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  • : Le Blog d'Arnaud Clément
  • Le Blog d'Arnaud Clément
  • : 13/10/2006
  • : 36 ans. Enseignant. Maire-Adjoint de Châteauroux et Conseiller Communautaire de l'Agglomération Castelroussine. Conseiller Municipal de Châteauroux de 2003 à 2008. Gaulliste, membre du RPR de 1994 à 2002, de l'UMP de 2002 à 2008 et de DLR de 2008 à 2011.
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Ce blog se veut un espace de dialogue sur la politique locale et nationale, l'Europe, la France, Châteauroux, l'éducation, la culture et de façon générale, sur tous les sujets d'actualité et de société.
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Education - Jeunesse

Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 00:03

Maitre-d-Ecole.jpg   Il fallait oser. Mais quand on ne doute de rien, on ose tout. C'est ce qu'à fait, aujourd'hui, le Président de la République, celui qui est censé être le Président de tous les Français. En pleine grève des enseignants, qui manifestent pour une fois unis, les professeurs du public, avec ceux du privé, ce qui est tout de même assez rare, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à déclarer :

   "Mon devoir de Chef de l'Etat, c'est d'abord de penser aux ouvriers, aux salariés et aux cadres qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l'Etat. Plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile, mais qui ont un statut qui les protège." 

   Voilà qui n'est rien d'autre que du mépris lancé à la face des milliers de fonctionnaires et en particulier des enseignants qui ne méritent pas un tel traitement. Une fois de plus, le Chef de l'Etat n'honore pas sa fonction en essayant de monter les Français les uns contre les autres. Et cela, quelques heures seulement après le revers historique infligé par la France des territoires à Nicolas Sarkozy. Cette France des territoires, si attachée à la République et à l'Ecole.

   Je me souviens, il y a quelques jours, alors que nous recevions à l'Hôtel de Ville, les directeurs des établissements scolaires de Châteauroux, j'évoquais la difficulté du métier d'enseignant aujourd'hui et le manque de reconnaissance, les enseignants étant "confrontés à la violence, au manque de respect et au dénigrement". Je constate aujourd'hui que même le Président de la République apporte sa pierre à ce triste concert.

   Au moins désormais, les professeurs savent-ils qu'ils n'ont pas et n'auront pas "le soutien de l'Etat". Mais est-ce ainsi que l'on doit traiter ceux qui détiennent le savoir et qui ont pour belle mission de le transmettre ?

   Avec des conditions de travail toujours plus difficiles, les personnels de l'Education Nationale mériteraient pourtant un peu de considération et de soutien de l'Etat. Mais Nicolas Sarkozy n'a probablement que faire de la dernière enquête de l'OCDE, parue en début de mois et qui indique notamment que le salaire des enseignants français n'a pas augmenté depuis... 1995. Le pouvoir d'achat des enseignants a donc diminué en raison de l'inflation depuis plus de quinze ans.

   Ainsi, d'après cette enquête réalisée sur une trentaine de pays, le salaire horaire d'un enseignant de collège ayant quinze années d'ancienneté est en France de 41 euros. Le même salaire dans les autres pays de l'OCDE est en moyenne de 45 euros. A titre d'exemple, comment expliquer qu"un enseignant français, avec un Bac +5 gagne 1800 euros par mois après huit années d'ancienneté, alors que son collègue britannique, Bac +3 gagne plus du double ? 

   Les enseignants, comme "les ouvriers" ou "les salariés", ne doivent pas être rabaissés ou méprisés, comme c'est le cas aujourd'hui. Si l'on a la volonté d'améliorer l'Ecole, ce ne sera pas, au plus haut sommet de l'Etat, en montrant du doigt ceux qui, dans les établissements scolaires, exercent un noble métier. Au contraire, ce sera en les encourageant et en les soutenant que le système éducatif pourra être conforté et amélioré et que les plus jeunes seront instruits et mieux formés pour construire la France de demain.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse - Communauté : Avenir Gaulliste
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 07:55

2011.09 - Châteauroux Pour Tous n°66   Voici la tribune politique que j'ai rédigée pour le magazine Châteauroux Pour Tous n°66 de septembre 2011, qui sort aujourd'hui :

   « Instruire, c’est construire » (Victor Hugo)

  
En ce début d’année scolaire, alors que tous les espoirs sont permis pour les plus jeunes, et à l’aube des grands rendez-vous démocratiques de 2012 qui, je l’espère, feront figurer l’Education au cœur des projets pour la France, il revient à nous, adultes, de croire en l’avenir et de travailler pour la réussite et l’épanouissement de ceux qui feront la France de demain.

  
A Châteauroux, la Municipalité prend toute sa part à cette belle ambition, en assurant, en premier lieu, le meilleur accueil possible aux 4000 enfants qui intègrent nos écoles : rien que cet été, plus de 500.000 euros de travaux ont été réalisés dans les différents établissements scolaires de notre ville. Mais, nous y travaillons également en assurant un partenariat essentiel pour les enfants, avec les professionnels de l’Education Nationale : combien de projets pédagogiques (sorties scolaires, classes de découvertes, chorales…), ne verraient pas le jour, sans la participation décisive de la Ville de Châteauroux ? Et comment ne pas évoquer aussi l’action dans les quartiers avec le Dispositif de Réussite Educatif (DRE) dont l’engagement financier de la Ville a été multiplié par trois : c’est aussi par l’égalité des chances que l’on construit l’avenir. Enfin, que ce soit avec l’amélioration de la qualité des repas dans nos restaurants scolaires en multipliant les produits bios et/ou locaux, ou en facilitant la vie des familles, en accordant un maximum de dérogations sur Châteauroux, la Municipalité répond, pour les enfants, aux attentes de notre société.

   S
i l’éducation a un coût, la véritable réussite des enfants n’a pas de prix ! C’est ainsi que l’on peut considérer l’éducation, comme un investissement pour l’avenir. A Châteauroux, j’entends continuer, avec mes Collègues, à œuvrer en ce sens. Mais aujourd’hui, aux enfants qui vont découvrir ou retrouver leur école, aux parents qui vont les accompagner parfois pour leur première rentrée, aux enseignants et aux personnels de la Ville de Châteauroux dont le travail est déterminant, à tous, je souhaite une bonne rentrée !

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse - Communauté : Châteauroux36
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 23:05

bac   On en a beaucoup parlé et voilà, après quelques jours, le Baccalauréat 2011 est derrière nous. D'après les premiers résultats au niveau national, les chiffres de la réussite à cet examen s'améliorent encore. Qui pouvait en douter ? 

   Si on peut attribuer le mérite de cette progression aux lycéens qui bien évidemment travaillent toujours davantage pour préparer le plus sérieusement possible le bac et qui sont, bien sûr, de mieux en mieux formés par leurs professeurs, il ne fait pourtant aucun doute dans mon esprit que les consignes ministérielles demandant aux jurys de faire preuve d'une grande souplesse et notamment d'accorder le diplôme aux candidats obtenant une moyenne de 9 sur 20 (au lieu de 10 !), ne sont pas étrangères à ces bons résultats dans la filière scientifique. On aurait voulu dégrader un peu plus la valeur de cet examen, que l'on ne s'y serait sans doute pas pris autrement. Bravo Monsieur Chatel !

   Cependant, comme il existe encore quelques candidats (de moins en moins nombreux !), qui échouent ou qui sont légèrement étourdis, voici quelques perles de ce bac 2011 que j'ai pu retrouver dans quelques copies (perles dont l'orthographe n'a pas été corrigée) :

   "La majorité à 18 ans pour les jeunes a été mis en place en 1882 par Valéry Giscard d'Estain."

   "La constitution de la Vème République c'est fait sous la présidence du général De Gaule en 1970."

   "La conférence des Non-alignés en 1961 se déroule en Inde à Belgrade."

   "Les dosettes sont le nouveau café de demain."

   "La mise en place de la première cohabitation en 1978 avec Georges Pompidou et Balladur."

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse
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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 16:27

Luc-Chatel---Europe-1.jpg   Encore une belle idée que celle annoncée ce matin par le Ministre de l'Education Nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, Luc Chatel, qui "veut réinventer l'apprentissage de l'anglais dans notre pays", notamment en développant un "apprentissage généralisé précoce" de cette langue, c'est-à-dire dans les écoles maternelles, "dès 3 ans" !

   Dès 3 ans, alors que les enfants qui évoluent en petite section commence à peine à se débrouiller avec la langue de Molière, on veut leur imposer l'apprentissage de la langue de Shakespeare. Alors que de trop nombreux élèves ont déjà beaucoup de diffficultés avec la lecture et l'écriture du français, et que je n'ai pas le sentiment que l'on progresse dans ce domaine, il me semble parfaitement inopportun de vouloir imposer l'apprentissage d'une autre langue si tôt, dans le cursus scolaire de l'enfant. Qu'on laisse déjà le temps à l'enfant de se familiariser correctement avec sa langue maternelle, avant de le lancer dans l'apprentissage d'une autre langue vivante.

Do-you-speak-French.jpg    Et ce qui reste effarant, c'est la méthode souhaitée par le ministre. Evidemment, ce dernier n'engagera pas de nouveaux personnels enseignants pour répondre aux besoins de cet apprentissage si précoce. Et il est peu probable que la disparition programmées des centaines de postes d'intervenants en langue à la prochaine rentrée soit remise en cause. La solution est selon lui, dans "l'usage des nouvelles technologies, l'utilisation par exemple d'internet pour faire appel à des professeurs [à distance] dans les écoles". Ce qui signifie donc, que toutes les écoles maternelles devront être équipées avec un matériel informatique conséquent. Si je ne suis pas contre l'usage de l'informatique en maternelle, qui fait d'ailleurs l'objet d'une expérimentation à Châteauroux, qui paiera cet investissement destiné à palier un manquement de l'Etat ? Le ministère de l'Education Nationale ou les collectivités locales ? 

   Et quand Luc Chatel explique que "l'anglais, c'est une priorité", je préférerais qu'il affiche l'apprentissage du français comme étant LA priorité de l'Education Nationale. Ce qui ne signifie pas bien-sûr que l'on ne cherche pas à améliorer et à développer l'enseignement des langues vivantes dans notre pays, car il est certain qu'il y a beaucoup à faire en la matière. Mais peut-être faudait-il, pour commencer que les élèves sachent correctement lire et écrire en français.

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 00:15

   Il y a quelques jours, Jacques Sapir, Directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), écrivait un article révélant que Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale, avait décidé de supprimer l'Histoire et la Géographie des matières obligatoires en terminale scientifique (S). Une décision qui concerne la moitié des élèves de terminale, plus de 50% d'entre eux choisissant la fillière S. Voici quelques extraits de cet article, qui est un véritable coup de gueule contre cette mesure, qu'évidemment je partage :

   "On vient d'apprendre que le Ministre de l'Education Nationale, M. Luc Chatel, a décidé de supprimer l'histoire et la géographie comme matières obligatoires en terminale scientifique. Il se propose néanmoins de les maintenir dans un cadre optionnel. Ce nouvel épisode de la réformite aiguë de tout ministre de l'Education Nationale laisse anéanti et scandalisé. [...]

   On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens qui veulent à tout prix conserver à cette terminale son caractère de "pureté" ont dû être très fortes ces derniers jours. Cela aboutit à une décision qui privera la moitié des lycéens de terminale d'un enseignement tout à fait nécessaire. Cette question ne concerne pas que les historiens et les géographes, même si l'on ne doit pas s'étonner que ces derniers protestent très vigoureusement. Ancien élève de ce que l'on appelle une terminale scientifique [...], économiste et spécialiste en recherches stratégiques, je me suis senti personnellement interpellé par cette mesure.

   Une mesure démagogique et une politique schizophrène

   Tout le monde peut comprendre, au vu de ce qu'est un lycéen aujourd'hui, et plus particulièrement dans une section scientifique avec une spécialisation renforcée par la réforme, qu'une telle décision va aboutir à la suppression totale de cet enseignement. Très peu nombreux seront les élèves qui prendront une telle option. Nous ne devons donc nourrir aucune illusion. Le caractère démagogique de la mesure est évident dans la mesure où il fait reposer sur les élèves la décision de prendre ou de ne pas prendre les cours d'histoire et géographie à un moment où la spécialisation de la filière vient d'être réaffirmée.

   Alors que, aujourd'hui, plus de 50% des élèves ont choisi la terminale scientifique, ceci revient à enlever l'enseignement d'histoire et géographie à cette même proportion d'élèves. Quand bien même, on arriverait dans le cours de la réforme à faire baisser ce nombre vers les 35%, ceci resterait absolument inacceptable. Seul le rétablissement de l'histoire et de la géographie dans le cadre de cours obligatoires peut garantir qu'elles seront suivies par les élèves des terminales scientifiques.

   Il faut souligner l'incohérence profonde de cette décision. Elle survient au moment même où, de la commémoration de l'anniversaire de la mort de Guy Môquet au grand débat sur 'l'identité nationale", en passant par le projet d'un musée de l'Histoire de France, la question de l'histoire, mais aussi de la géographie (car la conscience nationale s'enracine dans des pays et des paysages) occupe une place centrale dans notre pays. [...]

   On se souvient du livre de Fernand Braudel, "L'Identité de la France" et de la place qu'il donnait à la fois aux paysages, à leur construction sociale, et à l'Histoire dans la production d'un sentiment national. [...] Que penser d'une histoire qui serait réduite à sa plus simple instantanéité ? [...]

   On peut alors s'interroger sur la logique d'une telle politique qui prétend faire de la conscience nationale une priorité, qui va même jusqu'à créer à cette fin un Ministère de l'Intégration, et qui projette de la retirer en réalité à la moitié des élèves de terminale. Ce n'est plus de l'incohérence, c'est de la schizophrénie pure et simple.

   Quels citoyens voulons-nous pour demain ?

   Au-delà, les raisons sont nombreuses qui militent pour le maintien d'un enseignement d'histoire et de géographie en terminales scientifiques. Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument fondamental. La compréhension du monde contemporain, de ses crises économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et se dénouent en permanence entre les nations, implique la maîtrise de l'histoire et de la géographie. Est-ce à dire que pour le Ministère de l'Education Nationale, les élèves des terminales scientifiques sont appelés à être des citoyens de seconde zone ? N'attendrait-on plus d'un mathématicien ou d'un physicien qu'il soit aussi un citoyen ?

   Ou bien voudrait-on promouvoir une France à deux vitesse, où d'un côté, on aurait de grands décideurs dont la science serait au prix de leur conscience, et de l'autre, le simple citoyen auquel on pourrait laisser ce savoir si nécessaire car devenu sans objet, dans la mesure où ledit citoyen ne pourrait plus peser sur les décisions politiques ? Il est vrai que l'on peut s'interroger aujourd'hui devant la réduction, sans cesse croissante, de la démocratie à ses simples formes, qui ont elles-mêmes été bafouées comme on l'a vu pour le vote du referendum de 2005.

   Par ailleurs, cette décision est en réalité autodestructrice pour notre économie dont on prétend cependant que l'on veut en pousser l'externalisation. Aujourd'hui, dans les formations de pointe, qu'il s'agisse de Polytechnique (chaire de management interculturel), des autres grandes écoles (Ecole des Mines, Ecole des Ponts et Chaussées) ou des écoles de commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo, etc...), qui toutes impliquent de la part de l'étudiant une terminale scientifique, l'accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci nécessite une formation de base en géographie (humaine, économique et géopolitique), mais aussi une formation en histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain.

   Ceci correspond à une demande spécifique des entreprises françaises qui sont de plus en plus engagées dans un processus d'internationalisation de leurs activités. Qu'il s'agisse de la question des contrats, ou encore du développement d'activités à l'expatriation, la connaissance des fondements historiques, géographiques et culturels de ces sociétés, qui pour certaines sont très différentes de la nôtre, est absolument indispensable. L'absence de ces disciplines, ou la réduction de leurs horaires à la portion congrue, défavoriseraient considérablement ceux des élèves de terminale scientifique qui ne veulent pas s'orienter vers des activités strictement en liaison avec les sciences de la nature.

   L'Histoire, la Géographie et la double nature de la science économique

   Moi-même, en tant qu'économiste, je ne cesse de mesurer ce que ma discipline doit à l'histoire (pour l'histoire des crises économiques, mais aussi des grandes institutions sociales et politiques dans lesquelles l'activité économique est insérée), mais aussi à la géographie, avec son étude des milieux naturels et humains, des phénomènes de densité tant démographique que sociale. Comment peut-on penser la crise actuelle sans la mémoire des crises précédentes ? Comment peut-on penser le développement de l'économie russe hors de tout contexte, comme si ce pays n'avait pas sa spécificité de par son histoire, mais aussi de par son territoire ? Nous savons bien que les processus économiques ne sont pas les mêmes dans les capitales, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et dans les régions. [...]

   On voit donc bien que si l'économie n'est pas bien sûr le prolongement de l'histoire et de la géographie, elle perd toute pertinence à ne pas se nourrir à ces deux disciplines, et ceci de plus sans que cela soit exclusif d'autres disciplines comme l'anthropologie ou la sociologie. [...]

   Il faut donc retirer cette mesure avant qu'il ne soit trop tard, et pour cela susciter le mouvement de protestation le plus important et le plus large possible. Le ministère doit impérativement réintégrer l'histoire et la géographie parmi les matières obligatoires en terminale scientifique !"

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 01:31

Ecole-le-samedi-02.JPG    C'est la fin du Sondage d'Octobre et comme je m'y suis engagé, je vais donner mon sentiment sur la suppression des cours dans les écoles le samedi matin.   

   Autant l'affirmer dès maintenant, j'y suis totalement favorable ! J'estime d'ailleurs que c'est une mesure qui aurait dû être prise depuis bien longtemps. Car il faut être réaliste, les absences constatées dans les écoles le samedi matin sont importantes et nuisent autant aux élèves qui ne peuvent qu'être perturbés par le fait d'aller à l'école le samedi quand les parents le veulent bien ; qu'aux enseignants qui ne peuvent progresser normalement dans le programme de l'année.

   Par ailleurs, quand les parents travaillent, comme l'explique Sandrine dans un commentaire, les enfants se lèvent déjà le mercredi matin. Il n'y avait donc pas de repos particulier ce jour-là pour ces enfants. Au moins, pourront-ils dès l'année prochaine profiter d'un véritable week-end de deux jours en famille.

   Sans compter qu'aujourd'hui, avec des communes dans lesquelles on pratique les cours tous les samedis matin, celles qui bénéficient des samedis libérés et celles qui ont des systèmes particuliers comme Châteauroux, je crois qu'un effort d'hamonisation ne pourra qu'être bénéfique.

   Ellie propose que l'on aille plus loin dans la réflexion sur les rythmes scolaires. J'ai pour ma part le sentiment que l'on traine une reflexion depuis des années qui ne débouche sur rien. 

   Ceci étant dit, la question qui se pose est de savoir si les cours du samedi matin devaient être purement et simplement supprimés ou transférés au mercredi matin. 

   On peut en effet s'interroger, car tout le monde reconnaît que les journées de classe sont suffisamment longues pour les enfants et les programmes trop chargés. Il est d'ailleurs envisagé de recentrer les apprentissages sur les fondamentaux que sont le calcul, la lecture et l'écriture, ce qui me semble être là aussi une excellente chose. Mais là est un autre débat... 

   Alors si les programmes ne sont pas allégés l'année prochaine, il ne me semble pas très opportun de supprimer les cours du samedi matin, sans les transférer au mercredi matin. Et dans le cas où les programmes seraient allégés, ne pourrait-on pas faire bénéficier du mercredi matin à l'ensemble des élèves pour approfondir ou bien consacrer ces quelques heures aux activités de découverte ?

   Pour conclure, si je suis entièrement favorable à ce que enfants, parents, et enseignants puissent bénéficier d'un véritable week-end de deux jours, je suis aujourd'hui réservé quant à la suppression pure et simple des cours du samedi matin. Les modalités de la mise en place de cette réforme seront précisées dans les mois qui viennent et permettront de répondre à plusieurs questions que chacun peut se poser encore aujourd'hui. 

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 00:50

Guy-M--quet.jpg    Parce que toute polémique me semble bien inutile et que résistant ou non, cette lettre du jeune Guy Môquet a le mérite de mettre en exergue les tragiques événements de cette période de l'Histoire de France et qu'elle peut être, par conséquent, utilisée comme un outil pédagogique auprès des lycéens, au service de l'histoire et de la mémoire. Voici donc la dernière lettre de celui qui a été fusillé par les Allemands, le 22 octobre 1941 : 

   "Ma petite maman chérie,

   mon tout petit frère adoré,

   mon petit papa aimé, 

   Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

   Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
  
   17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

   Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

   Votre Guy qui vous aime.

   Guy

   Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignez de nous, les 27 qui allons mourir !"

Par Arnaud Clément - Publié dans : Education - Jeunesse
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