac. Un peu de reconnaissance serait sans doute bienvenu, plutôt que d'adopter une attitude empreinte de mépris envers les habitants de Châteauroux.
Deuxième accusé selon
Monsieur Boulogne : les collectivités. Le Conseil Général de l'Indre et surtout, la Ville de Châteauroux, partenaire du Fifac, coupable de ne pas avoir versée la totalité de la
subvention de 100000 euros ; coupable de ne pas avoir communiquer correctement : "Ils devaient s'occuper de l'affichage. On s'était mis d'accord là-dessus. Les Castelroussins n'ont
pas été informés parce que la mairie n'a pas bien fait son travail." etc... Je ne doute pas un instant que la Ville de Châteauroux répondra prochainement à ces mensonges. Ce n'est pas à
moi de le faire. Mais tout de même : pour que la Ville puisse "s'occuper de l'affichage" encore fallait-il que l'organisateur fournisse les affiches à la Ville...
Même les acteurs économiques locaux ne sont pas exempts de reproches, à l'image du Centre culturel Leclerc qui a ouvert sa nouvelle
surface de vente en centre-ville mercredi dernier, avec la question posée par Monsieur Boulogne : "Ils n'auraient pas pu attendre ?" Au nom de quoi, Leclerc aurait-il dû
attendre ? Ce nouveau magasin a-t-il réellement pénalisé le Fifac ? Je ne le pense pas. Mais quand il faut trouver des boucs émissaires...
Enfin, l'attitude de Monsieur Boulogne est finalement pitoyable quand je lis cette menace à peine voilée : "des villes [...]
demandeuses d'évènements lourds, il y en a cinquante", sous-entendant ainsi, que le Fifac n'aurait peut-être pas lieu à Châteauroux, dès l'année prochaine. Si cette menace est
destinée aux Elus, personnellement, elle ne me fait ni chaud, ni froid.
Pour conclure, je trouve dommage que l'organisation du Fifac ne soit pas capable de dresser honnêtement un bilan de ce festival. La première édition d'une manifestation d'importance est
toujours difficile à mener. Il y a souvent quelques ratés. Mais l'organisateur a toujours sa part de responsabilité et se doit d'assumer son propre échec. Essayer de se dédouaner en accusant les
autres (partenaires ; habitants ; entreprises...) et en s'enfermant dans ses certitudes n'est évidemment pas la solution et ne fait que discréditer son auteur. D'ailleurs, le
journaliste ne semble pas s'être trompé en intitulant son article : "... comme un problème de moteur". L'organisateur d'un festival n'en est-il pas le
moteur ?
Ce 23 février 2008 marque le sixième anniversaire de la prise en otage par les FARC de la franco-colombienne Ingrid
Betancourt. 6 années privées de liberté : il n'y a pas de mot assez fort pour qualifier cela.
Mais aujourd'hui, chacun le sait il y a urgence, tant les dernières informations en provenance de Colombie montrent combien notre compatriote est à bout de
forces. J'espère que les nouveaux appels lancés pour obtenir la libération d'Ingrid Bétancourt seront, cette fois, entendus et se concrétiseront rapidement par son retour à la
liberté.
Ingrid Bétancourt est depuis le 29 juin 2006, Citoyenne
d'honneur de la Ville de Châteauroux.
Châteauroux, le 22 février 2008.
Monsieur,
Je n'ai pas l'honneur de vous connaître. Mais il m'a été signalé ce jour que vous avez, sans me connaître et en ne m'ayant jamais rencontré,
manifestement beaucoup à raconter à mon égard. J'ai appris dans l'après-midi, que ce matin, vous clamiez haut et fort sur le marché du quartier Saint-Jean, des propos fort désobligeants à
mon encontre.
C'est tout simplement à l'image de la campagne électorale que vous et vos amis mènent depuis plusieurs jours. Mais aujourd'hui elle prend une
direction que je condamne et je ne comprends pas pourquoi vous avez décidé de vous compromettre par l'utilisation de méthodes véritablement nauséabondes. Où est la
dignité réclamée par certains de vos amis ? Certainement pas dans votre attitude, ni dans vos propos !
D'après vos dires, je serais ou j'aurais été par le passé membre du front national, ayant été jusqu'à distribuer des tracts pour le parti de Monsieur Le Pen ! Si vos paroles
n'étaient pas aussi graves, cela en serait risible.
Evidemment, chacun comprendra aisément qu'en pleine campagne électorale, vous me visez personnellement, mais qu'au delà de ma personne, c'est la liste à
laquelle j'appartiens et à son leader que vous vous attaquez.
Sachez Monsieur, que mon engagement politique a débuté en 1994 lorsqu'à 17 ans, je suis devenu membre du Rassemblement Pour la République. En
2002, après la dissolution du RPR, j'ai rejoint naturellement l'Union pour un Mouvement Populaire, dont je suis encore à ce jour l'un des membres. J'affirme et ceux qui me connaissent
ne pourront que vous le confirmez que je n'ai jamais appartenu au mouvement auquel vous prétendez m'associer et que je n'ai évidemment jamais distribué un seul tract, avec et
pour le front national. Je ne connais pas le responsable de ce parti dans l'Indre et si j'ai des amis dans plusieurs partis politiques, à ma connaissance, je n'en ai aucun
au FN.
Tout mon engagement politique, au service de la République, de la démocratie, du respect des valeurs gaullistes est en total contradiction avec le
discours prôné au sein de ce parti. C'est pourquoi, je considère vos accusations comme inadmissibles. C'est clairement de la diffamation, votre unique but étant de porter atteinte à
l'honneur de vos adversaires et dans ce cas précis, de nuire à ma réputation.
Et ce n'est malheureusement pas la première fois qu'un membre de la gauche castelroussine essaye de me calomnier. Dès septembre 2003, devenu
Conseiller Municipal trois mois plus tôt, alors que j'assiste à mon deuxième conseil municipal, votre chef de file Jean-Yves Gateaud en séance, m'insulte en me traitant avec mes
collègues de la Majorité municipale de "Pétainiste". J'ai à l'époque vivement réagi en réclamant des excuses. Excuses que j'attends encore aujourd'hui...
L'année dernière en mai 2007, sur le site de la fédération de l'Indre du parti socialiste, une personne dissimulée derrière un bien facile anonymat tentait d'utiliser à peu près le même refrain à
mon égard, ce qui a donné lieu à une réponse sur ce blog.
A l'époque, j'écrivais : "Accuser la droite de collusion avec l'extrême-droite, c'est toujours utile et dans la bouche de membres du parti
socialiste, cela revient régulièrement et particulièrement au moment des élections". J'aurais manifestement dû plutôt écrire "dans la bouche de membres des partis de
gauche". Quoiqu'il en soit, c'est aujourd'hui encore votre méthode : "calomnier, calomnier, il en restera toujours quelque chose". Lancer des accusations malveillantes, voilà
bien un procédé qui me répugne.
Mais croyez-vous vraiment qu'en agissant ainsi vous allez vous attirer les suffrages des Castelroussins ? Sans vouloir m'inscrire en donneur de leçon, permettez-moi de vous le
dire, nos concitoyens attendent autre chose de cette campagne. Ils souhaitent connaître les propositions des différents candidats et que ces derniers en débattent. Je ne pense pas
que l'agressivité et la malveillance dont vous faites preuve à mon égard apportent quoi que ce soit aux habitants de Châteauroux. Cet épisode est navrant et le spectacle que vous donnez
profondément affligeant.
Alors Monsieur, ne comptez pas sur moi pour en rajouter en utilisant la menace ou en vous traitant de "sbire" à la solde de votre leader, comme le
fait si élégamment Michel Arroyo sur son blog, à l'encontre des colistiers de la liste à laquelle j'ai l'honneur de participer. Mais aujourd'hui, je vous le dis : trop, c'est trop
! En politique, Monsieur, tous les coups ne sont pas permis !
C'est pourquoi, compte-tenu que vos affirmations blessantes et malveillantes ont été prononcées dans un lieu public, je vous demande aujourd'hui
de cesser vos accusations diffamatoires et de vous excuser publiquement au moyen d'un commentaire ou d'un article sur le blog de la liste dont vous faites partie et ce le plus tôt possible,
en tout cas avant le lundi 25 février 2008.
Je n'ai pas l'intention de laisser de telles accusations mensongères et blessantes portant atteinte à mon engagement, à mon honneur et à ma personne, sans
réaction. J'ajoute que trois personnes présentes lors de votre "discours" de ce matin sont prêtes à témoigner de l'exactitude de ce que je rapporte ici. N'oubliez pas que votre attitude et
vos propos tombent sous le coup de la loi. Je ne doute pas que vous serez rapidement informé par vos amis de cette lettre ouverte. Je vous laisse donc le temps de réfléchir à la gravité de
vos paroles.
Comptant sur votre compréhension et dans l'attente,
Veuillez, agréer Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
Arnaud
Clément
Commentaires